http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Un petit pois sous le matelas...
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Un petit pois sous le matelas...

 
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LAMY Jacques
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Inscrit le: 20 Avr 2009
Messages: 402
Capricorne (22déc-19jan)

MessagePosté le: Ven 8 Mai 2009 - 10:29    Sujet du message: Un petit pois sous le matelas... Répondre en citant

UN PETIT POIS SOUS LE MATELAS !

Anti-nouvelle

Il avait dormi d'un sommeil de plomb dans cet hôtel sordide. Mais le réveil était douloureux, très douloureux... Il se sentait la tête comme une coucourde !
Putain, cette java !
Le Lecteur comprendra que nous ne nous appesantissions pas davantage sur cette soirée mémorable pour notre héros, car il ne serait pas sain qu'un nourrisson au bras de sa maman en train de lire put avoir connaissance de ces quelques lignes. L'éducation (sentimentale ou autre), la santé publique, les bonnes mœurs ont toujours été au cœur de nos ouvrages.


Riton, il s'appelait effectivement Riton, était essayeur, on devrait plutôt dire testeur, au laboratoire pilote d'un fabricant de chewing-gum "Élasto-Schouim". Donc Riton s'était trouvé embauché à la sortie de sa formation de prothésiste dentaire, en tant que dernier reçu au diplôme. Pour cette firme, le taux de dentiers brisés mensuellement par Riton valait un brevet d'excellence professionnelle. Mais en quoi la vie tristement monotone de Riton au laboratoire intéresserait-elle le Lecteur ?

Sa copine du moment, Lisbeth, était "allumeuse", donc essayeuse elle aussi, dans une manufacture de bougies d'anniversaire ; elle prolongeait son activité (de jour) dans une boite (de nuit.) Cette Lisbeth n'étant pas concernée par le présent récit, le Lecteur acceptera logiquement que nous n'en parlions plus...

Riton, être délicat et fragile, avait eu une enfance difficile entre sa mère, disciple d'Aristote (une péripatéticienne en quelque sorte), et son père, un colosse brutal, qui rêvait d'être tortionnaire patenté à une époque où l'on ne tortionne plus guère, tout au moins officiellement. De ce fait, le père ne torturait que les êtres cher(s) (à son cœur et à nourrir) de son entourage en les privant, notamment, de dessert. Ce genre de famille, qu'Eugène Sue eut bien mieux décrit que nous, ne mérite certes pas un second paragraphe. Le respect du Lecteur, notre principal souci, a toujours guidé notre plume...


Donc, Riton se réveilla soudainement et douloureusement d'une soirée pétillante lorsque des coups furent répétés lourdement sur sa tête (en réalité à la porte) : "Ouvrez ! Police !"
Il ouvrit !
Aussitôt deux inspecteurs, suivis de douze agents en uniforme, le menottèrent tout en hurlant : "Haut les mains !". Comme il ne pouvait obtempérer, il fut destinataire d'un monumental poing velu. Le malheur voulut qu'il esquive involontairement le coup et que le commissaire qui le tenait par derrière vit son nez busqué devenir camus.
Nous n'insisterons pas davantage sur cette poignante algarade.

"Vos papiers, s'iou plait !" lui hurla un des sbires dans le pavillon (de l'oreille.) Or, Riton avait perdu ses effets vestimentaires, comportant ses pièces d'identité, la veille au soir dans une inoubliable partie de pocker-menteur, avec un secrétaire d'état moins fort que lui au pocker mais beaucoup plus habile à mentir.
Nous nous garderons bien de scandaliser le Lecteur en dissertant quant aux aléas d'un jeu que la morale réprouve !

La police embarqua Riton en slip, et sans qu'il eut pris son petit déjeuner, manu militari.

Dehors, le soleil resplendissait. C'était une belle matinée de printemps en ZEP. Des badauds s'attroupèrent et des lazzis fusèrent ainsi que quelques galets.
Puis dans un crissement de pneus, sirène hurlante, le fourgon de police avec Riton à bord disparu à la vue des passants.

Imperturbablement, la vie continua à dérouler son fil.



Jacques LAMY


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MessagePosté le: Ven 8 Mai 2009 - 10:29    Sujet du message: Publicité

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Abdel
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Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Ven 8 Mai 2009 - 17:30    Sujet du message: Un petit pois sous le matelas... Répondre en citant

Pas de nouvelle(s), bonne nouvelle

Anti -commentaire

Après avoir pouffé de rire en saccades, ou en cascade, au rythme d'un récit déroutant, on se garde de communiquer au lecteur la recette et les ingrédients qui donnent au texte sa saveur incommunicable. D'ailleurs, ne connaissant ni la recette ni les ingrédients, il serait inutile de pérorer pour rien pour un texte qui parle tout seul, avec son auto-défense intégrée dans son système d'écriture anti-conformiste.

Donc le lecteur comprendra et se passera de commentaire, comme on se passe de dessert.

La lecture du texte y remédie amplement.

Goûtez-y sans restrictions.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:34    Sujet du message: Un petit pois sous le matelas...

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