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De l'art dans la littérature

 
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MessagePosté le: Dim 14 Sep 2008 - 03:12    Sujet du message: De l'art dans la littérature Répondre en citant

 
Reproduction d'un article à partir du lien suivant :
 
http://vulgum.org/spip.php?article930

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Un regard lucide sur l'état actuel de la littérature, sur la manière d'écrire, avec ou sans art, sur l'avenir de cette forme de création  artistique , qui s'essouffle ou prend un nouveau souffle : c'est selon la perception  d'ensemble que l'on a du sujet, dans sa brûlante actualité.

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De l’art dans la littérature
lundi 14 novembre 2005, par Antoine GAVORY
Le témoignage, l’autobiographie sont ils des formes artistiques de la littérature ?
 
 [1] A l’heure où les noms sur les hauts de page ont plus d’importance que la talent de ce nom, l’écrivain se perd entre la considération financière de ses oeuvres et celle de sa postérité littéraire. Ecrire ou Créer ? Inventer ou raconter ? Etre artiste ou rédacteur ?
Raconter ce qui est est-il faire de l’art ?

De l’art dans la littérature Le témoignage, l’Histoire sont-ils des formes artistiques de la littérature ? Depuis toujours, la littérature évolue en fonction du progrès, de la société, des idéologies culturelles, philosophiques mais aussi des technologies et des connaissances scientifiques.
Devant cette évolution, l’art se modifie, s’adapte pour, peu à peu, devenir pluraliste.
La pression religieuse et morale ne fait plus école et l’on accepte aujourd’hui la diversité des expressions, des goûts et des talents, mais en même temps semble minimiser le poids de l’art dans notre quotidien. Alors qu’on ne comptait, il y a quatre siècles que quelques écrivains importants, on dénombre aujourd’hui, des milliers, voire des centaines de milliers de personnes qui écrivent.
Là où l’instituteur faisait office de référence, la démocratisation de la culture et des connaissances dévalue la valeur sociale des personnes instruites.
Le développement des techniques modernes, particulièrement important ces dix dernières années, met à la portée de tous le savoir et les techniques autrefois réservées à une élite, parfois même au détriment des traditions. La banalisation de la connaissance offre à chacun le pouvoir de propager, de divulguer, de s’exprimer et d’utiliser des moyens modernes pour tenter de se faire entendre. On n’écrit plus, on frappe. On frappe des millions de pages chaque année, on frappe tout et n’importe quoi, au détriment d’une certaine qualité qui devient élitiste mais qui en même temps perd de son poids sur la société.
Les techniques d’édition qui existent aujourd’hui, l’informatique notamment, permettent de pousser l’expérience individuelle de l’écrivain qui se fait imprimeur, diffuseur et qui offre ainsi à la vue de tous ses ouvrages. Mais la critique elle ne s’y trompe pas. Si l’on peut se réjouir de ces diverses possibilités qui s’offrent à nous, le public, lui se retrouve perdu dans un monde en perpétuelle évolution où les critères qui servaient autrefois sont devenus désuets.
On considérait autrefois un livre par son existence même, mais aujourd’hui ; chacun se cherche un moyen de juger.
L’auto édition, si elle a pris une place importante ces vingt dernières années, bénéficie d’une part d’un engouement des auteurs par sa facilité, mais d’autre part d’une critique acerbe du public, frileux face à ces nouvelles techniques.
La fin du siècle dernier a vu un grand nombre de mouvements se créer, tant dans la musique, la mode, mais aussi dans la littérature. Bon nombre de jeunes auteurs sont apparus, créant un nouveau phénomène littéraire, brandissant le drapeau du mal-être et de la dénonciation de tout, faisant de la littérature non plus un art simple, mais aussi un objet de communication, un média.
Là où nos ancêtres décrivaient les gens de leur temps en essayant d »’accentuer les traditions, une certaine catégorie de jeunes auteurs actuels accentuent la réalité en l’assombrissant d’un certain fatalisme jusqu’à tomber parfois dans l’extrême exagération. Mais plus que la description qui est remise en cause, c’est aussi la langue. L’expression ne s’engorge plus de figures de style mais retrace, par des expressions brutes. On écrit comme l’on parle, sans plus prendre la peine d’honorer notre langue.
La littérature a toujours été une magie et c’est de cette magie que naît l’art, cette magie que Freud définissait comme « la satisfaction imaginaire des désirs inconscients »
A ce titre, devant cette nouvelle littérature qui semble, sinon s’imposer, bénéficient d’un large public, on est en droit de se poser des questions quant à la définition actuelle de l’art et de la littérature plus sociale et historique qu’artistique. L’académie Française, garante des traditions est -elle devenue une institution qu’il faut à tous prix respecter, ou est-ce au contraire devenu un archaïsme qu’il faut réformer ? Et quelle peut-être aujourd’hui, la dimension de l’art ?

