http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Clic 2
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eysseric
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Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Jeu 10 Fév 2011 - 12:26    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

CLIC 2
Elle vient de gagner trois parties successivement. Au plaisir de la victoire s’ajoute celui de lire les commentaires : les bvoo lui parlent, les bv ou gg restent mystérieux, même si elle subodore qu’il s’agit de félicitations. Elle jette un rapide coup d’œil sur la feuille que lui a laissée Emma pour trouver le sens de ces lettres ésotériques. Rien n’y figure qui puisse l’aider. Elle est perplexe et indécise. Va-t-elle demander des explications ? Elle a peur de se déconsidérer en faisant ainsi état de son ignorance.
Mais la raison et sa curiosité l’emportent. Elle écrit :
-          Que veulent dire bv et gg ?
Elle attend une réponse, tout en continuant la nouvelle partie qui s’est engagée. Elle a un bon jeu de défense et se concentre sur les cartes, ayant déjà oublié sa question. Soudain, les lignes se succèdent en rafales.
-          Mendosa : tu sors dou
-          Polo06 : ta kel aj
-          Nantes : tu es nouveau ou nouvelle ?
-          Polo06 : on sen fou jou nantes c a toi
-          Mendosa : calmos polo
-          Polo06 : chui la pour joué pa pour chater
-          Mendosa : ya d’autres salles dégage
-          Nantes : tu vois, imbroglio, ici c’est la corrida, faudra t’y habituer mais je vais répondre à ta question
-          Polo06 : faite chié me cass
Un petit panneau apparaît : Polo06 a quitté la table.
-          Mendosa : faut attendre le rob
-          Nantes : je vais pouvoir répondre à imbroglio – bv = bien vu, gg = good game, ce qui est un équivalent de bvo c’est-à-dire bravo – tu as d’autres questions ?
Christine est un peu perdue. Elle ne comprend pas pourquoi le jeu est bloqué. Elle a sursauté à l’orthographe fantaisiste des échanges. Elle s’est insurgée devant la grossièreté du joueur qui a quitté la partie. Elle ne comprend pas « chater », « le rob ». Va-t-elle demander à nouveau ? Nantes semble sympathique et désireux de l’aider, ou désireuse ? Voilà qu’un nouveau joueur a pris la place de Polo06, Bruno. Le jeu reprend.
-          Mendosa : slt nono, gaffe à ske tu vas jouer
-          Nantes : hihihi, crois-tu vraiment qu’il ait appris depuis la dernière fois ?
-          Mendosa : oué, on peut rêver
Christine se lance dans le dialogue avec précipitation :
-          Imbroglio : Merci beaucoup Nantes de ta réponse. Je suis nouvelle à la fois sur ce jeu et sur internet ; alors je ne connais pas le fonctionnement du site ni non plus les usages linguistiques et je ne comprends pas toujours ce que vous dites.
-          Mendosa : ‘tain comment kell écrit la meuf
-          Nantes : elle écrit bien et ça change agréablement de la merde ambiante. Bienvenue imbroglio. Tu verras, c tout simple et tellement tjrs pareil que tu pigeras vite. Ici quand on cause on tchate, ou on chate.
-          Mendosa : c lonnnnnnnnnnnnnnng  joue merde Nantes
-          Nantes : ok mendosa, et un peu de courtoisie stp devant les dames
-          Mendosa : mdr pkoi t une meuf aussi ?
-          Nantes : une femme oui, et comme nous sommes deux femmes à cette table, tu vas te sentir seul
-          Mendosa : bof ya nono le rob, un vrai mec
-          Nantes : je ne suis pas nouvelle comme imbro, je sais que bruno, luc, jacques et odile sont des robots…
-          Mendosa : ok les nanas, j’me barre, vs laisse chater, c trop long
Nouveau petit panneau : Mendosa a quitté la table.
-          Nantes : on va pouvoir discuter tranquilles, jusqu’au prochain râleur ou emmerdeur
Christine est ravie. Nantes est si gentille et accueillante. Et ce qui ne gâche rien, elle s’exprime de façon tout à fait agréable, bien que ne mâchant pas ses mots, tel que le souhaite Christine. Son éducation bourgeoise,  ses études littéraires et son activité professionnelle font qu’elle ne conçoit pas d’autre mode d’expression que soutenu et elle peste assez quand ses filles parlent le sabir que tous les jeunes affectionnent, Emma, en particulier, qui prend un malin plaisir à la faire enrager avec ses tournures désinvoltes et qui imite si bien le langage de la rue qu’elle est le clown de la famille dont ses sœurs  plus âgées sont inconditionnellement le public conquis.
-          imbroglio : Merci de ta gentillesse, Nantes. Les joueurs sont souvent agressifs ?
-          Nantes : oula, c’était gentil là, tu verras bien pire, et tu auras l’occasion de constater que ces messieurs sont agressifs ou dragueurs, à des degrés très variables. Tu feras vite le tri
-          imbroglio : mais ce n’est pas un site de drague, c’est un site de jeu et j’imagine mal que l’on puisse draguer en jouant aux cartes
-          Nantes : hihihi, tu es bien naïve ! On en reparlera. Joue une carte stp sinon le serveur va te virer dans qqs sc
-          imbroglio : ah bon, bien voilà je joue ; pourquoi me virerait-il ?
-          Nantes : programmation sans doute, au bout de 2 mn sans avoir posé une carte, il doit considérer que tu ne joues plus et te vire pour pas déranger les autres joueurs
-          imbroglio : j’ai compris, merci ; je suis ravie de te connaître Nantes ! Est-ce que tu joues souvent ?
