http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Le chef de table
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Le chef de table

 
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Abdel
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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 02:25    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Le chef de table     
  Midi trente. L'heure du déjeuner.Les internes, tous des garçons, plongés dans leurs palabres aux divers coins des bâtiments se sont tus brusquement au tintement de la sonnerie de service. Branle-bas de repas, tout le monde se dirige vers le préau de la cantine pour se mettre deux par deux. Les maîtres d'internat, des gaillards plus âgés que tous, tapaient des mains pour accélérer le mouvement .L'un d'eux, la mine renfrognée, était en fait un adulte qui secondait l'intendant et cumulait cette tâche subalterne avec la sienne officielle. Il occupait une loge, juste en face du réfectoire , où il  s'adonnait, la nuit venue, à ses beuveries et autres débauches.

Nassim, un interne fréluquet , juste sorti de l'hôpital pour cause de tuberculose, haïssait  cet individu farouche et peu amène qui se permettait de traiter les traînards de tous les noms.
Et justement Nassim tardait à joindre la file. Il marchait plié en deux, les deux bras serrant son ventre.

 Dans l'étroit couloir menant à la cantine, quelqu'un l'avait intentionnellement poussé par derrière, un geste puéril, comme en font les ados pour s'amuser. Sa tête était allée cogner violemment celle  de l'élève du devant qui avait réagi  brusquement par un puissant direct au ventre du malheureux. Mais réalisant qu'il était son propre ami , l'agresseur-victime s'était fondu en excuses et l'avait soutenu pour marcher. Nassim, paralysé par la douleur, avait exhalé dans un  râle un mot confus de regret. C'était un chic ado qui aimait la justice .

  Il eut droit à l'ire  du surveillant qui le traita de macaque et ne manqua pas de noter son numéro d'internat , le 240.

Les internes avaient pris l'habitude, assez humoristique, de s'interpeller par leur numéro. D'ailleurs les maîtres d'internat excellaient à les retenir par cœur. Cela servait à sévir sans demander de nom de code. Si bien que des fois on se retrouvait privé de sortie pour avoir été puni sans avoir été averti. Une arme redoutable pour imposer la discipline.

-         Un peu d'humanité monsieur , s'il vous plaît ! bredouilla-t-il à l'adresse de l'inhumain.
 Il était en même temps fier d'exhiber un mot difficile, pour son niveau , pour se valoriser devant le maître. Il sentait bien que les autres le respectaient pour son excellent français et pour ses poèmes bizarres.

- Humanité ! répondit l'autre, ce n'est pas toi  qui vas m'apprendre ce mot là ! tu es loin de comprendre ce qu'est l'humanité !

Des chuchotements autour de Nassim lui conseillèrent de rester bouche cousue et ne pas donner à l'autre l'occasion de le priver de sortie le week-end. Il  ingurgita sa peine et ravala sa fierté en se coulant dans le rang.

On entra au réfectoire, on s'installa autour des tables octogonales où le couvert était déjà dressé et le pain servi.

Il était presque naturel que les internes se constituent en groupes homogènes selon le niveau d'études et l'origine de résidence. Ceux du second cycle et ceux du premier cycle étaient les groupes dominants. A l'intérieur de ces groupes, s'attablaient ensemble, les ados du même niveau de scolarité , mais également de la même ville d'origine. Le lycée accueillait, en effet, des internes à cent kilomètres à la ronde.

240, lui, s'attablait avec l'unique groupe de sa ville. Il était le plus jeune avec le chef de table. Deux grands gaillards, des élèves adultes, se tenaient de part et d'autres de ce dernier et le couvaient de tous les soins . C'étaient en quelque sorte ses parrains. Ils encourageaient ses facéties et exercices d'apprentissage de la vie d'homme.

Dans toutes les tables, les chefs respectaient un usage tacite qui consistait à servir les autres selon des moyens rudimentaires mais démocratiques : faire tourner par exemple un verre sur son flanc pour distribuer les fruits ou les tranches de viande. Celui vers qui "s'ouvrait" le verre était le premier servi en lui octroyant le lot  se trouvant en face du chef . La suite de l'opération se continuait dans le sens de la rotation d'une aiguille.

Personne ne trouvait donc rien à redire, sauf à incriminer les cuisiniers dont le dernier souci était de servir des parts égales ou de vous en fournir d'autres. Il était strictement interdit aux ados de s'approcher d'eux. D'ailleurs, si c'était possible, ils vous riraient au nez, car pour eux  ce serait un manque d'éducation ou une gourmandise effrontée que de leur demander d'égaliser la nourriture de dieu, qui était si abondante… tellement abondante qu'elle prenait le chemin des officiels de service dont les cuisines étaient continuellement en vacances.

