http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre)
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eysseric
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Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Mer 26 Jan 2011 - 00:34    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

    
UN SIMPLE CLIC    
-           C’est tout simple, maman, je te l’installe et dans trois minutes tu peux jouer .Christine est perplexe. L’ordinateur est son outil de travail. Elle ne compte plus les heures passées à taper les rapports, notes de synthèse. Elle a même écrit un ouvrage professionnel et le traitement de texte n’a plus de secret pour elle. Bien sûr, comme la plupart des gens, en tout cas ceux qu’elle connaît, elle est allée consulter de la documentation à partir d’internet. Mais elle n’a jamais eu la curiosité de naviguer de site en site. C’est une casanière et les seules aventures qu’elle ait vécues sont celles que les livres consommés sans modération depuis tant d’années lui ont offertes. Les personnages qu’elle y a croisés l’ont passionnée, interpellée, dépitée ; certains font partie de sa vie, amis toujours présents et prêts à répondre à l’appel ; d’autres ont été reniés, beaucoup oubliés. Cependant, se retrouver sur « la toile », « en ligne », sans parachute ni protection, avec des gens qu’elle ne verra jamais, dont elle ignore tout, elle ne sait pas si cette occurrence lui plaît. Pour jouer qui plus est ! Cela ne fait pas très sérieux. A la réflexion, elle pense même qu’elle n’a aucune envie de cette expérience dont tous les éléments lui échappent.
-          Tu crois ? Cela me fait peur, je ne vais pas comprendre, je vais être ridicule.
-          Mais voyons, maman, tu feras comme tout le monde, tu apprendras. Et t’es pas sotte et tu le sais bien. Et puis il s’agit ni plus ni moins d’un jeu de cartes que tu maîtrises bien, que tu aimes, et les gens avec qui tu joueras sont là pour jouer comme toi, no problémo. Tu ne sors jamais, tu ne vois plus personne, tu deviens une vraie sauvage. Là, sans bouger de chez toi, le monde t’appartient et tu rencontreras des gens passionnants, si, si, je t’assure. Des cons aussi, c’est vrai, comme partout. Mais tu les zapperas. Alors, no souçaille.
La véhémence d’Emma l’amuse, autant que l’agacent ses tournures langagières bien dans l’air du temps d’un esperanto dont elle se demande s’il aide vraiment à la relation ou n’est là que pour la brouiller davantage. Après tout, Emma a peut-être raison et sa fougue de pouliche gambadant à tous les vents a des effets roboratifs dont elle a tant besoin.
-          C’est entendu, je veux bien faire l’essai. Mais c’est toi qui diriges les opérations et qui me guides.
-          D’acc’ mom’, on y va, c’est parti.
Emma s’installe devant l’ordinateur en habituée. Les touches n’ont aucun secret pour elle et ses doigts voltigent sur le clavier noir qui se colore de plaisir en tons rosés nacrés du plus bel effet. Christine essaie de suivre sur l’écran les pages qui s’ouvrent les unes derrière les autres, flashes qui l’aveuglent. Elle distingue rapidement un mot de-ci, de-là. Elle n’a pas le temps de lire qu’Emma déjà exulte.
-          On y est. Voilà le site. Je vais t’inscrire maintenant.
-          Tu crois vraiment ? Tu sais, je ne suis pas sûre de jouer souvent aux cartes et je ne sais pas si je vais aimer jouer à partir de l’ordinateur. Le plaisir de jouer aux cartes ne se limite pas aux cartes ; il est aussi celui de la rencontre, de la conversation ; et tactiquement, il est intéressant de pouvoir  lire sur le visage des partenaires leurs émotions de jeu pour les utiliser. Et là, je doute fort retrouver toutes ces sensations. Que je sache, il est question de virtuel et non pas de la vraie vie.
-          Ecoute, maman, tu peux tourner et retourner, je t’inscris maintenant et tu verras bien ce que tu en feras. Si vraiment tu n’y trouves aucun intérêt, je désinstallerai le programme, et voilà, ni vu, ni connu. Tu sais, il en est du net comme de la « vraie » vie, telle que tu l’appelles : il suffit de connaître les codes, et ça s’apprend vite.  Et c’est la vie aussi : contrairement à ce que tu imagines mal, il y a toujours quelqu’un derrière l’écran. Allez, go !