-          Nantes : rien de régulier, je suis au taf là, mais chez moi, avec les mômes, j’ai pas le temps de jouer
Christine est un peu choquée : elle s’offusque de ce que l’on puisse utiliser un ordinateur à d’autres fins que l’activité professionnelle lorsqu’on est censé l’exercer. Cependant, elle ne dit mot : l’obligeance de Nantes mérite une entorse à ses convictions, où devrait-elle dire ses principes ? Christine s’interroge. Voilà  que quelques mots anodins échangés l’amènent à réfléchir sur ce qu’elle dit, fait ou pense.
-          Nantes : imbro ? tu rêves ? je n’ai plus trop de temps là, je vais devoir quitter. Je pense être là demain matin. Si tu veux, on rejouera ensemble.
-          imbro : Excuse- moi Nantes, oui je rêvais ou plutôt je réfléchissais. D’accord, je serai là demain et me réjouis déjà de te « revoir ».
-          Nantes : ok, je sors, bonne journée et à demain
Nantes a quitté la table. Christine sourit : Nantes n’apparaît plus à l’écran serait plus juste comme expression. Son esprit vagabonde. Elle se sent vivre face à l’écran ; cette sensation la trouble, une sorte de jeu étrange dont elle méconnaît les règles mais qu’elle pressent pouvoir maîtriser. Mais elle sent aussi que la partie risque de n’être pas si simple qu’elle le souhaiterait. Et soudain le mot « toile » lui parle : une gigantesque toile qui peu à peu envahit son esprit et continue de grandir. Elle a peur. Elle est seule. Ce constat la rassure : personne n’est venu jouer à sa table, voilà la réalité, cette réalité qu’elle fuit, enjolive ou masque le plus souvent. Réveille-toi, Christine, tu es sur internet, tu voudrais jouer aux cartes mais il n’y a personne à ta table, voyons, quelle heure est-il ? Mon Dieu, déjà ! Que le temps passe vite. Il faut que je m’occupe du repas. Je vais quitter le jeu, maintenant. Voyons, comment fait-on ? Ah oui : « déconnecter ».
Christine a quitté le jeu et arrêté son ordinateur. Elle vaque dans sa cuisine, oublieuse de ce pourquoi elle s’y trouve. Ses pensées gambadent. Elle voit Emma qui se rit d’elle, elle pense aux divers pseudos qu’elle a pu lire sur l’écran et dont elle se demande s’ils ont fait l’objet d’un choix aussi peu réfléchi que le sien ou s’ils correspondent à une « vraie » identité de la personne. Elle se dit que la philosophie est inséparable de la vie par les questions profondes qu’elle soulève au moindre événement, à la moindre situation aussi anodine soit-elle. Et puis elle sourit et se sent ridicule : quelle philosophie y a-t-il dans « faite chié me cass » ? N’est-ce pas là plutôt l’échelon sub-inférieur de la pensée ? Christine sourit à nouveau. Qui est-elle pour en juger ? Que sait-elle de la personne qui s’exprime ainsi hormis ce qu’Elle en a jugé à partir de son référentiel théorique en prêt à penser  qu’elle se surprend à vouloir remettre en question ? Elle pense à Nantes et voudrait tout savoir d’elle, de sa vie, de ses pensées : qui est-elle ? Où travaille-t-elle ? Quelle est son activité ? Combien d’enfants a-t-elle ? Quel âge ont-ils ? Est-elle mariée ? Est-elle heureuse ? Et qu’est le bonheur pour elle ? Pourraient-elles être amies ? Quelle forme d’amitié peut-elle se développer à partir d’un medium tel qu’un ordinateur ? Toutes ces interrogations dansent et virevoltent en une folle sarabande. Christine est euphorique. Il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas vibré ainsi. Elle aimerait prendre la terre entière à témoin de cette joie qu’elle éprouve, de sa fierté à savoir « naviguer sur le net ». Elle rit toute seule. En s’appropriant cette expression largement rebattue, elle se vit initiée, intronisée dans la grande confrérie des internautes, gens d’espèce aventureuse, nouvelle humanité : c’est Emma qui sera surprise des compétences de sa mère qu’elle aborde avec une condescendance amusée pour tous domaines postérieurs à son année de naissance.
Christine sursaute, apeurée. Son mari arrive. Elle est prise en faute. Le repas n’est pas prêt, le couvert n’est pas mis. Que dire pour se justifier ? Un sursaut d’orgueil la fouette. Où est le mal ? De quel délit est-elle coupable ? Bien sûr elle n’a pas travaillé aujourd’hui. Est-ce une raison pour se sentir coupable de n’être pas soumise aux desiderata de son seigneur et maître ? D’un coup, elle comprend l’incongruité de la situation : son mari est un brave type qui ne lui a jamais imposé quoi que ce soit. Qu’est-elle en train de se raconter ? Rassérénée, elle sourit : « Bonjour, as-tu passé une bonne matinée ? Je suis un peu en retard, excuse-moi, mais ce sera vite prêt. J’ai prévu une omelette paysanne ; pendant que les oignons roussissent, je nettoie la salade verte, et j’ai une conserve des pêches de vigne de mamie pour le dessert. Installe-toi, ferme les yeux, détends-toi et quand je dis ouvre les yeux, hop, magie, magie, nous pourrons déguster ».
Les phrases se bousculent, effervescentes, tout comme Christine qui ouvre, ferme, débouche, lave, remue, essuie, place et déplace. Pierre, ébahi, obtempère, s’assied sur le canapé avec un soupir d’aise. C’est un bel homme « bien conservé », bourreau de travail, simple dans ses plaisirs, simple dans ses pensées, ainsi qu’aime à le croire Christine. Et là, soudain, elle s’interroge. Qui est Pierre ?