Notre chef de table, code 190, encore plus cynique que les bourreaux des fourneaux, avait sa propre méthode de servir : ni verre ni autre "boussole" quelconque à faire tourner. Il partait du principe que toute nourriture se ressemble et qu'il est mal venu de rouspéter sur son poids ou sa qualité sous peine d'être pris pour un égoïste gourmand ou un individu manquant gravement "d'hospitalité" envers ses voisins de table.

Sa boussole interne orientait donc les parts  à sa convenance : la meilleure tranche, le meilleur dessert à son parrain de droite, le second à celui de gauche , le troisième à soi et le reste au hasard. S'il s'agissait de plat de consistance de qualité, alors mettre plus de sauce au trio et le reste au tiers-état. Pour un mets infect, alors ? Rien de plus simple ! la louche versait à gogo dans les plats des hères et presque rien aux parrains !

 Les cinq autres personnes faisaient semblant de n'y prêter aucune attention et jouaient le jeu des personnes dignes, acceptant ce que dieu apporte comme pitance chaque jour, comme si personne n'avait droit à rien, comme si le chef de table était le chef du réfectoire, de la cuisine, de l'internat et du lycée. Comme si les autres attablés n'étaient que de simples visiteurs du soir, pour qui un mauvais traitement serait vite un piètre souvenir.

240 ne pouvait exprimer sa désapprobation, tant que le comportement du groupe entier consistait à  créer un climat artificiel , de conspiration tacite, consistant à montrer sa suffisance, son manque de rien, à ne pas se rabaisser à des broutilles. En somme, des brebis qui broutent sans se demander qui a brouté quoi ou qui brouté plus ou qui a brouté mieux…Et surtout ne pas faire croire au trio un quelconque triomphe tacite, une victoire permanente, un luxe criard qui viendraient ternir aux silencieux leur intégrité de non battu, non diminué , non agressé par des manœuvres puériles…

L'aura de 240, s'en trouvait gravement affectée, lui qui était considéré par le proviseur comme l'un des plus brillants, lui qui était, avant sa maladie, le gardien de foot adulé et applaudi à longueur  de week-end, lui le poète en herbe, lui, lui et lui…

240 avait donc une haute idée de lui même, qui frisait le narcissisme. Les autres n'y étaient pas pour rien, vu l'admiration générale dont il faisait l'objet, ou du moins la perception  (démesurée ?) qu'il en avait . Peut-être que ses sentiments de frustration et d'injustice venaient-ils de là ?

Toujours est -il que Nassim rumina longtemps l'idée de changer de table. Il en parla  avec un autre chef, code 38, du groupe du premier cycle et d'une ville proche. Le chef accueillit l'idée avec joie d'autant qu'il était l'un de ses fervents admirateurs en foot et qu'ils n'étaient que sept. Une place était prédestinée à 240. Il l'investit avec soulagement au grand mécontentement du reste des brebis de son ex-table, l'ex-étable.

Au premier déjeuner avec le nouveau groupe, le verre tournoya sur son flanc et les lots furent distribués démocratiquement. 240 était redevenu un ado heureux et débarrassé de ses angoisses futiles qui le taraudaient, de ce sentiment de culpabilité qui lui chuchotait dans son subconscient qu'il était  un être anormal, habitué à la pauvreté, à la misère des repas chez lui, à l'injustice flagrante de ses parents dans la répartition  des repas entre frères…

Le lendemain, à l'heure du déjeuner, un attroupement, au milieu de cris , bloquait le couloir vers le réfectoire . Que se passait -il ?  L'inhumain maître d'internat était assis par terre et du sang coulait de son cou. On le lui avait méchamment  tailladé avec un tournevis.

A force d 'agresser verbalement les internes, quelqu'un avait eu le courage et le toupet de s'attaquer de front à lui. Il fallait être bien culotté pour le faire car cela risquait l'exclusion définitive du lycée, nonobstant toutes autres mesures.

Un ado ne pouvait faire un tel acte, à moins d'être encouragé, parrainé par des personnes manipulatrices et se jouant des esprits des autres.

190 avait fait des siennes, mû sans doute par son sentiment d'immunité que lui insufflaient ses parrains.

Pour la première fois de sa vie, 240 se retrouva face à des sentiments contradictoires : de la haine et de la reconnaissance . Il en voulait à 190 et en même temps il le remerciait intérieurement de l'avoir en quelque sorte vengé, lui qui ne pouvait allait si loin dans les actes.

190, sans le vouloir,  et pour la première fois , lui avait servi  sur un plateau et en chef de table intègre, le mets succulent de la vengeance.

Un plat, il est vrai , qui se mange à froid. Avec tout l'appétit du monde. Pas celui de l'humanité, car 240 n'a pas encore fini de cerner tout le sens du mot.