Christine a le cœur qui bat à tout rompre et se demande pourquoi. Une sorte d’exaltation l’envahit dont elle démêle difficilement les causes. Elle sait qu’y entre ce besoin de challenge avec soi-même, cette volonté de repousser ses limites, ce désir de s’étonner encore et toujours. Mais autre chose est tapi là, tout près, qui s’apparente à de la peur devant cet espace qui s’offre à elle, mystérieux, protéiforme, invisible. Elle ne peut s’en ouvrir à Emma qui embrasse des inconnus et les tutoie à la première rencontre, lesquels non seulement ne s’en offusquent pas, mais bien au contraire sont au diapason dans la minute qui suit ; comme l’est toute cette génération nourrie des outils de l’informatique dès son plus jeune âge et qui a des amis virtuels dans tous les recoins du village-monde. Christine a un peu le vertige. Emma la regarde avec un petit sourire tendre et moqueur à la fois.
-          Je suis prête, montre moi.
-          J’ai rempli toutes les cases qui concernent ton pedigree.
-          Oh non ! Je ne veux pas !
-          Pffffffffffffffff, mom ! C’est juste ton adresse e-mail et des renseignements bateau. Personne ne saura que tu dors en pyjama molletonné ni que tu bois le chocolat au lait à la cuillère. Maintenant il faut que tu me donnes un pseudo.
-          Un quoi ?
-          Un pseudo, rhoooooooooooooo, tu sais bien ce que c’est qu’un pseudo non ? C’est fait justement pour ne pas donner ni ton nom ni ton prénom, alors tu vois bien que tu es protégée. Bon tu choisis quoi ? Evanescente ?  Huître bétonnée ? Superwoman ? Dinguedebrel ?
-          Mais que veux-tu que j’en sache ? Je ne me suis jamais trouvée dans cette situation, j’ai besoin d’y réfléchir.  Et tu ne me dis que des bêtises, enfin j’espère, parce que si ce sont des pseudos de ce style, j’ai bien peur de ne pas être à la hauteur.
-          Un pseudo, c’est un pseudo et un peu d’humour ne nuit pas à la chose. Et je t’assure que c’est plutôt soft ce que je te dis, tu auras l’occasion de le vérifier.
-           Est-ce que ce pseudo, comme tu dis, sera ma signature permanente ou bien pourrais-je le changer ?
-          A priori c’est ta signature, mais je pense que tu pourras le changer si tu trouves autre chose qui te convienne mieux plus tard. En attendant, il faut que tu m’en donnes un. Allez, ça n’est pas si terrible, tu vas bien trouver quelque chose, vite fait, bien fait. N’oublie pas que tu écris des histoires, alors tu dois bien avoir un petit truc qui traîne au fond d’un tiroir et qui ne demande qu’à prendre l’air.
-          Je ne sais vraiment pas, c’est difficile au pied levé. C’est important une signature, c’est un morceau de toi qui sera exposé et visible de tous.
-          Maman ne me fais pas un discours s’il te plaît. Je te demande juste un pseudo qui ne te choque pas et que tu pourras sans doute changer s’il ne te plaît pas vraiment. Allez, décide-toi sinon j’écris le premier qui me passe par la tête, et tu me connais…
-          Non, s’il te plaît, attends trente secondes, je vais te dire.
Christine est dans les affres de la création et la panique la plus complète. Comment se sortir de cet imbroglio ? Elle voit bien qu’Emma s’impatiente. Il faut trouver, vite.
-          Allez, mom ! Je suis à la bourre et on n’a pas fini. Si tu veux que je t’aide à démarrer, encore faut-il que toi aussi tu m’aides.
-          Imbroglio. Oui, imbroglio. Voilà mon pseudo.
-          Euh, comment t’écris ça ?
-          Comme ça se prononce.
-          Ok, c’est raccord, va pour im bro machin, je pouvais me douter que tu ne ferais pas dans le simple, comme d’habitude.  C’est pas mal comme pseudo, ça fait mec, et ça c’est intéressant : y’a pas mal de mecs qui draguent les nanas, avec ça tu seras tranquille. Ca veut dire quoi, au fait ?
-          Que me dis-tu ? On drague sur un site de jeu de cartes ?
-          Ben tu sais, sur tous les sites ouverts aux deux sexes y’a toujours des dragueurs et des dragueuses. C’est normal non ? Tout le monde aime bien séduire. Pas toi ?
-          Là n’est pas la question. Je suis d’accord pour jouer aux cartes, pas pour séduire un écran d’ordinateur.