Cette question en appelle une autre : qui est-elle ? Christine est pensive.  Que lui arrive-t-il ? Elle est déstabilisée. Sa vie est toute simple, toute tracée. Pierre est là. Non. Pierre n’est pas toujours là. Cela fait quelques années maintenant qu’il part au loin, pour son association, pour d’autres associations, pour ce qu’il veut, conclut-elle. Qu’en sait-elle ? Elle ne veut pas savoir. « Voilà, c’est prêt, magie, magie. Nous pouvons passer à table ».
Pierre s’installe à sa place. « J’ai faim, j’ai bien bossé ce matin, on a eu beaucoup de commandes ». Il déplie la serviette sur ses genoux et attend qu’elle lui propose ce qui va réjouir son palais. Pierre aime tout. Pierre n’a jamais dit ce qu’il aimait. Christine est toujours dans la recherche, l’improvisation, quémandant un encouragement, un satisfecit. Rien. Pierre aime tout, comme une évidence. Elle présente l’omelette à table : une odeur appétissante occupe l’espace, fragrances mêlées d’ail léger, de persil suave, d’un grésil de graisse d’oie qui tapisse les narines. Elle dit, comme toujours : « Je te sers ? » Et comme toujours, Pierre avance son assiette. Christine découpe une part, attentivement, soigneusement, comme à son habitude, elle ne sait procéder différemment. Elle dépose la part précautionneusement dans l’assiette de Pierre. Elle ne supporte pas le moindre manquement. C’est sa gloire, dérisoire, futile. Sa gloire. Pierre mange. Christine se sert, une part, toute petite, elle n’a pas faim. Elle continue d’égrener des pensées fugitives, essaie de s’en saisir. Elle se sent lourde. Une envie de hurler monte de ses entrailles nouées. Briser le silence. S’entendre vivre. Christine se dresse. « Excuse-moi, je n’ai pas faim. Je dois couver quelque chose ». Pierre la regarde, d’un bref coup d’œil qu’elle juge indifférent. « Repose-toi, j’ai tout ce qu’il me faut ». Oui bien sûr, il a tout ce dont il a besoin.
Christine se rend dans sa chambre et s’allonge sur le lit. Mais elle ne tient pas en place. Elle se lève très vite, se saisit du livre qu’elle a commencé à lire hier, et se rend au salon. Au moment de s’asseoir dans « son » fauteuil, elle sursaute. Pourquoi celui-ci et non pas l’autre ? Elle essaie l’autre du bout des fesses, puis se cale avec un soupir d’aise. Elle glisse son doigt à la rencontre du marque-page qui la suit  de livre en livre, fidèle. Elle se perd dans sa lecture, oublieuse des bruits ordinaires que fait Pierre tout à son repas. Un bout de phrase la fait sursauter : « … j’ai la certitude que je me trouve, comme on dit, à un tournant de mon existence… ». Elle ferme les yeux. Lui reviennent en mémoire tous ces tournants qu’elle avait refusés de négocier pendant sa maladie, sa peur de la voiture, son incapacité à tenir le volant. Elle avait énoncé « je ne sais plus me conduire » comme un fait brut, incontournable, rédhibitoire. Elle bondit : « Je vais m’acheter des cigarettes, je prends la voiture ». Pierre est ébahi et ne fait aucun commentaire.
Fébrile, Christine enfile sa veste si chaude, chausse les bottes confortables, saisit son sac à main, la clé de la voiture. C’est le moment de vérité. Elle ouvre la portière, prend sa place de conductrice, glisse la clé d’une main tremblante. Le moteur ronronne. Elle fixe la ceinture de sécurité, enclenche une vitesse, démarre. Un sentiment profond de paix l’envahit. Elle n’a plus peur. Le trajet la grise, elle est invulnérable. Elle se met au monde, naissance consentie.
La distance n’est pas bien grande et la voici de retour. Elle déborde de vitalité. « Je n’ai rien oublié et j’ai eu plaisir à conduire ». Seul le silence lui répond. Pierre est reparti au travail, il est si ponctuel. Christine est frustrée de ne pouvoir partager cette joie qu’elle éprouve. L’aurait-il partagée ? Son pragmatisme et son réalisme qu’elle ressent très fort, cet ancrage  qu’elle qualifiait de bovin sans aucune nuance péjorative, dont il fait preuve en toutes circonstances et qui témoigne de sa solidité, soudain l’excèdent. Elle a envie de voler. Les dessins de Folon défilent devant ses yeux, silhouettes paisibles volant vers on ne sait quel destin. Elle aimerait se joindre à cette migration. Elle songe qu’elle vit en sauvage ; elle s’est coupée de ses semblables dont elle se défie depuis si longtemps. Se serait-elle trompée ? Christine est mal à l’aise. Elle n’avance plus qu’à tous petits pas dans sa réflexion. Son parcours lui a donné des outils pour jauger autrui : elle n’a plus d’illusions et se vit entomologiste du genre humain.
Elle renâcle à devoir convenir que le prix à payer est prohibitif. Elle s’est amputée de sa spontanéité, de son appétit de connaissances, de ses désirs. Elle a gagné une grande solitude. A peine ce constat posé, le visage souriant de ses filles lui apparaît, yeux rieurs, joie de vivre. Tu n’es pas seule, mère indigne, se gourmande-t-elle. Une petite voix moqueuse lui susurre : « tu sais bien que tes filles sont grandes et n’ont plus besoin de toi, ne te voile pas la face ; tu sais bien aussi que ton mari est loin de toi, regarde la vérité yeux dans les yeux ». Elle frissonne. Elle est perdue. « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonnée ? » L’ordinateur. Voilà la réponse. L’ordinateur. Elle va jouer aux cartes, discuter, rencontrer des gens. Elle déborde d’amour pour tous ces inconnus. Elle se précipite, branche, appuie sur le bouton, attend avec impatience la mise en route de l’appareil, donne son mot de passe, enfin, voilà l’icône du jeu. Elle clique.
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MessagePosté le: Jeu 10 Fév 2011 - 12:26    Sujet du message: Publicité