Dernière édition par Abdel le Lun 7 Déc 2009 - 00:48; édité 3 fois
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MessagePosté le: Mer 17 Sep 2008 - 02:25    Sujet du message: Publicité

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Nour
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MessagePosté le: Mar 28 Oct 2008 - 16:50    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Jolie nouvelle, j'aime beaucoup la phrase de fin  "Un plat, il est vrai , qui se mange à froid. Avec tout l'appétit du monde. Pas celui de l'humanité, car 240 n'a pas encore fini de cerner tout le sens du mot." c'est une très bonne idée. Juste une chose, c'est le mot "hosto". Abréger ce mot alors qu'aucun autre ne l'a été, je crois qu'il faudrait trouver un autre mot pour désigner l'hôpital. Peut être après que personne ne sera de mon avis, mais personnellement, qd je lis la phrase "Nassim, un interne fréluquet , juste sorti de l'hosto pour cause de tuberculose, haïssait  cet individu farouche et peu amène qui se permettait de traiter les traînards de tous les noms." ça bloque un peu. On a les mots "interne fréluquet", "pour cause de", "individu farouche", "amène", je trouve que le mot "hosto" fait un peu tâche là dedans.
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Abdel
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MessagePosté le: Mar 28 Oct 2008 - 18:08    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Merci Nour,

Je pensais que le mot hosto aurait un effet plus chic pour amoindrir le choc du mot hôpital, comme le mot fac par exemple pour enlever le côté pédant du mot faculté. Un état d'esprit de cet ado qui parle d'hosto pour camoufler derrière tout un tas de mauvais souvenirs.

Mais quand ça coince , il faut changer. Donc j'édite et je remplace .

Merci d'avoir apprécié Nour, cela m'encourage à commencer une autre nouvelle : celle de l'escargot écrasé sur l'asphalte ,dont je travaille l'idée.
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Humphrey
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MessagePosté le: Lun 13 Avr 2009 - 17:41    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Bon eh bien mon cher Abdel, puisque tu m'as proposé de commenter tes propres écrits, j'ai choisi celui-ci pour commencer, tout à fait au hasard en fait. (NB: je passe au tutoiement par facilité, j'espère que cela ne te pose pas de problème?)

Ma première approche d'un texte est toujours liée au plaisir de lecture qu'il m'a procuré (ou pas). Dans le cas présent, j'ai éprouvé un plaisir de lecture pendant les 6-7 premiers paragraphes, ensuite j'ai commencé à m'ennuyer.

L'histoire et les propos qui en découlent ne sont pourtant pas dénués d'intérêt. Il y a même une réelle force narrative présente par moments dans cette nouvelle, mais elle me semble un peu étouffée par un récit que j'ai trouvé confus par moment, et que l'on quitte sans avoir d'image un peu concrète des protagonistes.

L'écriture est globalement correcte mais elle contient plusieurs erreurs qui l'empêcher de se hisser à un niveau que je pourrais qualifier de "professionnel". Cela aussi a influencé négativement mon "plaisir de lecture". J'ai du mal à m'emballer pour un texte qui n'est pas au moins irréprochable au niveau syntaxique.

Je précise.

Quelques problèmes dans les temps d'abord. Bizarre ce passage soudain à l'imparfait dans le premier paragraphe. "Les internes se sont tus… tout le se monde se dirige… les maîtres tapaient des mains…"  Très étrange et difficilement justifiable. Ensuite les temps tiennent la route jusqu'au paragraphe 13, où logiquement les conditionnels devraient être passés. (ils vous auraient ri au nez … c'eût été un manque …)

Paragraphe 3 : freluquet ne prend pas d'accent (faute de frappe, pas grave, mais je la signale au passage.)

Paragraphe 13, une phrase caduque : "Celui vers qui "s'ouvrait" le verre était le premier servi en lui octroyant le lot se trouvant en face du chef." L'usage du participe présent n'est pas correcte, la phrase devrait être réécrite.

Paragraphe 20 : "Peut-être que ses sentiments de frustration et d'injustice venaient-ils de là ?" Le "que" est de trop. Tu l'aurais sûrement vu mais c'est dommage je trouve de poster un texte littéraire sur internet tant qu'il reste des coquilles comme celle-là, cela décrédibilise l'ensemble du texte. Enfin c'est mon avis, mais je sais que beaucoup d'internautes sont nettement plus tolérants que moi, ce qui est leur droit.

Voilà en gros ce que j'ai à dire sur ce texte.

Qu'on ne perde pas de vue que je parle ici uniquement du texte tel qu'il m'est apparu, et donc pas de l'auteur ni de ses intentions.
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Abdel
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MessagePosté le: Mar 14 Avr 2009 - 01:26    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Bonsoir Humphrey,

Merci de vous être penché sur un premier de mes textes.

Je respecte naturellement votre point de vue de lecture.

