http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: REGARDS SUR TOUT ET SUR RIEN
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REGARDS SUR TOUT ET SUR RIEN

 
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René Berthiaume
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Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 84

MessagePosté le: Mar 11 Jan 2011 - 17:43    Sujet du message: REGARDS SUR TOUT ET SUR RIEN Répondre en citant

Ce qui nous arrive est toujours passager, jamais définitif, même la mort.
*
Oh, le beau mystère d’une clef pour laquelle il n’est de serrure qui ne soit encore toute faite !
*
Celui qui est parvenu à vivre du seul contentement de donner du pain aux oiseaux et de l’eau à ses fleurs connait une vie qui s’achève bien.
*
Une grand-mère… Le premier amour de notre vie et notre dernier refuge.
*
Chaque pays de la terre a son drapeau. La Terre n’en a aucun. Ses arbres et ses montagnes suffisent amplement à la distinguer.
*
Il n’est pas tout avoir des cordes à son arc. Encore faut-il avoir une cible, et viser juste !
*
— Anciennement, disait un grand-père paysan à son petit-fils, nous n’avions ni électricité ni eau courante dans nos maisons, ni automobile à notre porte; nous n’avions pour nous éclairer que des bougies et des chandelles, des feux de bois dans l’âtre et dans le poêle pour nous réchauffer et faire nos cuissons; et, pour nous abreuver, que l’eau de nos puits et le lait de nos vaches; les poules et leurs œufs, les viandes de nos bêtes, les fruits de nos jardins pour nous nourrir; et nos chevaux et nos bœufs que nous attelions à des charrettes pour transporter nos récoltes et pour nous amener au village. Et pour effectuer tous ces travaux, nous nous entr’aidions. Et nous vivions heureux, toujours dans la paix, et très longtemps, avec de nombreuses marmailles autour de nous. Les temps ont bien changé, petit. Et je ne saurais dire si c’est pour le mieux. Chose certaine, on ne voit pas beaucoup de gens heureux.
— Pépé, raconte-moi de plus belles histoires.
*.
L ‘âme : un vase sacré, où sont contenus votre conscience et votre esprit, vos remords et vos regrets, votre humanité et votre propre déification.
*
On est dans la vie moderne comme dans un état d’alerte permanent.
*
Nous sommes tous à la fois Caïn et Abel, l’ange et la bête, l’ombre et la lumière.
*
L’amitié est un soleil.
*
La grande force, c’est de se taire alors qu’on aurait envie de hurler.
*
Le rêve, c’est troisième dimension dans laquelle pénètre notre esprit, pendant que nous dormons, pour nous affranchir des affres du jour. Un cinéma sans queue ni tête, où la vie se réinvente et où l’esprit des morts vient nous visiter à notre insu.
*
S’il a le regard givré, c’est parce que son âme est de glace.
*
J’ai le rouge au front, le mors aux dents, le feu au cul, la mort dans l’âme, je suis sans cœur; je suis hors de moi, loin d’ici, en enfer; je fais la sourde oreille, le grand saut, le vide autour de moi. Qui suis-je ? La violence.
*
Napoléon est devenu célèbre grâce aussi à une défaite : Waterloo !
*
La vie rêvée : rien d’autre que des images idéalisées de cinéma en gros plans.
*
Au silence des choses répond toujours le bruit des hommes.
*
Business: une bonne ou une sordide affaire.
*
Les amitiés qui ne meurent pas vous empêchent de vieillir.
*
L’indifférence, autant que le mépris, est un poison mortel.
*
Ce qui est beau, c’est ce qui est bon. Et ce qui est bon, c’est ce qui est beau.
*
On fait des prières à Dieu seulement quand on a peur.
*
La banane envie à l’orange la saveur de son jus; et l’orange, qui se trouve rondelette, aimerait bien avoir l’élégance de la banane. La cerise se trouve bien petite, tandis que le citron, qui est amer, rumine dans son jus. La pomme et fière de sa robe, mais sa vie est pleine de pépins. Rien n’est jamais parfait.
*
Il y a des jours, quand on est malheureux, qui sont des nuits.
*
Il n’y a pas de mélodrame. Avec ou sans violonnades, le chagrin aussi est douloureux.
*
Le cœur est la flamme. L’âme en est le feu.
*
C’est toujours sur soi-même que l’on pleure. De la même façon, on ne rit jamais que des autres.
*
Le poisson au pêcheur :
— Tu me leurres. Je connais ton manège. Mais, comme je suis stupide, je mords chaque fois à l’hameçon. Mais tes semblables, dans ta vie sociale et familiale, en font autant avec toi, sans que tu ne t’en aperçoives jamais. Te voilà aussi bêta que moi.
*
On s’enivre moins pour oublier que pour colorier ses souvenirs.
*.
On se croit libre de son temps, mais on l’est peu. Tant de tâches à accomplir ! On n’a que la liberté du moment pour les réaliser.
*
À quoi sert la célébrité quand on est mort ?
*
On perd son enfance quand les parents vous quittent pour d’autres cieux. Et l’on devient vieux quand ce sont vos enfants qui quittent votre maison.
*
Qu’importe la route à suivre, pourvu que ses paysages soient beaux !
Qu’importe le temps, pluvieux ou ensoleillé, pourvu qu’il soit bon !
Qu’importe la mort, pourvu qu’elle soit douce et rapide !
*
La solitude est une huître perlière. Pire est la réclusion dans le cachot d’une prison ou dans un asile d’aliénés mentaux.
*.
Qui sait regarder par la bonne fenêtre n’a pas besoin de tableaux accrochés aux murs de son salon.
*
Épitaphes:
Ci-git le silence, la paix, une vie achevée.
Il a brûlé la chandelle de sa vie par les deux bouts. Paix à ses cendres.
Enfin, une vraie paix et un réel silence. Peu importe si je m’ennuie.
*
Portraits :
- Des yeux de poisson mort, la lèvre mégotière : un fumeur alcoolo.
- Une chaise vide, une oreille coupée : le peintre Van Gogh.
- Toupie magique ou tournesol : la ballerine.
- Des yeux chromés et des lèvres incendiaires : une call-girl.
- Un jeune ambitieux dans un nouvel emploi. Cravaté, parfumé, souliers vernis, sourire aux lèvres : un loup dans la bergerie.
- Prostituée : fille sans joie et mauvais placement.