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Abdel
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MessagePosté le: Sam 12 Fév 2011 - 00:59    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

Ton roman "se met au monde, naissance consentie".

J'ai lu avec passion. Les états d'âme se bousculent, une pression monte. C'est rapide, ramassé, condensé : tout ce qu'il faut pour amener des explosions, des ruptures, des renaissances.

Ne lâchez pas ce rythme-là, ce style-là, cet approfondissement rapide et cinglant de l'être humain. Ils sont remplis de promesses.
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eysseric
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MessagePosté le: Sam 12 Fév 2011 - 10:39    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

Merci beaucoup Abdel, tu m'encourages à continuer.
Et c'est curieux : ce 2ème morceau est plus intimiste, plus 'psy', pas facile à mettre en place (et il y en aura d'autres de cette veine puisque ce "roman" est censé montrer la transformation d'un personnage), et je me demandais si ce n'était pas long, lassant - pas facile de trouver le rythme, la bonne respiration. En même temps, il m'apparaît intéressant aussi de situer le "temps de l'ordi" : ce temps que tant de gens y consacrent (moi la 1ère : c'est un outil de communication qui fait partie de mon environnement prof, familial, amical), en particulier dans une nouvelle forme de communication sociétale. Et ce temps-là est décalé par rapport à celui de l'horloge : les heures d'ordinateur paraissent beaucoup plus courtes que les heures dites normales, et de ce fait se multiplient de façon parfois exponentielle... C'est à la fois une façon d'être au monde, en relation, tout en se retranchant du monde, d'une certaine manière. Enfin, je continue à creuser le truc... et on verra où ça mènera Christine.
Je me hâte lentement pour la suite.
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MessagePosté le: Sam 12 Fév 2011 - 15:03    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

C'était long visuellement, avant de lire.

Dès qu'on entame sa lecture , ça va vite, aussi vite que les  abréviations du langage sms. C'est que c'est intriguant, amusant, instructif d'un côté,  et sérieux, "psy", fouinant le dedans, interpellant, de l'autre.

J'avais omis de parler de l'originalité du sujet en général : l'internet et les jeux internet. Tout un monde inderground underground qui fait lentement surface dans les âmes des accros.

