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Gonzac
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MessagePosté le: Mar 8 Juil 2014 - 17:20    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant


Comme une larme qui s'estompe
Comme un brasier, feux d'amoureux
Comme le dos de feu le Père qui rompt
Face au désespoir des cieux.
Sur sa redingote, deux poches mitées
Cousus par cent Saints-Augustin
Même avant de fuir dans la banalité
Dieu nous offre un peu de pain.

Pourtant, parmi toutes les morales
Devoir de Kant, chapitres divin
Au coin d'une rue, un miroir pâle
Nous renvoie les actes des hommes de bien.

Le monde n'est pas un grand panier
Où il y a les œufs pourris
Qui infectent toute la rangée
De futurs poussins tout gris.
Mais les vilains petits canards
N'ont pas compris, n'ont pas chercher
Ils se figurent qu'ils sont nés sur le tard
Dans un monde qui n'a rien souhaité.

Pourtant, parmi tous les pouvoirs
Qui s'offrent aux hommes et aux mutins
C'est notre lot face aux déboires
L'envie de vivre pour vivre bien

Le cœur convient qu'un doux poème
Peut devenir un bout de phrase
Philosophez, tordez, en phase
D'une thérapie de bohème.
Comme une larme qui s'estompe
Comme un grand feux, feux des coureurs
Désormais, le cœur est prompte
A battre mille fois la peur

 

Gonzac
 

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MessagePosté le: Mar 8 Juil 2014 - 17:20    Sujet du message: Publicité

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Abdel
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MessagePosté le: Jeu 10 Juil 2014 - 00:48    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Il y a des hauts et des bas dans cet essai .

Trop de réflexion nuit à la fluidité de la poésie . La pensée ne doit pas l'emporter sur la construction imagée sinon on tombe dans la logique pensière et on s'écarte de la poésie . Celle-ci ne doit pas naître d'une cogitation mais du choc des sens des mots, du choc de leur musicalité, du choc de leurs images suggérées.
Il n'est pas nécessaire de rechercher la rime dans la poésie libre, et il n'est pas bon d'usiter de termes coutumiers, presque du langage courant et surtout il n'est pas bon de laisser traîner des incorrections d'orthographe et de grammaire.

Mais dans l'ensemble, on sent une fibre poétique qu'il suffit d'affiner, d'éliminer le superflu et l'anodin pour ne garder que le suggestif, le fluide et le musical.
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Gonzac
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MessagePosté le: Jeu 10 Juil 2014 - 15:10    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

ok j'ai compris !
Moins réfléchir et plus se concentrer sur la spontanéité des mots.
Ça me semble plus difficile que prévue ...
Hum ..
Ah oui, désolé pour les fautes, je corrige tout ça !
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MessagePosté le: Ven 11 Juil 2014 - 01:57    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Exact. La spontanéité des mots et des sensations.

La reconstruction et l'affinement (rime, musicalité, fluidité, etc) viennent après. En un mot : saisir au vol l'inspiration et la retranscrire par écrit. (Elle peut être une sensation, une émotion, une idée lancinante qui vous oppresse et que vous n'aurez de cesse de la libérer par écrit pour vous libérer de l'oppression. Parfois, il faut attendre longtemps cette inspiration. Si on la force, on aura un essai qui sonne faux, une sorte de construction sur une banalité au départ mais enjolivée pour faire vrai) .

Puis affiner par la suite, comme fait un orfèvre sur son ouvrage presque fini.

Du moins, c'est ma conception des choses et c'est pourquoi j'écris si peu de poèmes...
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MessagePosté le: Ven 11 Juil 2014 - 17:00    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Vous avez une conception plutôt romantique du poète, et j’apprécie

Est-ce la même chose pour les essais littéraire de type romans, ou nouvelles?.. Car je brule d'impatience de tout lire et de tout écrire .. et je doute que l'attitude de l'écrivain se limite à cet état d'attente pacifique (que je ne dénigre pas, mais que je trouve dommage sur certains points...)