Il est bien beau, ou même légitime de se pencher sur la grammaire et l'orthographe, mais il serait encore plus beau de se pencher sur les techniques d'écriture du récit.

Il est facile de chercher les poux dans les têtes de paragraphes et de traiter l'auteur de non professionnalisme.

Les erreurs, tout le monde en fait et, jusqu'à preuve du contraire ,seules les sommités littéraires de l'Académie Française peuvent se prévaloir de n'en faire qu'exceptionnellement. Les auteurs, n'en parlons pas, à commencer par vous même et je vous cite :

Citation:
L'écriture est globalement correcte mais elle contient plusieurs erreurs qui l'empêcher de se hisser à un niveau que je pourrais qualifier de "professionnel".



Alors, qui "l'empêcher" ou qui l'empêchent ?

En matière d'erreur , on ne peut donc  être mieux servi que par soi-même !


Si pour vous , le commentaire de texte littéraire doit s'en tenir à des appréciations subjectives et une forte dose de correction orthographique et grammaticale, vision que je ne partage naturellement pas, alors admettons donc que mon texte n'est pas alors littéraire mais un simple devoir de classe comme vous semblez le concevoir et suivons donc le cheminement de vos corrections :

Je relève qu'effectivement il ya deux erreurs dans mon texte :

D'abord ce misérable accent sur le "e " de freluquet et ensuite cette inversion du sujet qui est de trop dans l'expression "peut-être que".

Votre tentative de correction est louable, mais elle est mal faite. Ce n'est pas le "que" qui est de trop mais l'inversion du sujet.  La locution "peut-être que" existe bel et bien et je vous donne le lien avec son contenu :

" http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3472

Notons par ailleurs qu’il n’y a pas d’inversion après la locution peut-être que.

Exemples :

- Peut-être que Bertrand acceptera de t’accompagner.
(et non : Peut-être que Bertrand acceptera-t-il de t’accompagner.)
- Peut-être que je chercherai un nouvel emploi.
(et non : Peut-être que chercherai-je un nouvel emploi.) "

Passons maintenant aux inexactitudes de correction  :

- Vous qualifiez la phrase " en octroyant"( le lot se trouvant en face du chef) comme phrase caduque et vous la nommez participe présent. Or il ne s'agit pas de participe présent mais de gérondif ! Ce dernier étant constitué de la préposition "en" plus le participe présent !

Or,  le gérondif joue souvent le rôle d'un complément circonstanciel qui peut être de temps

exemple  : elle a pleuré en partant

ou de moyen :  exemple   : en s'instruit en lisant

ou de cause, exemple : il s'est blessé en tombant

ou de manière : exemple ; celui vers qui s'ouvrait le verre était le premier servi " en lui octroyant" le lot... Comment était -il servi ? hé bien ,en lui octroyant le lot se trouvant en face du chef !

Au lieu de cela vous auriez pu me reprocher le fait d'utiliser un participe présent immédiatement après le gérondif ( se trouvant). Là , je pourrais rectifier par "qui se trouvait", mais je ne le préfère pas !

Et puis vous dites :
"Ensuite les temps tiennent la route jusqu'au paragraphe 13, où logiquement les conditionnels devraient être passés. (ils vous auraient ri au nez … c'eût été un manque …)".

En fait, ils tiennent la route tranquillement si ce n'était votre auto-stop intempestif .

Je ne vois pas  où est la logique de mettre le conditionnel passé après l'imparfait !

La règle des concordances des temps étant la suivante, avec "si" ;

si + imparfait + le conditionnel présent

si + plus-que-parfait + le conditionnele passé !

Or, j'ai écrit : "si c'était possible " et non pas "si cela avait été possible " !!!

Enfin pour le présent après l'expression " branle-bas de combat", c'est juste un effet de style pour rendre présente une scène en utilisant le présent de narration.Il y a peut-être un verbe de trop au présent narratif et cela je le concède

Voltaire lui-même usait de cet effet de style, sans être taxé de faire des fautes :

Voici deux liens pour s'en assurer :

http://www.weblettres.net/spip/article.php3?id_article=799 

" Présent de narration : passage au présent dans un récit au passé, qui permet d’actualiser le récit, le rendant plus vivant. L’emploi du présent donne soudain l’impression qu’on rejoint l’action, qu’elle est racontée au moment où elle se déroule."

et ce lien pour Voltaire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sent_(linguistique)