Remarquez que le facebook a changé la face des peuples, la face de leurs situations. L'internet agit sur le plan individuel, et ton approche décortique cela, ce plan individuel. C'est une démarche qui sera à coup sûr très interressante à lire, très instructive et bien en phase avec notre époque.

Tu tiens un sujet en or, d'actualité, détermiant.

Il faut y mettre tout ton savoir-faire, ton intuition et ta rigueur de pensée pour n'en lâcher aucun aspect.
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Humphrey
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MessagePosté le: Sam 12 Fév 2011 - 19:20    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

C'est un peu long pour lire sur écran (surtout avec ma vue qui se dégrade) mais je l'ai quand même fait, et je retrouve ton style énergique et limpide qui me plaît bien. Attention quand même que ce style-là pendant tout un roman, ça risque de fatiguer très vite. Si tu en fais un roman, à mon avis faudra voir à varier un peu.

Le sujet est en or comme le dit très justement Abdel, mais ne traîne pas trop pour l'exploiter parce que dans peu de temps il sera déjà totalement éculé (je veux dire par là que d'autres que toi auront déjà dit tout ce qu'il y a dire, parce que c'est un sujet très à la mode, je pense.)
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MessagePosté le: Mer 16 Fév 2011 - 23:37    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

Je te remercie Humphrey pour le soin que tu apportes à tes commentaires toujours pertinents, voire plus.
Je conçois que ce soit long à lire sur écran et suis navrée d'apprendre que ta vue se dégrade. Reste la possibilité d'imprimer, mais c plus cher... ou de ne pas lire, c confort. Ou que je continue à poster des p'tits textes sans utilité...
Mon style est ce qu'il est, le mien. Quand tu seras fatigué, je te fais confiance pour le faire savoir.
Pour ce qui est du sujet, il est éculé depuis la nuit des temps : les femmes ont toujours fait les frais de la sortie poussive des hommes de la caverne, d'ailleurs non seulement ils n'en sont pas sortis, mais ils ont tendance à vouloir y revenir, c'est pas gagné st'affaire. Et peu importe le vecteur, ordi ou pas. Alors sans doute que tout a été dit, mais bon, mem pas peur, je dis quand même, à ma manière, à mon rythme, avec mon style "énergique et limpide qui (t)me plaît bien". Et je n'exploite aucun sujet, qu'il soit d'or ou pas. Je raconte des choses qui m'intéressent et me parlent, libre à toi de partager ou pas.
La critique est aisée, l'art est difficile disait l'autre
Je ne prétends pas à l'art, loin s'en faut, mais force m'est de constater que la critique est aisée...
alleï, te fais une bise, et soigne ta vésicule
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MessagePosté le: Jeu 17 Fév 2011 - 14:48    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

Quand le texte est trop long, je l'imprime, c'est en effet la meilleure solution. J'ai déjà imprimé des centaines de pages de ce forum.

La critique est aisée, dis-tu, certes, mais n'est-il pas encore plus aisé (et surtout moins risqué) de toujours applaudir béatement, de toujours dire que c'est bien ?

Je fréquente maintenant 3 forums différents où le principe est le même qu'ici : on poste des textes pour recueillir des avis critiques (positifs ou négatifs) et des conseils éventuels. Mais mon sentiment est que beaucoup d'auteurs qui postent des textes ne le font que pour récolter des éloges, pour s'entendre dire que leur texte est génial, parce qu'ils en sont eux-mêmes persuadés. Pour la plupart d'entre eux, ceci est tout à fait inconscient, mais il suffit d'analyser leurs réponses - et d'avoir quelques vagues connaissances en psychologie - pour se rendre compte que c'est bien d'une quête de reconnaissance qu'il s'agit.

Mais bon, au fait, que voulais-tu exactement faire passer comme message en écrivant "force m'est de constater que la critique est aisée..." ?


Dernière édition par Humphrey le Jeu 17 Fév 2011 - 20:34; édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 17 Fév 2011 - 16:55    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

 permettez-moi d'éclaircir ma pensée , dans ce message intercallé entre les vôtres, puisque j'ai parlé de sujet en or.

Je vise par là le sujet de l'internet et la transformation qu'il opère sur les plans individuel et collectif. J'ai compris que votre roman traite de l'aspect individuel.

Je viens de comprendre que pour toi c'est un vecteur comme un autre pour libérer la femme en général. Cela m'a echappé car j'ai pensé à l'homme en général. Aux générations montantes en général.

Pour moi, lecteur, ce changement d'optique n'entame en rien ma curiosité de lire la suite surtout que l'auteur semble avoir en réserve toute une panoplie de visions féminines sur la condition de la femme mûre attrapée par les technologie s de communication modernes , instruments puissants de l'ouverture sur le monde et  surtout l'ouverture de soi vers plus de libérté sur tous les plans, même les plus anodins de la vie courante.