Par exemple, la poésie a aussi été un moyen de caricaturer ou de critiquer (ex: Les Châtiments de Victor Hugo, les Fables de La fontaine) .
 Bref, je doute que ces auteurs ont attendu la "flamme inspiratrice", bien que ces grands auteurs étaient certainement très inspirés. Il y a certainement eu une impulsion pour "forçer" l'écriture, ou du moins , une volonté d'écrire sur certains sujets, motivé par autre chose que juste leurs sentiments du moment (idées politiques, revendiquer le droit de s'exprimer, ect ..).

Bref, si je dit tout ça, c'est pour savoir si pour lutter contre "la page blanche", ne peut-on pas écrire sans avoir pleinement ressentis les choses?
Par exemple, par amour pour la poésie ou la création littéraire? (tourner de belles phrases, jeux de mots ou revendications , idées ect ...)

...
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MessagePosté le: Ven 11 Juil 2014 - 17:10    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

ATTENTION ! je suis vos conseils pour la fluidité poétique, et j'ai compris qu'il ne fallait pas trop penser pour écrire.
Mais je trouve dommage de ne pas s'autoriser à faire passer une pensée un poil élaborée dans le poème,  comme je l'ai dit plus tôt !
Sans pour autant dénaturer la notion même de "poésie" ! j’entends bien !
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MessagePosté le: Ven 11 Juil 2014 - 17:40    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Construire mon poème autour d'une idée, ça ne me plaît pas. J'aurais l'impression d'imposer mon idée sous prétexté que c'est enveloppé dans un beau poème.

Et puis dès que l'idée est dépassée par le temps, le poème perd de sa valeur persuasive sur le plan idée et ne garde plus que la beauté de sa forme. C'est le cas de plusieurs poèmes des Châtiments de Victor Hugo.

Et puis la poésie peut aussi exprimer les choses les plus banales comme les plus compliquées sans "sourciller" si l'on peut dire. C'est le cas des pièces de théâtre en vers (Corneille , Racine, etc). Comme elle peut affabuler avec la Fontaine. Dans tous ces exemples on sait d'avance à quoi s'en tenir et on s'attend à une moralité ou à la saveur d'un échange entre deux comédiens.

Je crois que tous les genres ont leur utilité et leur degré de beauté. Mais je penche personnellement pour la poésie universelle et intemporelle, donc qui s'adresse à tous et à personne en particulier et qui demeure belle quel que soit son âge .

Tu as donc tout à fait raison de ne prendre en compte que les conseils techniques utiles.
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MessagePosté le: Sam 12 Juil 2014 - 12:28    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Je vous remercie pour votre compréhension .
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MessagePosté le: Dim 13 Juil 2014 - 00:44    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Citation:
Est-ce la même chose pour les essais littéraire de type romans, ou nouvelles?.. Car je brule d'impatience de tout lire et de tout écrire .. et je doute que l'attitude de l'écrivain se limite à cet état d'attente pacifique (que je ne dénigre pas, mais que je trouve dommage sur certains points...)


J'ai omis de répondre sur ce point là.

Cet état d'attente pacifique, que tu formules si bien, ne devrait surtout pas exister en littérature. Il faut écrire un maximum et refaire un maximum pour avoir un minimum valable. j'ai entendu des auteurs dire le nombre de fois qu'ils ont dû refaire un simple paragraphe ou une simple page avant d'être satisfait ( huit fois, disait Jean d'Ormesson). Ce travail harassant rejoint le travail d'orfèvre en poésie que prônait Boileau avec son fameux "vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ".

A l'inverse du travail à la Proust, on a des auteurs qui adoptent un style simple et dénué d'artifices et qui sont capable de vous tenir en haleine avec peu de moyens stylistiques. C'est que la trame et la construction technique de leur récit jouent un rôle éminent dans la captation du lecteur et dans son plaisir de lire.

A force d'être perfectionniste, on gâche la possibilité d'écrire en masse et de décanter ensuite. Je ne prétends pas être écrivain mais je prétends tout de même être perfectionniste (un défaut pour une qualité, c'est un peu osé). C'est pourquoi mes projets d'écriture n'ont jamais abouti.