(I) Pour Nietzsche, « l’art embellit la vie en la civilisant " Si cela pouvait constituer une définition de l’art, il n’en reste pas moins qu’elle reste une approche subjective. Mais l’on peu déjà avant de se poser la question qu’est-ce que l’art se demander, pourquoi l’art et principalement, pourquoi nous écrivons. Certes, hormis le plaisir, la littérature est sans doute l’art le plus complexe parce qu’il réunit d’abord le subjectif de l’auteur, mais doit aussi prendre en compte toute la relativité objective.
Un individu qui lit un ouvrage doit comprendre aussi bien le sens de l’écrit que la personnalité de son auteur s’il veut comprendre l’œuvre dans son intégralité. Hors, dans les arts dits visuels, l’œil du visiteur suffit à une interprétation qui si elle n’est pas celle de l’artiste, reste une interprétation possible.
Une des définitions de l’art qui se rapproche d’ailleurs de la thèse Freudienne pourrait être que l’art est la concrétisation de l’imaginaire. Quant à la notion d’inconscient que Freud lui attribue, laissons là la psychanalyse s’occuper de cette affaire.
L’art est égoïste, dans cette mesure que le créateur expose une subjectivité face à ceux qui le jugeront. Mais la création, si elle constitue une partie importante de l’art n’est pas son seul critère. Tout autour de cette notion viennent se greffer divers paramètres dont il faut considérer l’existence : la nature de cet art qui diffère selon qu’il est littéraire, visuel, auditif.
Mais dans la matière même de la littérature, des différences capitales existent. Le roman, qui diffère de la biographie, comme la poésie diffère du témoignage.

(II) Certains considèrent que l’art est partout dans la nature. Quelques-uns uns s’extasient devant une fleur en lui conférant une notion artistique dans ce sens où elle est elle-même une création. Mais l’art qui s’opère autour de nous n’est-il pas sujet à nos perceptions ?
La thèse de René Descartes veut que nous doutions de tout, que nous nous méfions sans cesse de nos perceptions. A partir de là, on peut aisément considérer que la notion même d’art naturel dépend de notre définition de l’art. Après tous les critères de beauté, de laideur, d’art ne sont que des critères nommés par l’homme. Ainsi, la véritable nature exempte de toutes les métamorphoses humaines devient-elle la plus belle œuvre d’art dans ce sens où elle ne possède pas d’elle-même la laideur. Mais cette définition n’est que trop absolue dans ce sens où elle n’inclue pas la main de l’homme, alors, en quoi pouvons nous attribuer à une création le titre d’œuvre d’art ? En quoi, une simple lettre diffère t-elle de la littérature ?
Considérons uniquement les critères que nous attribuons à l’art. L’essence même de la création ne serait-elle pas de rechercher cette harmonie que la nature possède d’elle-même ? Et l’écrivain ne pourrait-il être assimilé à Dieu dans ce sens où il prend le contrôle de tous les paramètres : le temps, le psychique de ses personnages, l’espace ?
Il possède donc les pouvoirs les plus conceptuels de par la puissance de son imaginaire. Il est vrai que dans la plupart des cas, le récit mêle l’imaginaire et les relativités objectives, même si ces perceptions extérieures ne sont que spirituelles..

Un écrivain qui ne voudrait écrire que par son imaginaire, sans prendre en compte ses perceptions et ses connaissances, même inconscientes ne pourrait pas écrire, car l’imaginaire même repose sur des fondements qui sont les connaissances et ce que nous considérons comme des réalités. N’écrire que par son imaginaire conduirait au néant, donc à la non création. Tout dans notre éducation, notre manichéisme, notre jugement est fondé sur l’apprentissage de nos connaissances, y compris même notre imaginaire, ingrédient obligatoire de la véritable création qui elle-même nous apparaît comme art si elle reste symbiotique avec ce qui nous entoure.
Nous pouvons donc proposer que l’art soit la concrétisation de cet imaginaire, en harmonie avec la nature et notre notion de la réalité, cet imaginaire que Bachelard définissait comme « cette liberté de l’esprit de posséder cette faculté de changer les images perçues », ce qui démontre la présence obligatoire de la perception dans la création.
L’imaginaire et la perception des réalités externes et de nos connaissances sont indissociables dans l’art, dans l’œuvre d’art, et constituent l’un des critères de l’artistique d’une œuvre. C’est donc cette alchimie du réel et de l’imaginaire qui confère un caractère artistique à toute création. Il appartient ensuite à chaque artiste de doser à son goût les deux concepts.