Je saisis l'occasion pour parler d'autres choses :

La longueur des textes a toujours été un problème pour les auteurs, sur les forums. On ne sait pas exactement quelle quantité poster, quelle dose. C'est que la page sur le forum n'est jamais égale à celle du papier. J'ai toujours conseillé d'écrire d'abord sur word puis de copier coller. Le word donne une idée sur le nombre de pages à coller. Un chapitre peut en gros avoir dix pages maximum (dans un bouquin, dix chapitres feront donc 100 pages grand format ou 150 pages format moyen). Sur le forum, dix pages feront un texte énorme ! Que faire ? diviser le chapitre en deux me semble être convenable. Tout cela pour permettre au lecteur de retourner un commentaire conséquent  et rapide dans sa transmission. Un texte très long nécessite  qu'on le lise plusieurs fois pour tenir compte de tous ses aspects dans le commentaire, et donc tarder à répondre, ceci dans l'intérêt de l'auteur.

Pour ce qui est de la critique, il s'agit avant tout d'un retour d'opinion que je préfère sans complaisance pour permettre à l'auteur d'avoir une idée sur ce que penseraient ses futurs lecteurs. Donc rectifier, affûter, changer de style ou de ton, etc, etc.

Dans un forum, auteurs et lecteurs sont des anonymes qui se soutiennet et se conseillent mutuellement. Le jour où l'auteur publiera son roman, son pseudo sur le forum ne sera déjà plus qu'un lointain et amusant souvenir...

Critiquer de la façon la plus acerbe ou de la façon la plus gentille un texte d'un anonyme c'est comme porter plainte contre X , et X ne sera jamais mis en taule. Il rit en cachette ou savoure les belles remarques  bien à l'abri de sa vraie identité.
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Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Ven 18 Fév 2011 - 11:48    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

Bonjour Humphrey
On pourrait dire déjà, sans risque d'erreur, que l'ordi est un outil performant, indispensable, mais limité : la communication qu'il permet n'est pas si fine, il y manque tout le méta-langage de la communication directe. D'où de nombreux parasites qui ont tout loisir de proliférer...
"Applaudir béatement" n'est pas critiquer et "être reconnu(e) par des applaudissements béats" est une forme de reconnaissance médiocrement narcissisante.
Cela étant, je ne cherche aucune forme de reconnaissance et ne suis pas non plus dans le souci de publication d'un truc dont je ne sais pas si j'arriverai au bout et ça n'a aucune importance. Ce qui m'importe c'est d'abord d'écrire, et écrire pour partager des interrogations ou des centres d'intérêts quasi exclusivement centrés sur l'humain qui m'apparaît être l'animal le plus mystérieux qui soit.
Ce que je voulais dire par "force m'est de constater..." est à la fois très simple et très complexe : j'ai lu beaucoup de choses de ce forum, pour ne pas dire la totalité. Et j'ai eu l'occasion de constater très souvent que ta position de critique, tout en étant reconnue pour sa qualité, n'est pas toujours bien perçue : plusieurs fois tu as été en situation de devoir tenir le même discours, qui est, en gros, j'dis ce que je pense, j'suis là pour ça -pour rendre service- et si ça ne plaît pas, ben...
Entre la béatitude qui n'honore personne et l'acerbité (si si, ce mot existe, j'ai vérifié) qui ne déshonore pas le récipiendaire, n'y a-t-il pas un juste milieu? Autrement dit, je vis très bien tes critiques à titre personnel, je ne suis pas sûre que ce soit le cas de tout le monde...
Pour pratiquer un certain nombre d'ateliers, j'ai pu constater que les écrivants, en général, sont gens en "recherche", ce qui suppose un équilibre fragile, sans cesse remis en question, question qui fait l'objet de textes, nouvelles, romans. Et je ne crois pas qu'ils soient dans une autre démarche de reconnaissance que celle d'être reconnus comme vivants, existants et pas comme artistes ou vedettes ou autres (ceux là ne sont pas en ligne, ni en ateliers résidentiels). C'est pourquoi le fond de la critique est très important pour aider à affiner la compréhension et la mise en forme de cette recherche, mais la forme de cette même critique peut booster comme elle peut paralyser...  C'est mon humble avis que personne n'est obligé de partager.
J'espère avoir répondu au plus juste et en toute amitié à ta question.

Bonjour Abdel
En effet, mon histoire traite de l'aspect individuel : "connais-toi toi même". Le collectif m'a toujours fait peur et la foule a son fonctionnement qui n'est pas le mien. Cependant, je ne pense pas pour autant que l'individuel, bien inséré dans son époque et la société dans laquelle il vit, ne permette pas d'atteindre à une dimension plus "collective".