-          Bon ok, tu vas jouer aux cartes. Alors c’est quoi au fait ton imbroglio ?
-          Un imbroglio c’est, en gros, une situation confuse et complexe. Tout à fait celle dans laquelle je suis.
-          Mais non, t’as envie de jouer aux cartes, il n’y a pas de club à proximité de ton home sweet home, il fallait trouver une solution. La voilà, c’est pas plus compliqué que ça. Rien de confus ni de complexe là-dedans. Tu vas peut-être ramer un peu au début, le temps de prendre tes marques. Tu tapes vite, c’est un atout, tu joues très bien au tarot, c’est un autre atout, et tu apprends vite sur l’ordi, t’as bien su te créer toute seule une adresse mail, c’est un atout décisif. T’as les trois bouts en main, à toi de jouer. Et tu vas gagner, t’as joué des parties autrement plus hard.
-          Emma s’il te plaît, exprime-toi correctement, ça me navre de t’entendre parler comme ça. Avoue que pour un professeur de français, ça laisse à désirer non ?
-          Oué bon ça va, mom, j’suis pas en cours là. Ah ben si au fait, alors c’est toi qui écoutes et t’as intérêt à bien écouter, parce que je répèterai pas, j’ai pas le temps.
Christine est à la fois excédée de l’aplomb de sa fille qui la malmène, ravie de son humour, sans compter qu’elle se laisse gagner par l’excitation à l’approche d’un but auquel elle n’aurait pas eu l’idée de penser mais qui la séduit de plus en plus.
-          Voilà, ça y est.  Alors on tape le pseudo que t’as choisi. Tiens, il faut un mot de passe, donne m’en un, s’il te plaît.
-          Quoi encore ? Pour quoi faire un mot de passe ?
-          Ecoute je te lis ce qui est demandé, alors donne-moi ton mot de passe et il faudra que tu t’en souviennes.
-          Mais je n’en sais rien moi, cela devient fastidieux, j’ai l’impression de passer un examen, c’est insupportable à la fin.
-          Bon ça va, stresse pas, je mets comme mot de passe Christine, c’est pas compliqué et tu devrais pas l’oublier hein ?
-          D’accord, mais si cela continue, je te préviens tout de suite, j’arrête les frais.
-          T’inquiète, c’est fini, regarde, maintenant je clique sur « connecter » et hop, te voilà arrivée. Bon, voyons voir. Tu as plusieurs salles de jeu, tu peux choisir celle que tu veux. On va laisser tomber « débutant », y’a longtemps que c’est plus le cas. Tiens, y’a « convivial » et c’est écrit « pour ceux qui aiment jouer en papotant », sympa ça, on va aller voir. Hop, je clique. Bon tu vois là, tu as tous les joueurs qui sont en train de jouer. Comme c’est du tarot à 4 joueurs, on t’indique ici, au début de la liste, le nombre de joueurs par table, avec leurs pseudos respectifs et tu vois l’ensemble des tables ouvertes. Soit tu ouvres une table et tu attends que d’autres joueurs arrivent, soit tu viens te greffer sur une table qui n’est pas complète. Le mieux, c’est encore que tu ailles compléter une table, tu seras tout de suite dans le bain. Allez hop, celle-là au hasard, il reste une place, c’est pour toi. C’est parti, à toi de jouer maintenant.
Christine s’installe devant l’ordinateur, fébrile. Elle lit les pseudos : « François 1 », « Paname » « Cyril 27 ». Un nostalgique du panache blanc ? Un ou une parisienne ? Un jeune homme de vingt-sept ans ou un habitant de l’Eure ? Comment savoir ? Elle constate qu’elle aimerait savoir, d’autant qu’elle comprend que son pseudo, choisi dans le feu de l’action et de son émotion, est à la fois  une réponse de circonstance à la situation, mais aussi, peut-être, inconsciemment, une réponse d’un autre ordre qu’elle n’arrive pas à appréhender. Mais voilà que l’écran a changé. Elle voit une série de cartes étalées devant elle. En dessous, elle lit « imbroglio » : c’est donc son jeu. Ses partenaires sont situés aux points cardinaux autres que Sud qui est sa position. Elle voit « passe », « passe », « passe », à elle de parler. Elle suppute. Une garde ? Avec un peu de chance, elle devrait la faire. Tiens, que se passe-t-il ? Elle lit sur la gauche de l’écran, dans un carré intitulé « fenêtre de discussion » : « Paname : Slt l’embrouille, à toi de parler ».
-          Tu m’expliques Emma, s’il te plaît ?
-          Ben c’est simple. Paname est un de tes partenaires. Il te salue et te dit que c’est à toi de parler.