(III) Certains choisissent d’inclure dans leurs œuvres plus d’imaginaire que de réalités. En matière de littérature, c’est le cas du roman, où l’auteur est maître de tous les paramètres- quoi que cette question puisse se discuter-, en inventant des situations réalistes dans des lieux potentiellement existants et des personnages dont la psychologie se base sur des réalités humaines.
C’est là le côté plausible de la création qui sera déterminant pour son caractère artistique. Un romancier se doit de baser ses écrits sur des réalités que chacun pourra reconnaître. Dans le cas de la science fiction, l’auteur choisit là de privilégier l’imaginaire sur les réalités humaines tout en gardant des bases. C’est aussi le cas de la poésie.
A une certaine époque que constituent le début et la fin du surréalisme, les poètes avaient choisi de rompre les notions de réalité, de logique. Les textes quoique artistiques ne répondaient plus pour certains à une logique définie par nos concepts spirituels, moraux et religieux. La métaphore était pour eux un moyen de rompre cette habitude.
C’est peut-être aussi pour cela que ces écrits surréalistes sont aujourd’hui si difficilement explicables. Beaucoup ne considèrent que l’harmonie des mots pour ne plus chercher les idées tant elles semblent dispersées.
La logique pourtant nous permet de garder ce contact avec une réalité. L’illogisme dans l’art reviendrait à détruire la notion même d’art, car aussi poussée soit la recherche de l’imaginaire. Malgré les limites sans cesse repoussées de la logique, ainsi l’abstraction en peinture, l’art reste présent dans cette notion de la beauté et du message transmit par le créateur.
Mais c’est cette perception de la logique et les critères de logique qui portent souvent à controverse l’art contemporain.

(IV) Au contraire de ceux qui incluent plus ou moins l’imaginaire dans leurs œuvres, il reste ceux qui relatent la réalité des faites. C’est le cas par exemple de la biographie, du témoignage ou du livre d’Histoire.
La création ici apparaît comme plus complexe dans la mesure où l’auteur fait abstraction de toute notion personnelle pour se cantonner à la réalité. Les qualités d’un bon roman qui sont l’imaginaire, la logique sont en fait des handicaps pour qu’un ouvrage historique soit un bon ouvrage.
On parle souvent dans la littérature d’écriture froide dans ce sens où les sentiments de l’auteur n’ont d’une part rien à faire dans le contexte et d’autre part parce qu’ils n’ont pas lieu d’être et nuiraient à la qualité d’un ouvrage qui se voudrait le plus véridique possible. C’est pour cette raison que hormis le roman que nous verrons ensuite, les autres formes d’art, comme la poésie par exemple parviennent difficilement à être de bons supports pour l’Histoire. L’inspiration n’a pas lieu de s’y trouver.

(V) Il est courant depuis quelques années de trouver de jeunes auteurs qui obtiennent leurs lettres de noblesse en ne publiant que des ouvrages autobiographiques ou tirés d’une histoire vécue. C’est dans ce sens que la littérature devient de plus en plus un organe de communication et de moins en moins un véritable support artistique.
Comme Marx et Hitler l’avaient utilisée pour la propagande de leurs idées, dans des domaines différents, les jeunes auteurs se servent aujourd’hui de la littérature pour propager leurs idées de société en décadence. Une jeune romancière du nom de Ann Scott, auteur de Superstars, vient de publier un ouvrage relatant les dix dernières années de sa vie, empreintes de drogue, d’alcool, d’homosexualité perverse.
Comme elle, de nombreux artistes actuels acquièrent leur notoriété par la parution d’ouvrages témoignant de leur vie, le plus souvent assombrie pour paraître choquante et dénonciatrice. Pourtant, par le passé, bon nombre d’écrivains ont dénoncé eux aussi en utilisant leur imaginaire.
Cette jeune romancière qui considère qu’un véritable écrivain ne va pas à Saint Germain des prés mais doit s’installer dans son bureau un dictionnaire à la main, considère que l’imaginaire n’a pas besoin d’être dans l’art tant que le message est présent. Ce qui paraît contraire à la notion même de création artistique.