"Employé intentionnellement et mélangé au passé-simple, le présent historique permet des effets remarquables, comme dans Le Siècle de Louis XIV où Voltaire, après avoir montré l'état désespéré de la France en 1712, en arrive à la bataille de Denain qui renversa brusquement le cours des événements. Le changement de temps se produit en cours de phrase, au début et à la fin, pour mieux montrer le retournement de la situation :
Le maréchal de Villars donna le change au prince Eugène. Un corps de dragons s'avança à la vue du camp ennemi, comme si on se préparait à l'attaquer; et, tandis que ces dragons se retirent ensuite vers Guise, le maréchal marche à Denain, avec son armée, sur cinq colonnes. (24 juillet 1712) On force les retranchements du général Albemarle, défendus par dix-sept bataillons ; tout est tué ou pris. Le général se rend prisonnier avec deux princes de Nassau, un prince de Holstein, un prince d'Anhalt, et tous les officiers. Le prince Eugène arrive à la hâte, mais à la fin de l'action, avec ce qu'il peut amener de troupes ; il veut attaquer un pont qui conduisait à Denain et dont les Français étaient maîtres ; il y perd du monde, et retourne à son camp après avoir été témoin de cette défaite."


Voilà, il se peut que j'aie oublié d'autres "fautes", mais je n'insite pas.

J'aurais aimé que l'on ne s'attarde pasq trop sur la forme , mais sur le fond avec des justificatifs sur les techniques du récit.

Un texte littéraire, on ne le sait que trop, n'est publié pour être lu par un large public, qu'après avoir été corrigé par une escouade de correcteurs professionnels !

Pour un forum littéraire, c'est très bien de corriger finement la forme, mais il faut se pencher aussi sur le fond littéraire. C'est très bien de dire "cela ne me plaît pas", "cela ne remue rien en moi" etc, ce sont des avis qui peuvent aider l'auteur. Or il faut  argumenter plus pour l'aider : l'intrigue, le suspense, le décor, les portraits des pesonnages, les effets de style (style saccadé, haletant, lent ; épousant les états d'âmes des personnages), le comique, le dramatique, le burlesque, le côté irréel, fantastique... Il y a un tas de trucs à analyser dans un texte ou à constater leur absence tout simplement.

Bref, il est de bon aloi de vous remercier vivement pour cet effort de lecture corrective , qui a été somme toute utile pour moi et aussi pour les autres .


Je me garde le plaisir de vous servir dans vos prochains écrits.

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Humphrey
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MessagePosté le: Mar 14 Avr 2009 - 15:34    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Abdel, je suis un peu déçu de votre réaction (je repasse au vous puisque vous l'avez conservé). Je vous ai expliqué pourquoi ce récit ne m'a pas emballé et en fait je constate que vous êtes sur la défensive, vous n'acceptez tout simplement aucune de mes remarques. Pire encore, vous semblez désireux de "vous venger" en commentant mes propres écrits. Et là où moi je ne parle que de votre texte, et rien que de votre texte, vous vous parlez de moi, de mes intentions (au sujet desquelles vous semblez vous méprendre.)

Une phrase qui dit tout dans votre réponse : "Il est facile de chercher les poux dans les têtes de paragraphes et de traiter l'auteur de non professionnalisme."

Vous êtes donc tombé dans le piège classique, malgré ma mise en garde : vous confondez l'auteur et le texte. On est mal partis, là...

En fait, contrairement à ce que vous écrivez, vous ne respectez pas mon angle de lecture puisque manifestement vous n'acceptez pas le fait qu'un lecteur puisse être fortement gêné dans son plaisir de lecture par des aspects formels (mineurs selon vous) au point que cela puisse influencer négativement son opinion sur l'oeuvre.

Non, mon approche n'est pas celle d'un professeur qui corrige un exercice mais celle d'un lecteur exigeant pour qui une forme (quasi) irréprochable est une condition essentielle pour que le contenu d'une oeuvre puisse "passer", tout simplement. Cette approche ne vous plait pas, je le vois bien, mais que cela vous plaise ou non n'est pas mon problème, c'est le vôtre.

Je n'ai pas l'intention de me justifier longuement à chaque fois dans le futur (si futur il y a), mais puisque c'est "la première fois", je vais répondre à quelques-unes de vos répliques.

1. A propos de "Freluquet" (et de toutes les autres fautes de frappe que je pourrais signaler dans d'autres textes sur ce forum, y compris dans les miens!)
Je l'ai écrit bien clairement, il me semble, je signalais cette faute de frappe "au passage" et vous y avez vu une volonté de chercher des poux, au point qu'il vous faille signaler une de mes propres fautes de frappe pour me dire "vous voyez, vous aussi vous en faites." Franchement, je m'attendais à un autre niveau de discussion.

2. "Peut-être que..." : 
Abdel, s'il vous plait, croyez-vous vraiment que je ne sais pas que "peut-être que" est correct en français ? Si je ne savais pas cela, je serais bien présomptueux de venir proposer mon avis de lecteur sur un forum !!!
Je vous ai proposé une des deux corrections possibles de votre phrase, en choisissant celle qui me semblait la plus élégante, voilà tout. Supprimez le "que" dans votre phrase, gardez l'inversion et la phrase est parfaite.
Personnellement, je préfère nettement : "Peut-être ses sentiments de frustration et d'injustice venaient-ils de là ?" à "Peut-être que ses sentiments de frustration et d'injustice venaient de là ?"