-          Que dois-je faire ?
-          Procédons par ordre et en vitesse. Tu dis quoi là ? Tu veux essayer de faire cette partie ou tu passes ?
-          J’ai un jeu intéressant, j’ai envie d’essayer de faire une garde.
-          Bon, ben tu cliques sur le panneau devant toi dans la case garde, ça, ça sera fait. Bien, maintenant, tu te débrouilles avec ton jeu.
-          Bien sûr, mais on m’a saluée, et je tiens absolument à répondre, je suis très attachée à la politesse.
-          Ben faut que tu cliques dans la fenêtre de discussion et tu dis ce que tu veux.
-          « François 1 : on dort le nouveau ? »
-          Emma, aide-moi s’il te plaît, je suis perdue.
-          Bon, d’acc mom, vite fait et je me sauve.
Emma saisit la souris. Elle écrit : « slt tt l’mnde et on s’calm’ j’débute et j’connais palsite ». « Paname : bienvenue à toi l’embrouille – d’acc, y’a palfeu o lac, installe-toi et JOUE ». « Imbroglio : ci pour l’accueil, ok c dmandé cool alrs j’y ». Christine lit avec difficulté.
-          Bon voilà, mom, ça va le faire.
-          Je n’ai rien compris à ce qui est écrit.
-          Joue et je t’explique : ici comme sur tous les chats, on abrège les mots que tout le monde connaît pour écrire le plus vite possible. Donc là j’ai dit : « Salut tout le monde et on se calme. Je débute et je ne connais pas le site », et Paname m’a répondu : « Bienvenue à toi l’embrouille (tiens lui il ou elle sait ce que c’est un imbroglio, doit être littéraire, tu ne seras pas la seule pro) – d’accord, il n’y a pas le feu au lac (ça veut dire qu’il accepte que tu prennes ton temps), installe-toi et JOUE (là, à mon avis, il se fiche de toi, mine de rien). J’ai remercié et dit que c’était demandé si gentiment que du coup je jouais, ce que tu fais.
-          Mais jamais je ne vais pouvoir écrire quoi que ce soit, je ne sais pas écrire de cette manière.
-          Bof, tu verras, c’est toujours pareil, tu sauras vite te mettre au parfum. Je te fais une petite liste des abréviations les plus courantes, et je me sauve, je suis en retard.
-          Entendu ma chérie, merci de ta patience, et je te raconterai.
-          D’acc, mom, tu vas voir, tu vas t’éclater.
-          Emma, voyons, fais un effort d’expression.
-          T’occupe et joue.
Christine soupire par habitude. En fait, son attention est concentrée sur l’écran : elle a des partenaires d’un niveau très honorable, et elle doit réfléchir à ne pas commettre d’erreur pour remplir son contrat. Elle entend : « Vlà ta liste, j’me sauve, bye » et la porte claque. Le silence reprend possession des lieux, seul le clic de la souris se fait entendre à chaque carte sélectionnée.
Christine est toute au jeu ; parfois ses yeux s’égarent sur la fenêtre de discussion. Elle lit des choses étranges : « bj », « vooo », « cro fort », « oops », « bjr », « lut », « tcho ». Elle se sent aventurière défrichant une terre inconnue exotique, vigilance, appréhension, plaisir mêlés. Parfois elle aperçoit : « ben imbro, où t» ou « c toi lio ? ». Elle pressent qu’il s’agit d’elle, du moins de son pseudo, mais elle ne sait que répondre, ne sachant en quoi consiste véritablement la question. Elle a réagi à : « pseudo intéressant, imbroglio. Où se situe le problème ? ». Voilà qu’elle comprend, c’est merveilleux. Une folle envie de répondre s’est emparée d’elle. Et l’impuissance tout de suite : comment jouer et parler à la fois, les clics de souris sont capricieux, elle aimerait tant expliquer, échanger, dire, elle en vient à croire qu’il y a quelqu’un là derrière l’écran, serait-ce possible ? Elle s’énerve. Elle veut répondre à ce problème qui lui est posé. Comment faire ? Ah oui, il faut aller sur la « fenêtre » pour l’ouvrir. Christine a ouvert la fenêtre. Paysage vierge. Que se passe-t-il ? Elle angoisse. Elle se lance. Elle écrit : « il n’y a pas de problème ». Rien ne se passe. Rien n’apparaît. Si. « sormiou : Merde, imbro, tu joues ou tu dors ? ». Elle ne sait plus, elle est perdue. Elle clique sur la fenêtre. Miracle. Elle se lit : « imbroglio : il n’y a pas de problème ». Elle clique sur la carte. Miracle, le jeu se poursuit. Elle exulte.