(VI) Le roman historique se dissocie de tout. En effet, l’alchimie qui s’opère dans le roman historique est de relater les faits tout en y incluant l’imaginaire pour justement réintégrer cette notion de sentiments absente de l’Histoire. Si cet imaginaire n’est bien souvent pas primordial à la compréhension des faits, il n’en reste pas moins qu’il permet de comprendre mieux et de lier les évènements entre eux, peut-être aussi parfois d’humaniser l’Histoire.
Le jeu du roman historique est de superposer les faits historiques et les faits imaginaires tout en faisant qu’ils paraissent logiques et qu’ils apportent ce côté chaleureux à la froideur des vérités. L’un des plus beaux exemples de la littérature française est sans nul doute l’œuvre de Maurice Druon Les rois maudits, d’ailleurs réécrit parce que jugé trop « froid » L’alchimie entre les connaissances et l’inspiration confère à ce genre de littérature un caractère artistique, peut-être d’ailleurs un des plus difficiles.

(VII) L’art pourrait être cette faculté à dépasser l’entendement pour créer l’incroyable tout en gardant cette notion de logique référent à nos connaissances et nos concepts fondamentaux, cette touche de l’artiste qui permet de dépasser les limites de la réalité sans pour autant tomber dans l’absurde...
(VIII) A la vue de toutes ces questions, la principale serait de savoir si l’art résulte d’une transcription ou d’une création purement imaginaire. La transcription des réalités est dans l’Histoire une nécessité absolue alors que les autres genres littéraires l’imaginaire constitue une partie très importante de la création. Peut-on dire alors que l’Histoire n’est pas un art dans ce sens où l’historien ne se sert pas de son imaginaire ?
Il est courant dans la littérature de considérer qu’un roman écrit à la première personne et qui définit le personnage principal (en outre l’auteur) est la preuve d’une inaptitude à écrire. Certains considèrent que l’art brut demeure dans la nature et que le créateur cherche à se rapprocher le plus possible de cette perfection.
Mais au fil du temps l’art perd de sa précision. On considère aujourd’hui l’artisanat comme un art, la cuisine comme un art. La définition semble de plus en plus imprécise. La démocratisation de cette notion entraîne à considérer comme un art toute création y compris celles qui ne relèvent pas de l’inspiration.
Selon Hermine Venot-Focké, présidente de l’Académie des Poètes classiques de France, « l’inspiration est faite d’émotions et de rêves »
Le mouvement actuel semble empreint d’un désir d’autodestruction entraînant avec elle une population. On n’embellit plus, on assombrit pour dénoncer, pour corrompre cette beauté, ce rêve, on fait de l’anti-social à tel point que la poésie actuelle perd de son éclat parce qu’on y inclue tout et n’importe quoi. On fait de la poésie néo-classique parce qu’on ne connaît pas les règles du classique, on écrit comme on parle et « bien que l’on parle bien, on écrit mal », on privilégie les idées à la beauté des textes. La littérature semble devenir de plus en plus un média anti-artistique. Il n’y a plus ce travail de recherche, cette éternelle remise en question.
La suffisance emplit les plumes et la suffisance conduit souvent à la destruction de la création.

(IX )Quel avenir pour l’art, pour la littérature ? Si les arts visuels, eux semblent se développer, l’écrit, lui apparaît comme amputé par les nouveaux auteurs de toutes les expériences de nos aïeux. On renie le passé sans même chercher ce qu’il y a de bon dans cette culture.
La littérature en fait semble suivre ce courant social qui veut que l’on espionne son voisin et les ouvrages les plus vendus aujourd’hui sont parmi ceux qui dénoncent des scandales politiques, financiers, qui traitent des inégalités en tout genre. On ne lit plus pour rêver, on lit pour s’informer. On n’écrit plus pour donner mais pour dénoncer.
Alors l’art, le véritable art, qu’en est-il ? Certains jeunes continuent de penser que l’avenir de la littérature et de l’art en général se fera avec les concepts du passé, qu’il ne faut pas rompre mais faire évoluer notre patrimoine.
Après tout l’art ne résiderait-il pas dans le fait d’embellir les réalités, de savoir rester naturel même dans l’imaginaire ? N’est-il pas de savoir réaliser ce qui est irréalisable et de créer des histoires si plausibles qu’elles en paraissent vraies ? L’art dans la littérature ne serait-il pas le fait de chercher à recréer une réalité en partant du néant et non pas de relater ce qui existe déjà ? L’artiste est un créateur et non un conteur...

P.-S.
Copyright © 2005 Antoine GAVORY. Vous pouvez redistribuer et/ou modifier ce document selon les termes de La Licence Art Libre
Notes
[1] Paru aux éditions AGIP en 2001,Prix de l’essai de L’AAI (auteurs indépendants)
 
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MessagePosté le: Dim 14 Sep 2008 - 03:12    Sujet du message: Publicité

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