Prétendre que ma correction est "mal faite" est donc non seulement faux, mais en plus cela vous décridibilise puisque vous donnez l'impression de ne pas savoir que la solution que je propose est correcte.

3. "Celui vers qui "s'ouvrait" le verre était le premier servi en lui octroyant le lot se trouvant en face du chef."
D'accord, c'est un gérondif mais cela ne change rien au fait que la phrase soit caduque. Le sujet sous-entendu de "octroyant" doit être le même que celui de la phrase principale dont il dépend, comme c'est le cas d'ailleurs dans tous les exemples que vous citez, mais pas dans votre phrase.
Je suppose que vous trouverez une confirmation de cette règle dans n'importe quelle bonne grammaire.

4. Pour ce qui est du passage au présent à l'imparfait dans le premier paragraphe, je ne dis pas qu'il s'agit d'une faute - et vous me sous-estimez une nouvelle fois en croyant que j'ignore les effets que l'ont peut obtenir en changeant volontairement de temps.


Ce que l'humble lecteur que je suis essaie de vous dire, mon cher Abdel, c'est que dans le cas présent l'effet obtenu n'est pas heureux, au point que le lecteur en arrive à se demander s'il ne s'agit pas simplement d'une négligence de l'auteur. Mais puisque vous me dites que c'est voulu et que vous trouvez cela très bien, ne changez rien surtout.


NB: notez que le passage au présent dans le tout dernier paragraphe est par contre très réussi !

5. Les conditionnels présents du paragraphe 14 sont illogiques par rapport au temps du récit. Mais vous avez raison, avec le conditionnel passé, il faut un plus-que-parfait. En fait, la phrase devrait être : "... si cela avait été possible, ils vous auraient ri au nez ..."
Si votre récit était au présent, votre phrase initiale serait correcte mais vous racontez au passé donc votre hypothèse devient forcément irréelle. C'est de la logique grammaticale élémentaire, je vous assure.



Voilà. Pour le reste, c'est vrai, je n'ai pas longuement analysé le contenu et les techniques narratives - parce que ce texte ne m'a pas assez emballé que pour que j'y passe des heures - mais je vous ai donné une indication importante sur le pourquoi de mon non-emballement : selon moi vous ne parvenez pas, dans ce texte, à donner au lecteur une image suffisamment concrète de vos protagonistes. On ne les visualise pas et à cause de cela on ne s'y attache pas. On sait que Nassim est fréluquet (haha!) mais c'est un peu près tout. Les personnages sont trop "mentaux", si je puis dire.

En relisant le texte 2-3 fois je pourrais sans doute étayer mes propos mais je n'ai jamais dit que j'allais analyser en profondeur chaque texte que je lirais sur ce forum. Du point de l'auteur, mes commentaires seront toujours incomplets, mais libre à lui de me poser des questions précises sur tel ou tel aspect, et je tâcherai d'y répondre.

Ce sera tout pour aujourd'hui.

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Abdel
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MessagePosté le: Mar 14 Avr 2009 - 18:38    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Bonjour Humphrey,

Non tu n'as  pas  à être déçu. En fait tu ne tiens pas compte d'une chose capitale : dans mes réponses je défends toujours une ligne éditoriale du forum et non pas seulement mon texte ! C'est de là que vient la mésentente !

Je saisis toutes les occasions pour orienter tes commentaires vers les objectifs que j'ai assignés au forum. J'ai toujours en tête l'intérêt des autres membres qui risquent de déguerpir devant trop d'insistance sur la forme de leurs écrits !

Poser de facto ,comme condition siné qua non, la maîtrise impeccable de la langue pour prétendre écrire des textes littéraires, voilà qui fera place vide dans ce forum.

Or le talent, c'est le talent ! cela n'a rien à voir avec une maîtrise totale de la langue ! Et tu connais parfaitement le style contemporain ! combien de best-sellers sont écrits en français juste-juste ! Ai-je raison ou pas ?

C'est pourquoi, mon intention n'est pas de coincer mes membres à chaque virgule et tirer à chaque phrase un carton jaune pour les blessures et autres tacles infligés à la pauvre langue ! L'essentiel , c'est d'aller au but, en marquer quelques uns en racontant des histoires, sa propre vie, imaginer des récits pour exprimer ses souffrances, se délivrer, s'accomplir par l'acte d'écriture. Peu importe que la langue marche avec des béquilles, l'essentiel est de corriger ce qui est flagrant.

