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Bouquet de poèmes

 
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LAMY Jacques
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Messages: 402
Capricorne (22déc-19jan)

MessagePosté le: Lun 25 Mai 2009 - 17:44    Sujet du message: Bouquet de poèmes Répondre en citant

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LA ROBE FLEURIE...
.Sonnet

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Votre robe fleurie, éployée en corolle,
Le regard envoûtant sous les cils abrité,
Le sourire ambigu d'une célébrité
Offraient de la tendresse au songe-barcarolle.
.
Cette voix musicale accordant la parole
Tourneboulait mon âme, éprise en vérité,
Pétrifiait ce cœur avec célérité :
Je vous berçais en rêve au chant de rousserolle.
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Les cheveux frémissaient, doux baisers du zéphyr,
Se percevait l'émoi dans vos yeux de saphir.
Le temps passait, vibrant, magistrale féerie.
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Puis mourut le soleil sur le pourpre chemin,
"Adieu…", me dîtes-vous gentiment de la main :
J'ai vu partir au loin votre robe fleurie…

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Jacques LAMY

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LABOURS...
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Nos campagnes… autrefois.
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Les sillons dans la glèbe, emplis par l'eau de pluie,
Se creusent sous le soc que tirent deux chevaux.
C'est le temps des labours sous un ciel gris de suie,
C'est le temps de l'espoir en épis blonds nouveaux.
.
L'odeur de terre humide, exhalaison sauvage,
Se mêle aux tourbillons des âcres feux de bois.
Les corbeaux dérangés, en habit de veuvage,
Croassent leur dépit en survolant les toits.
.
Le paysan maintient la charrue à la trace.
L'eau goutte constamment du vieux feutre avachi.
Les bêtes, col tendu, ces "boulonnais" de race,
S'arrachent au bourbier, le flanc suant blanchi.
.
L'ordre, au bout du sillon, fait tourner l'équipage,
Il pleuvine toujours. Des cloches en plain-chant
Tintent pour l'Angélus. Au soir, tournant la page,
Fourbu, le laboureur, rêve blés d'or au champ...

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Jacques LAMY

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LA TEMPÊTE...
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sonnet
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Du mufle noir jaillit la langue de feu brève,
Qui découpe à l'instant le contour de l'amer.
Entre le pourpre et l'or se déchaîne la mer :
En l'ombre tout se noie à l'instant de la trêve.
.
La déferlante rage en mourant sur la grève !
Des salines senteurs fuse l'iode amer
Qu'apporte le noroît au pays de SAMER,
Messager gémissant des sirènes du rêve.
.
Fantôme aux flots hargneux, surgit un grand pavois :
Le vaisseau déserté ! Discordent mille voix
De marins emportés par la vague mortelle !
.
La peur, vile murène, étreint les cœurs battants
Des hommes éperdus que la houle martèle :
Valse un vieux chalutier surpris dans le gros temps !

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Jacques LAMY


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La Grande Armée
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Dans cette aube de feu le Diable chante et danse :
La diane au clairon, Pagaille du faisceau.
Et le rhum et la rage imprègnent de leur sceau
La troupe en rangs serrés qui progresse en cadence.
.
S'arrachent les grognards de la boue ocre et dense
En bravant l'ennemi de leurs plumets ponceau,
Ils poursuivent leur course et tombent au ponceau
Quand la salve brûlante applique la sentence.
.
Des corps sont étendus, l'un d'eux bouge. Des cris !
Sur l'herbe pourpre alors s'endorment les conscrits,
On perçoit la rumeur d'une âme qui divague.
.
Triste victoire acquise ! Il a fallu surseoir,
Car l'opposant s'échappe en reflux de la vague.
Théâtre moribond. Il pleut. Lugubre soir…

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Jacques LAMY


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." ZAÏDIYA "
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ZAÏDIYA : Ville du Sud-Yémen au bord de la Mer Rouge
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Poésie classique

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La mer de velours bleu, de nuances étranges,
Se perpétue au ciel envoûtant ses émaux
Du plus bel orient, violet-mauve aux franges.
Le soleil au zénith miroite sur les eaux.
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L'ocre des minarets s'enfièvre et se fissure
Car les flèches de feu brûlent Zaïdiya.
La brise vient du large. Apaisante, elle assure
Au fellah son repos, à l'ombre d'un thuya.
.
Fragrances d'origan, d'armoise, aussi de menthe
Se mêlent à l'effluve, odeur de suint amer.
Aux dunes le vent moule une forme alarmante
Qui prend corps en reflets ondoyants sur la mer.
.
Le silence est trahi : le méhari blatère.
L'asile ombreux offert, du seuil de la casbah
Aux visiteurs courbés, s'envoile de mystère :
La prière est au cœur du pays de Saba…
.
Le chant pieux, en voix gutturale et tremblée,
Incite les croyants à honorer leur dieu.
Mais murmure, polie, une noble assemblée :
Service des mokas par le maître du lieu…
.
Au temps passé le jour en chicanes obscures,
Succède la fraîcheur nocturne du désert.
La nuit tend le décor de ses étoiles pures,
Et les chacals, au loin, gémissent de concert.