Pour ce qui est de la longueur des textes, je travaille tjrs sous word, donc je fais copié-collé : mes "envois" ne font pas plus de 5 p de word, parce qu'au-delà, je cale, suis vraiment flemmarde et déjà très étonnée d'écrire 5 p d'affilée... Cela dit, je ne vois pas cette histoire séquencée en chapitres : il s'agit d'un cheminement, et pour moi, se lit dans la foulée... du cheminement. Mais bon, ça peut se revoir dans la présentation, n'en suis pas là encore, sais même pas où je suis pour l'instant.

S'agit-il d'anonymes? Je ne crois pas : tout le monde a un pseudo, qui est déjà une forme d'identité, sinon nous serions tous des X. Pour moi, il y a toujours une personne très réelle derrière l'écran et pas un ou une anonyme (sans nom, par extension, sans existence individualisée) : l'écran ne cache pas grand chose, je dirais presque au contraire. Et s'imaginer qu'on est à l'abri derrière un écran m'évoque l'image de l'autruche qui a la tête dans le sable et le cul en l'air: ça laisse croire qu'on est à l'abri des projecteurs, mais le fondement de tout ça... est très fragile.

Belle journée
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MessagePosté le: Ven 18 Fév 2011 - 15:32    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

Bonjour Eysseric,

Je réponds immédiatement avant que je n'oublie une idée importante pour moi :

La conception de la structure de ton roman m'intéresse par son originalité, surtout par le titre des chapitres (clic1 , etc). Je te suggère d'intituler "Connexion" le chapitre présentatif et d'intituler "Déconnexion" la conclusion du roman. Les autres chapitres seront "clic1", clic2", etc, comme tu le fais. Un chapitre au milieu pourrait s'intituler "Perte du réseau" où le personnage sera par exemple en pleine désorientation affective ou morale.

Cela me rappelle un des romans de Tahar Ben Jelloun où chaque chapitre a le nom d'une Porte, comme ceux que portent les historiques portes de nos médinas marocaines (Porte du jeudi (à Salé), Porte du Dimanche (à Rabat), etc) (les autres portes étant de son invention...).

Pour en revenir au fond de ton message, ta conception de la critique ou du commentaire est très louable, d'autant que tu as  l'expérience des ateliers d'écriture, expérience dont profite les textes de nos membres, si peu nombreux hélas.

D'un autre côté, je ne pense pas qu'il soit nécessaire, ni même profitable à ce que tous les commentaires adoptent un juste milieu, ou prendre le bâton par le milieu. Il y aurait des manques d'observations non assouvies chez l'auteur et chez le lecteur, des frustrations surtout pour l'auteur. Car au bout du compte, l'auteur aimerait bien qu'on lui dise le fond exact de la pensée qu'on a sur son écrit, d'un point de vue personnel qui diffère d'un lecteur à un autre.

Le problème ne réside pas, à mon avis, dans la forme  du commentaire "avec ménagement" ou la forme  du commentaire "sans ménagement" (ce ne sont pas des citations mais juste pour distinguer) mais bien un problème de compétence du commentaire.

Je vais parler de moi, en tant qu'auteur et non de commentateur, pour que ça soit plus direct et plus clair :

Pour mes textes (malgré leur rareté) je préfère avoir en face de moi non pas des personnes qui me disent béatement "bravo Abdel pour ce joli texte" ou " ça m'a plu", ça m'a parlé", etc, mais des personnes de diverses compétences qui expriment avec une forte dose d'objectivité ce qu'il pensent rééllement de mes écrits.

Si j'ai un avis d'un bon grammerien, puis un avis d'un bon conjugueur, et/ou un avis d'un bon prosodiste pour la poésie (le terme n'existe pas, donc ne cherchez pas), je vais m'estimer très heureux. Il suffit pour moi de faire la somme des avis et d'en tirer les conséquences. Sans chercher à me justifier auprès d'aucun d'eux, c'est inutile souvent puisqu'ils n'ont donné que leurs avis, même si je les estime faux à tort ou à raison (à part de dialoguer avec eux pour approfondir leurs avis et donc mieux m'éclairer sur "ma raison" (ça se dit pas, mais bon) ou "mon tort" vis-à-vis de leur avis (ouf ! c'est long mais ça en vaut le coup)).

Si j'ai un avis d'un bon dévoreur (pas cannibale) de romans et de nouvelles, puis un avis d'un novice qui n'y connait rien mais dit honnêtement ce qu'il pense, alors j'aurais là une somme d'avis qui reflètent clairement la majorité des lecteurs potentiels de mon futur roman ou autre.

Maintenant si X ou Y a été acerbe avec moi ou trop complaisant, cela reste dans le virtuel, car d'une part il n'aura parlé que de mon texte et non de moi (qui reste dans mon anonymat : qui connait mon vrai nom ici ? personne !) et d'autre part j'aurais bénéficié de la "voix" de la minorité adverse à mon texte si j'ai l'intime conviction que mon texte est quasi parfait.