Quand on trouve que quelqu'un a du talent, il faut alors l'encourager à soigner sa langue et à en refaire l'apprentissage.

Mais quand il n'en a pas, alors là ça change tout ! il faut lui signifier de chercher une autre occupation !

L'essentiel pour moi et de faire découvrir aux autres les talents qu'ils ont en eux ! Sans les effaroucher à la moindre incartade, au moindre faux pas !

Il s'agit de talents en devenir et non pas de talents confirmés !!!!!!!!!!!

J'insiste fortement là-dessus !!!!!

Pour ce qui est de ta réponse, il s'agit de commenter le fond des articles de tous et pas seulement des miens, c'est ce que je souhaite que tout le monde fasse.

Sur les points de corrections, j'usitais d'un "franc parler" mais ce n'est pas méchant du tout.

Comme tu le sais , les règles contiennent toujours des exceptions et des cas particuliers, et les contextes ne sont jamais les mêmes. Ainsi, ton explication sur ma phrase "en octroyant " ne tient pas compte du fait , frappant et clair, que j'utilise la voix passive avant cette phrase et que donc le sujet est sous-entendu (on est servi et non pas on sert ! "en octroyant" a pour sujet celui sous-entendu dans la voix passive .

Si je dis "il est mis sous régime strict en le sommant de ne pas  boire d'alcool", on imagine aisément qui  lui a fait la sommation ! celui qui l'a mis sous régime pardi !

Pour la consultation, rassure-toi, j'ai ma bonne vieille "grammaire Larousse du français contemporain" sous les yeux en permanence, ainsi que le dictionnaire le Robert, sans compter le web qui vous ouvre les trésors de la grammaire et autres, en un clic !

Et comme je suis déjà habitué en tant qu'ancien enseignant de cette langue, ce n'est que plaisir et belles découvertes ou belles remémorations que de plonger en permanence dans ce domaine-là . On ne finit jamais d'apprendre et aussi on a souvent quelque chose à donner, par la force des choses, et des recherches....

J'espère que l'on s'est bien compris, en tout cas pour moi, je ne vois rien de péjoratif dans vos commentaires, c'est seulement mon approche globale pour le forum qui interfère avec mes réponses en tant que simple membre !  Et cette approche te gène ! Je serais bien obligé un jour de cesser d'intervenir pour animer le forum, lorsque du monde viendra poster et commenter. Tu me comprendras.....
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Humphrey
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MessagePosté le: Mer 15 Avr 2009 - 09:31    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Je comprends bien ta démarche et j'ai expliqué la mienne, qui est différente en effet. C'est pourquoi j'ai proposé mes commentaires (basés sur ma démarche) uniquement à ceux qui en feraient la demande explicite, je ne les imposerai pas aux autres. C'est toi qui m'as demandé de commenter tes textes, Abdel, pas l'inverse. Moi j'ai prévenu d'emblée que je ne venais pas ici pour proposer mes propres textes, même si je le ferai peut-être un jour, juste pour voir...

A partir du moment où un membre de ce forum sollicite mes commentaires, il sait que je vais lire son texte non pas comme celui d'un apprenti mais comme s'il s'agissait d'une oeuvre publié. Si quelqu'un a peur que mes commentaires le cassent, il ne s'adressera pas à moi. Mais a priori je ne vois pas pourquoi un auteur, quel que soit son niveau, devrait attacher une importance démesurée à l'avis d'un seul lecteur. Je ne prétends pas détenir "la" vérité sur un texte.

Pour le reste, je t'invite à relire ce que j'ai écrit dans mon fil de présentation "je ne m'appelle pas Humphrey".
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Abdel
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MessagePosté le: Mer 15 Avr 2009 - 16:32    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

On ne peut être plus clair, tant pour moi que pour les autres.

De ce fait, je me sens plus léger tout d'un coup...


Pour mon texte, j'ai corrigé subrepticement le "ce n'est pas toi qui vas", avec le "s" pour "vas" , hé, hé . Il y en a d'autres bien cachées sous les aspérités sombres des tournures.

Mais il y en a une , monumentale, qui m'a été signalée sur un autre forum (je ne l'ai pas corrigée) . Elle a rapport à la narration.

Mais laquelle ?

Avis de recherche  lancé avec  prime de mille bravos, que l'erreur soit rapportée morte ou vive.
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MessagePosté le: Mer 15 Avr 2009 - 19:04    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Sacré Abdel ! Tu as réussi à me faire lire une troisème fois ton texte ! Je ne crois pas avoir trouvé l'erreur de naration mais je maintiens par contre ma première impression : cette nouvelle est confuse, le déroulement chronologique des faits n'est pas clair du tout et elle ne se lit pas de façon coulante.