D'autres ont la force, et la qualité du mental tenace, de refaire un écrit après avoir perdu toutes ses traces. C'est le cas de Tahar Benjelloun qui avait refait une grande part perdue d'un roman en se remettant à écrire dans les mêmes lieux, dans le même moment de la journée et dans la même saison...

J'espère t'avoir encouragé dans le bon sens.

Pour la poésie, c'est la chose la plus compliquée à critiquer. On ne peut pas suggérer à un poète de dire telle chose d'une autre manière, de remplacer un mot par un autre, car lui seul connaît la signification qu'il veut imprimer à son poème; car lui seul est l'architecte de bord. La critique restera une affaire de ressenti et de goût personnel.

Or, quand des idées (parti pris politique ou religieux ou autre) s'en mêlent, alors le lecteur n'aura plus un ressenti subjectif à exprimer mais bien un parti pris à exprimer à son tour. On retombe dans la logique et l'on s'écarte de la beauté (objectif principal) . A moins d'exprimer l'universel, une morale consensuelle, aiguiller la condition humaine vers le bien, bannir l'injustice et la vilainie, plaider le beau en tout, etc.

J'espère t'avoir mieux compris tout en clarifiant mon point de vue personnel et ses propres limites.
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MessagePosté le: Dim 13 Juil 2014 - 16:14    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Quel culture Abdel ! Je parierais que vous travaillez dans le domaine de l'enseignement. Bref...
Vous m'avez certainement mieux compris que je ne saurais le dire. A vrai dire, toutes ces explications me font ressentir que j'ai encore beaucoup à apprendre... Cela me fascine d'un coté, mais me fais horriblement peur de l'autre !
Je prend tout ça en note et je vous remercie encore une fois pour votre temps et votre patience.

" Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,
Et ne vous piquez point d'une folle vitesse "

...


 Il me manque encore beaucoup de sagesse, j'en ai peur ^^
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MessagePosté le: Lun 14 Juil 2014 - 02:33    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Quelle culture , non, je ne suis pas d'accord. Il s'agit tout au plus d'un cumul d'"informations" glanées au cours d'un âge assez avancé. La passion des lettres aidant, on arrive plus ou moins à accumuler des lectures littéraires, des connaissances...

Il est vrai que si l'on a fait des études littéraires, c'est un plus admirable. Mais le talent d'écrire ne s'apprend pas à l'université, le métier, ou le passe-temps, d'écrivain ou de poète non plus. C'est un don. On a d'un côté de bons écrivains qui sont soit médecins, soit ingénieurs en quelque chose, etc, et d'un autre côté des autodidactes sans diplômes saillants et qui sont de bons écrivains.

Je sors toujours l'exemple de notre écrivain Mohamed Mrabet qui est analphabète mais qui sait raconter oralement des histoires. C'est Paul Bowles qui a écrit à sa place.

Voir dans ce lien :

http://www.arte.tv/fr/portrait-un-analphabete-lettre-le-conteur-et-artiste-…

Et puis, il y a des écrivains qui ne se donnent pas la peine d'écrire eux-mêmes et font donc appel à des "nègres" ayant un style acceptable. A eux la trame et le shéma du roman et des personnages, aux autres de transcrire tout ça par écrit.

Voir dans ces liens :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nègre_littéraire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Nègre_littéraire

Bref, je te conseille, si tu es tenté d'écrire, de commencer tôt à le faire et de lire beaucoup de littérature. C'est dans le tas, et à partir de ses lectures, qu'on apprend les ficelles (cachées mais faciles à démêler avec la répétition des genres et la concentration de ton attention) du métier d'écrivain.

Bon courage
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Gonzac
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MessagePosté le: Sam 19 Juil 2014 - 13:59    Sujet du message: Sans titre Répondre en citant

Ok.
Les encouragements font toujours plaisir.
Entre mes autres activités qui me prennent du temps, je travaille dard-dard. 
A notre prochaine rencontre. 
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