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MessagePosté le: Mer 26 Jan 2011 - 00:34    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 26 Jan 2011 - 00:35    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

Tjrs le même problème : le copié-collé n'est pas conforme à l'original. En fait il y a des pauses respiratoires entre les paragraphes qui sont aussi le repos de l'oeil. Là, c'est lourd... dsl
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MessagePosté le: Mer 26 Jan 2011 - 00:48    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

Je viens de faire des manipulations : transfert des textes vers l'endroit spécifique au roman, puis agrandissement de la police aux proportions convenables (elle devient petite après déplacement).

Pour séparer les paragraphes, tu peux éditer ton texte en cliquant sur l'icone "éditer" en haut à droite de ton texte. Celui-ci apparait dans une autre fenêtre. Tu peux alors séparer les paragraphes en appuyant simplement et à chaque paragraphe sur la touche"entrée" de ton clavier.

A la fin tu cliques sur "envoyer" comme d'habitude. Tu peux éditer sans limites et à l'infini.
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MessagePosté le: Mer 26 Jan 2011 - 00:51    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

Faites gaffe à l'icone "X"  située à côté de "Editer" ; elle supprime tout le texte !!!

De toute façon un message d'alerte apparait...Choisir "non" si on touche à cette touche malencontreusement.
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MessagePosté le: Mer 26 Jan 2011 - 01:42    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

Je viens de lire et je constate que mon dernier message se coule étrangement dans l'ambiance d'"imbroglio" (que je pronce sans le "g" comme la moitié des autres) : les touches "éditer", "X", faites gaffe à la touche X, etc.

Bon ceci dit, peut-être pour faire diversion, je me hasarde à dire que l'on entre tout de go dans l'histoire sans crier gare. Ca va vite comme si on lisait une nouvelle, et que la chute approche. Un peu bizarre comme impression.

Il n' y a pas cette lenteur propre au roman qui vous fait balader un peu en plantant le décor et en brossant une partie des personnages introduits, en attendant la suite du brossage.

Mais un début de roman n'est jamais parlant pour se hasarder à dire de telles remarques. Pourquoi les dire alors ? Un simple rappel.

Les dialogues me paraissent inégaux quant au style : parfois ça coule, surtout quand c'est la fille qui parle, mais souvent c'est trop long  et soutenu pour être véritablement des échanges dans un dialogue spontané.