Si je trouve cela après 3 lectures, c'est plutôt mauvais signe vu que la plupart des gens ne lisent une nouvelle qu'une seule fois. Mais évidemment il est tout à fait possible que ce soit moi qui ait été incapable d'entrer dans ce texte.

Que me conseilles-tu comme prochaine lecture Abdel ? Pendant que tu réfléchis, je vais continuer ma lecture de Zak et Lehla.

Une autre question, par curiosité : le français est-il ta langue maternelle ou bien une deuxième langue ?
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MessagePosté le: Mer 15 Avr 2009 - 20:27    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Merci Humphrey, tu es une sacrée plume en or et un interlocuteur  profond, bienvaillant, très sensible à l'écoute de l'autre, bref un apport géantesque à ce forum et un plus somptueux dans les rapports humains.

Pour mon texte, normalement on écrit pour plaire et si on ne plaît pas il faut revoir sa copie. Ailleurs ce texte a plu, mais ce n'est pas le cas pour toi .

J'ai tenté de me réferer aux standards de la nouvelle  : un bref récit avec peu de personnages, sans trop les brosser, et un seul événement à faire dérouler en trame et une chute inattendue et brève pour le dénouement.

L'inconvénient serait peut-être que ce n'est pas de la fiction, ni un récit imaginé, mais de la pure autobiographie, car le freluquet c'est moi. Je n'ai changé au récit que les n° des internes. Mais ce n'est pas grave, un texte est mauvais et un point c'est tout.

Pour le français, non c'est ma seconde langue (je suis marocain) et je n'ai pas eu le plaisir de séjourner en France longtemps, à part un unique mois il ya bientôt 20 ans...

Pour les lectures conseillées, je ne peux pas le faire tant que tu as posé une restriction (à la demande) mais je peux néanmoins exhorter ceux qui me lisent maintenant à te contacter par MP pour être commentés.

Après tous les débats qu'on a eu et les commentaires sur mon texte et sur celui de Yasmina, il n' y a plus de crainte à se faire. On n'a qu'à lire tout cela.
Pour l'erreur de narration, le narrateur raconte l'histoire, il est neutre, mais à un moment il se mouille et donne la mèche en disant :

Notre chef de table, code 190, encore plus cynique que les bourreaux des fourneaux"

Dans le feu de "la conversation" il s'est dévoilé, c'est lui le freluquet ...
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MessagePosté le: Mer 15 Avr 2009 - 23:11    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Ah oui, le "notre", cela m'avait échappé. Mais j'avais bien deviné que cette histoire était autobiographique, cela se sent.

J'insiste quand même sur une chose, valable pour tous mes commentaires : ce n'est pas parce que moi, Humphrey, je n'ai pas trouvé cette nouvelle très bonne qu'elle ne l'est pas. Si tu dis qu'elle a plu à d'autres, tant mieux. Le tout est de voir si ces autres étaient sincères ou simplement gentils ou encore incompétents, comme c'est bien souvent le cas dans les forums, mais tu le sais mieux que moi, je crois.

Tu as mal compris ma question pour le prochain texte à lire : je te demandais lequel de TES textes tu me suggérais de lire.
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MessagePosté le: Mer 15 Avr 2009 - 23:53    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

Ah, d'accord !

Tu sais, je n'ai pas écrit grand chose. Quatre nouvelles, ce n'est pas fameux. Des poèmes de dates anciennes aussi.

Je suis plus porté sur le commentaire que sur la production, croyant par là trouver le moyen permanent d'être dans le bain, dans l'espoir que Dame Inspiration vienne taper à la tête de ma plume.

Mais je t'indique quand même mon autocritique en dérision (qui est assez récente) de mon poème( qui, lui, est très ancien) "le déterre-gens" (voir à la deuxième page des textes poétiques)

Mes  quatre nouvelles courtes et mon début de nouvelle autobiographique (brisures adolescentes), que j'ai abondonnée pour le moment, ont fait l'objet de critiques de fonds dans l'admirable et très sérieux forum restreint :

www.tnncie.aceboard.fr

Je ne vais pas en faire l'apologie, il suffit de s'y inscrire pour comprendre mon engouement pour lui.


La dite auto-critique est plus pour te faire rigoler un coup, que de faire un commentaire de fond dessus.

Pour le commentaire de fond ou de forme il faudrait voir du côté de "tragique traversée" (qui vient dêtre retenu dans le blog "motcomptedouble") ou de "la diseuse de bonne aventure".
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MessagePosté le: Ven 17 Avr 2009 - 19:00    Sujet du message: Le chef de table Répondre en citant

J'ai été jeté un coup d'oeil sur tnncie... c'est vrai que c'est vachement "restreint" !

Je n'aime pas trop ces forums qui ressemblent plus à des châteaux-forts qu'à des vrais forums au sens premier du terme.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:19    Sujet du message: Le chef de table

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