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Jacques LAMY

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Matines
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Au lit de ce ruisseau s'ébattent les Ondines.
C'est l'éveil en douceur, lactescences matines,
Tandis que les poissons frétillent alentours.
Une brume légère envoile tout le cours,
Insidieusement envahit la campagne :
Soleil levant, buée en perles l'accompagne...
.
Des aboiements lointains et des cris d'animaux
Assaillent la torpeur enlisant les hameaux.
Le silence est troublé d'un grincement de porte,
Par de confuses voix qu'un vent léger apporte.
Le rideau se déchire et découvre les prés,
Un village, le ru, les ormes et les blés...
.
Une clameur jaillit des bois, labours et friches :
S'abattent les oiseaux sur ces fenaisons riches.
L'odeur de terre humide imprègne les vergers
Et les champs. Les moutons, les chiens et les bergers
S'unissent ondoyant tout au long de la route ;
Un chien rappelle à l'ordre une agnelle qui broute.
.
Le Soleil rapetisse et lent gravit le Ciel,
La vive abeille chante et façonne le miel.
Attirant les pêcheurs puis se cachant, mutines,
Au lit de ce ruisseau s'ébattent les Ondines....
.
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Jacques Lamy

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"LE CAFÉ DU MATELOT"
.
Poésie contemporaine rimée.

CAFÉ DU MATELOT, carré de souvenance
De ces vieux bourlingueux qui délaissant l'errance
Retrouvent dans leur verre un secret de jouvence :
La seconde jeunesse en rêves sans mouvance.
Les tables sont en bois et les sièges paillés.
Au coin, se roule en boule un chat ensommeillé.
Sur la toile cirée, aux carreaux estompés
Marqués du fond des pots, des vieux sont accoudés.

Ils se chantent leur Mer en sirotant la gnole...

Midi, ils passent lents le seuil à tour de rôle
De leur démarche chaloupée,
Semblent sortir par la coupée,
Et quittent à regret cet intime troquet.
Puis, coudes appuyés au parapet du quai,
Ils rêvassent, bouffarde en main, les traits pensifs
Aux doux balancement de houle des esquifs...

Le regard d'un marin a les yeux de la Mer,
Le bleu vague
De la vague,
De côte salvatrice au long du phare amer.
Le regard du marin voit l'horizon perdu,
Cette fluide dentelle au rivage inconnu,
Les récifs aigus,
Les longs anneaux
De serpents d’eau,
Les âmes aux nues,
Celles devenues
Belles filles nues,
Les perles ruisselantes d’embruns,
Le vol ample des grands goélands
Blancs
Ou bruns,
Le filet de frétillante manne,
En cambuse quelques dames-jeannes
De vieux calva
Qui vient qui va
Au mauvais grain
Du temps chagrin...


Jacques LAMY

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.

la Poésie
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À pas de loup, La Belle,
s’infiltre et tourbillonne,
s’adoucit et s’affine,
se farde et se déguise,
disparaît … puis revient
soudain…
.
Elle tarabuste alors l’esprit
du matin au soir, et la nuit,
insidieusement, Elle s’accroche
aux battements de cœur,
puis se fait encore insistante
jusqu’à ce qu’on la couch, enfin,
mine de rien,
sur un papier elzévirien.
.
Elle apparaît alors légère, un peu brouillonne…
cent fois on la relit … une dernière fois.
Et là, Elle nous ferre !
Avec le ton on la redit,
on gesticule, on la récite
on la bisse, on la trisse.
On la déclame aussi.
.
Et puis Elle s’endort dans une anthologie,
LA POÉSIE…

.
.
Jacques LAMY

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.
.
.
En vol
.
.
Les nuages de laine escaladent l'espace,
Suggèrent des portraits ou de grands galions,
S’assemblent moutonneux, s’effilochent sur place :
Monstrueuse chimère ou fabuleux lions.
.
Aux flèches du soleil la volute se sauve,
Puis, sous l’astre en déclin, s’irise dans le soir,
La lisière d'argent capte une teinte mauve ;
Ce céleste bouquet me redonne l’espoir…
.
Un ogre cotonneux s'étend hors de ma vue ;
L’éclair zèbre le ciel, flambe les alentours.
L’orage hausse un ton, dès lors le vent se rue,
Tout se découpe net en broderie à jours…
.
En vol, par le hublot mon rêve se dépose
Sous un nuage épais mimant d'affreux géants,
Invisible du sol près de la nappe rose…
Au souffle qui s’aigrit pleuvent des océans.
.
Ce monde duveteux m'incite aux rêveries.
Je poursuis mon élan vers des pays lointains,
Je ne regrette pas un monde en mièvreries :
Je suis l’oiseau fugueur aux projets incertains…

.
.
Jacques LAMY
.
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.
.
Évasion

Les murs de ma cellule
De rêves, de dessins et dates sont noircis :
Vole une libellule
Au champ de mes espoirs et songes indécis…
Et chaque pierre cèle
La clameur du ressac de vastes océans.
Ma chaîne se descelle :
Je m'envole et rejoins alors les goélands…
.
Du guichet j'entrevois
Les plages de l'été, la neigeuse montagne ;
J'entends chants de hautbois,
Fifres du Lubéron, binious de Bretagne…
Je trace des bâtons
Alignés sur le mur : je décompte mes rêves
Que le pas des matons
Brise, en triste retour aux réalités brèves…
.
J'entends de la paillasse,
En ma tête, jaser un tout petit ruisseau.
J'enduis cette caillasse
De salpêtre, au mur gris, pour graver l'arbrisseau…
.
Par l'étroite ouverture,
Près d'un coin de ciel bleu, juste entre les barreaux,
J'observe l'aventure,
Sempiternel amour, de quelques tourtereaux…
.
Dame Nature en fête ?
La reverrai-je un jour ? Ivresse du matin,
J'entends suivre ma quête.
Je me ris des barreaux et subis mon destin.
.
Seul au sombre silence,
J'entrouvre ma chemise avec fébrilité,
Fouillant ce cœur en transe
Où se loge, tapie au fond,…
ma Liberté !

.
.
Jacques LAMY
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MessagePosté le: Lun 25 Mai 2009 - 17:44    Sujet du message: Publicité

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