Bon, je sais qu'on intimise dans le net, mais ça reste quand même virtuel . Ce n'est pas mon voisin de pallier quand même ! (La répétition est voulue pour appuyer la distanciation)

Aucun commentateur ne peut à lui seul exprimer autant de diversités d'avis que ne l'espère un auteur. La spécialisation est nécessaire. Chacun réunit des compétences inégales (littérature, grammaire, conjugaison, style) et des qualités pour le dire ou l'écrire aussi !!!

C'est de la somme des avis que je vais profiter. Je saurais, avec l'habitude, m'attendre à ce que je désire entendre de la part de x ou y. Je veux une critique très franche ? J'attendrais celle de X à tous les coups. Dussès-je la lui demander par MP ! (pour l'orthographe de dussès-je, je ne suis pas sûr, mais je suis sûr au moins de qui va me la corriger  !).

Je veux une main experte en tatonnement qui saurait me guider jentiment dans mes hésitation répétées ? Je sais par habitude que c'est le lecteur Y  qui va y remédier. Et ainsi de suite.

La richesse et la diversité des avis et surtout la constance dans les approches des commentateurs, presque une spécialisation et une ligne éditrice du commentaire, font la richesse d'un forum et assurent sa crédibilité.
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MessagePosté le: Ven 18 Fév 2011 - 20:17    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

Intéressant tout cela !

D'abord avant d'oublier : "dussé-je" s'écrit sans "s" (y'a pas d'quoi !)

Pour le reste, je suis sur la même longueur d'ondes qu'Abdel, mais je comprends très bien ce que me dit Eysseric. Je me pose régulièrement des questions sur la façon dont j'exprime mes commentaires sur ce forum et je sais très bien que cela pose problème à certains. C'est d'ailleurs pour ça que, peu après mon arrivée sur le forum, j'ai posté un long message expliquant comment je fonctionnais et comment il fallait lire mes commentaires. J'ai aussi dit que je ne voulais pas imposer mes commentaires, et je pense d'ailleurs que je vais en revenir à ma proposition initiale qui était de ne commenter que les membres qui en font explicitement la demande.

En fait, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce ne sont pas mes commentaires qui sont "acerbes" mais le "ton" que lecteur projette dans mes messages quand il les lit. Moi je m'impose la discipline de m'exprimer de façon assertive, c'est-à-dire sur un ton neutre mais sans faire de salamaleks inutile, en allant droit au but, mais sans être agressif. On remarquera que personne ne se plaint jamais quand j'émets des critiques positives, bizarre... Pourtant je les écris sur le même ton que mes critiques négatives.

Je n'ai pas dit, Eysseric, que toi tu postais tes textes par besoin de reconnaissance, je n'en sais rien, je parlais en général. Cela dit je constate que chaque fois que je me permets une critique même partiellement négative sur un de tes textes, tu sors les griffes (avec humour certes, et c'est une bonne chose.) Mais quand j'écris des commentaires positifs - c'est-à-dire dans la majorité des cas en ce qui concerne tes textes - tu ne me dis jamais que je me trompe ou que j'exagère. Je t'invite à méditer là-dessus, en toute amitié (virtuelle*) également.


*j'ai ajouté ce "virtuelle" car je trouve que le mot amitié est fort galvaudé sur internet.
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Abdel
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MessagePosté le: Ven 18 Fév 2011 - 21:16    Sujet du message: Clic 2 Répondre en citant

Huumm ! Merci Humphrey pour le dussé-je.

Qu'est ce que je disais ?  J'ai donné exprès cet exemple à faire corriger, sans chercher à "chercher" au préalable sur le net pour avoir la bonne orthographe. Dans plusieurs cas, les auteurs se perdent dans l'orthographe ou la conjugaison et un prévenant commentateur fait bien d'en parler. C'est rare mais très utile. Pour un auteur moyen comme moi, ça sert à me signaler de soigner ma langue avant de prétendre en jouer littérairement. Ceci dépend de cela. Il faut toujours le rappeler. A tout le monde.

Je passe au registre humoristique pour te signaler, Humphrey, que le ton identique des critiques positives et de celles négatives est une question musicale. Si, si ! Il faut moduler le ton musicalement : une modulation un peu triste pour couvrir le côté très positif des critiques et une modulation un peu joyeuse pour couvrir le fracas de la critique négative...
Ainsi, il y aura toujours un bémol pour les deux pour que l'auteur n'explose pas de joie quand c'est positif et n'explose pas de colère quand c'est négatif (l'égo joue des fois des tours). Question de la main de fer dans les gants de velours comme je disais dans nos célèbres échanges du début ...

Mais qu'importe ! il suffit que auteurs et lecteurs se comprennent, s'estiment, se tendent la main...

J'ai l'intime conviction que nous avons une determination forte et amicale à pousser Eysseric à écrire un roman formidable.

Il y a une solidarité en toile de fond, chez tous les intervenants, surtout les plus assidus, pour voir aboutir à merveille les projets des uns et des autres.

Je suis sûr que chacun à ce même sentiment.

Même les moins assidus.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:43    Sujet du message: Clic 2

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