- Un capuchon. Dessous, une tête d’ado out of this world. Rien dans la tête ni dans les poches : la vie devant soi.
- Femme fatale. Dans l’ombre ou la lumière, une araignée tissant sa toile.
- Vagabond céleste, clown lunaire : Charlot (incarné par Charlie Chaplin).
- Trafiquants, proxénètes, magouilleurs cravatés : des rats d’égoûts.
*
La littérature restaure ce que la vie a raté ou brisé, recrée ce qu’elle nous a fait perdre et réinvente le monde.
*
De la tendresse, comme un abat-jour.
*
Des journées noires, des nuits blanches. Et c’est ainsi que toute la semaine sera grise.
*
Faites la gueule tant que vous le voudrez, mais… pas la guerre !
*
Robes noires et chapeaux gris sous un saule pleureur : un enterrement.
*
Une colonne de fourmis, patientes et besogneuses, se fraye un chemin dans les hautes herbes. Il y a des millénaires, sur la Terre, des troupeaux d’hommes et de femmes faisaient de même, inlassablement, jour après jour, pour migrer vers d’autres contrées.
*
La folie est une fanfare dans la tête. Et la conscience y est un poignard.
*
— C’était un bel et puissant incendie, raconte Hector. Les pompiers étaient honorés qu’il les ait ainsi rendus dignes de le combattre et fiers aussi de l’avoir finalement éteint après une nuit d’acharnement.
*
La peinture, c’est la re-création du monde par l’homme. Quant à la musique, elle est l’inspiration céleste des anges ou bien celle, infernale, du diable, dépendamment du compositeur.
*
Il n’y a pas de mauvais voyages; il n’y a que de faux départs. De même qu’il n’y a pas de mères ratées, mais que des femmes malheureuses.
*
La beauté, il faudrait la retenir prisonnière, car elle est fugitive. Et cela est triste et désolant.
*
Pas assez de mots, de notes et de couleurs pour le décrire, le chanter et le peindre : l’univers !
*
Une main tendue, comme un prolongement du cœur.
*
Le lait caillé des tendresses anciennes et des amours mortes.
*
Le mal est toujours visible, pas le bien.
*
Perdu sur la mer du temps, le vaisseau d’or de notre enfance.
*
Tragédie routière, une famille décimée. Embouteillage monstre, qui paralyse la circulation sur plusieurs kilomètres. Et des automobilistes qui tempêtent, dans un vacarme de klaxonnements !
*
S’il n’y avait pas le ciel pour les mettre en valeur, que serait la beauté des arbres ?
*
La tendresse se pêche à la ligne, pas au filet.
*
On trouve une autre catégorie d’ados, de nos jours, complètement dégingandés, élastiques. Quand on les voit marcher, on dirait qu’ils flottent à la surface des choses sans savoir où ils s’avancent. Quelque chose s’est disloqué en eux. La cause en est qu’ils ont été dévissés, disjonctés, faute de parents constructeurs.
*
La tortue porte sa maison sur son dos. L’homme, son destin.
*
Il y a des chansons comme des étangs, des refuges, des rêves éveillés. La musique nous console de tout.
*
Que ce serait beau de voir un chasseur perdu en forêt implorer une perdrix ou un chevreuil de lui indiquer une sortie !
*
Si tu sais parler aux arbres, aux oiseaux et aux fleurs, ceux-ci te le rendront bien.
*
Le suicide, c’est un peu une façon de dire adieu à sa propre personne en même temps qu’à la vie.
*
On donne d’une main, on reçoit de l’autre. On passe la plupart de son temps à ne faire que cela.
*
L’enfant apprend d’abord à marcher, puis à parler, à compter, à écrire, à dessiner. Plus tard, il apprendra à travailler. Mais c’est à peu près tout ce qu’il aura appris.
Car le reste, pourtant le plus important, ne s’enseigne pas, il s’expérimente : l’amour, la vie…
*
On n’a pas toujours le temps. C’est le Temps qui nous a.
*
Fonder une famille, un foyer, c’est prendre le départ sur le chemin d’une quelconque Terre promise, un Eldorado peut-être, encore à l’état d’un mirage.
*
Une belle classe d’élèves dans une école serait celle où chaque jour serait une fête … à l’apprentissage !
*
Des notes de guitare ou de piano comme les perles d’eau d’une pluie tombant dans un lac. Et des notes de violon comme les sons plaintifs ou langoureux d’un vent d’automne dans une cheminée.
*
Un être humain, c’est comme une maison. Il y a d’abord la façade, qui nous masque l’intérieur. Il en est qui sont cadenassées, d’autres ouvertes. Et si on a le bonheur d’être invité à y entrer, on découvre alors que cette demeure humaine présente un décor différent du vôtre, un grenier qui vous sera inaccessible et des pièces qui recèlent chacune ses propres secrets et mystères.
*
Saviez-vous que l’on peut mourir de ne pas savoir comment vivre ?
*
Il y a des gens qui passent leur vie à bourlinguer, sans jamais prendre le temps d’observer la beauté du monde qu’ils pourraient découvrir dans leur propre jardin.
*
Dans le grenier, nos plus beaux souvenirs et nos réussites. À la cave, les mauvais, nos échecs, nos hontes et nos remords !
*
— Tu es ma fleur d’homme ! dit une jeune maman à son fils de dix ans.
*
Si tu as compris le langage des oiseaux, tu as compris tout l’univers.
*
Du laboureur au chirurgien, la qualité du travail est la même quand la main qui l’accomplit porte en elle le germe de son fruit.
*
Il voyage beaucoup, mais il ne voit rien que ce qu’on bien lui montrer : le touriste.
*
Il n’y a pas de magie, sinon celle d’une vie qu’on peut rêver tout à loisir.
*
Proverbe chinois : Quand tu en auras assez de marcher de travers, peut-être parviendras-tu par marcher droit.
*
Les vices sont les poubelles de l’âme.
*
On mesure le cheminement d’un homme à la trace de ses pas. Et ceux-là seuls font de belles empreintes qui sont nettes, profondes et droites, et par cela et pour cela même à jamais ineffaçables.
*
Méfie-toi de ton orgueil, mais non de ta fierté.
*
De voir naître et de voir mourir seront toujours les plus grands étonnements de notre existence.
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MessagePosté le: Mar 11 Jan 2011 - 17:43    Sujet du message: Publicité