Pour la vraisemblance, la mère est introduite comme sachant déjà manipuler un ordi et le traitement de texte. C'est bizarre donc qu'elle soit aussi ignare quant au net.
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MessagePosté le: Mer 26 Jan 2011 - 23:40    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

J't'explique comment je vois les choses.
La mère parle comme ça dans la vie, du moins au début du roman... tu verras que ça s'arrange avec le temps. Elle est parfaitement innocente du net et ne connaît que le traitement de textes et quelques incursions sur le net pour de la doc concernant son bouquin professionnel : et là je suis formelle, c'était mon cas il y a quelques années, j'ai fait des progrès depuis (concernant la navigation sur le net).
En fait, mon roman, si roman il y a, est bâti sur la trame suivante :
- une femme mûre (je pèse mes mots et tu verras, peut-être, si je vais plus loin, que ça n'est pas anodin) va se retrouver "en ligne" par l'intermédiaire d'un jeu de cartes qu'elle pratique et aime, mais sans l'avoir choisi : sa fille a décidé de la "violer" pour ce faire, parce qu'elle s'inquiète pour elle (la suite l'expliquera... peut-être)
- à partir du moment où elle vit cette expérience, somme toute banale, mais qui est pour elle une grande première, nous allons la suivre et vivre sa "transformation" qui n'est pas si simple ni si rapide, et on est loin de la fin et il ne s'agit pas d'une nouvelle,
- chacune des étapes va l'amener au plus près d'elle-même, à travers un certain nombre de rencontres,
- je ne sais pas qui elle sera à la fin du processus, mais je sais qu'elle me surprendra : nos personnages nous échappent... même si je sais la fin que je lui réserve (elle ne sera peut-être pas d'accord, faudra négocier).
Et surtout, je ne sais pas si j'irai au bout, j'chuis déjà fatiguée !!!! J'ai tout dans la tête, mais j'ai la flemme et je me dis mais bon sang qui ça peut intéresser? La seule chose qui pourrait me booster c'est de me dire que les rencontres sur internet sont un phénomène de société, et à ce titre, ça mérite d'y réfléchir un moment, mais un p'tit...
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MessagePosté le: Jeu 27 Jan 2011 - 01:15    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

Continue, Eysseric, à ton propre rythme.

Aller de l'avant n'est possible que lorsqu'on ne peut pas faire marche arrière.

Lorsqu'on fait seulement quelques pas, on peut être tenté de revenir en arrière ou s'arrêter. C'est le cas pour une longue histoire.

Lorsqu'on a fait surgir du néant des personnages et qu'on leur a donné de la vie, on ne peut plus les abandonner dans la nature. Il faut les guider jusqu'au bout de leur destin . On n'"avorte" pas une oeuvre après un certain temps ,si elle gigote déjà, si pleine de vie.

La création littéraire, après un bon chemin accompli, empêchera son auteur de dormir tant qu'elle n'est pas arrivée à sa fin.

Il faut se surpasser pour atteindre la vitesse de croisière pour exprimer ce qui se cache à l'intérieur de soi : accoucher son propre soi qui se projette sur les personnages. La délivrance viendra comme une éclatante victoire et une complète renaissance. Un goût sublime. A tenter.
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solitaire
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MessagePosté le: Lun 31 Jan 2011 - 19:30    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

Bonjour

Tout d’abord je tiens à te féliciter pour cette belle expression, ce nouveau vocabulaire riche que je n’avais pas l’habitude de lire dans les textes ici pressent sur le forum.
J’ai bien aimé ta façon de présenter l’histoire et ta façon d’y faire entrer les personnages, et surtout l’initiation de la maman au monde inconnus du virtuelle.
Par ton style remarquablement bien ciselé, tu arrives à installer une attente chez le lecteur de manière assez impressionnante.
Que dire de plus si ce n'est: "Au plaisir de lire la suite"
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eysseric
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Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Lun 7 Fév 2011 - 17:14    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre) Répondre en citant

Merci beaucoup solitaire.
La suite avance péniblement, trop de choses en cours en même temps... un jour, peut-être...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:18    Sujet du message: un simple clic (titre provisoire ou définitif? à suivre)

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