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Humphrey
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Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 703
Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Mar 11 Jan 2011 - 20:15    Sujet du message: REGARDS SUR TOUT ET SUR RIEN Répondre en citant

C'est trop à la fois pour moi, René.

Je préférerais que tu postes de temps en temps un regard plutôt que 50 en un coup. J'aurais plus envie de réagir.

Qu'en pensent les autres ?
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eysseric
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Inscrit le: 02 Déc 2010
Messages: 215
Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Ven 14 Jan 2011 - 12:14    Sujet du message: REGARDS SUR TOUT ET SUR RIEN Répondre en citant

Ces regards sont un appel :
- à l'urgence
- à la réflexion
- à soi-même
- à l'autre

Un cadeau aussi, qui peut être, soit importun par sa richesse écrasante, soit léger et bienvenu si on l'approche peu à peu, on l'apprivoise, et enfin on l'accepte pour ce qu'il est : un regard tendre, parfois désabusé et cependant plein d'espérance sur le monde comme il va.

Merci du cadeau
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MSN
René Berthiaume
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Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 84

MessagePosté le: Ven 14 Jan 2011 - 15:35    Sujet du message: REGARDS SUR TOUT ET SUR RIEN Répondre en citant

Merci, Esseyric, de toujours porter un regard éclairé sur ce que j'écris.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:59    Sujet du message: REGARDS SUR TOUT ET SUR RIEN

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