http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: "TOUT SEUL !"
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"TOUT SEUL !"
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LAMY Jacques
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Capricorne (22déc-19jan)

MessagePosté le: Sam 13 Juin 2009 - 15:27    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

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"Tout seul..."

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Pierre BRISSOT, coiffé d'un vieux feutre avachi, son corps maigre couvert d'une veste élimée, d'un pantalon rapiécé retroussé aux chevilles (tenu par la ficelle en guise de ceinture), trottinait les pieds nus dans de vieux godillots. Son apparence étrange amusait les enfants ; les commères stoppaient leur papotage acide, prolongeant leur silence sous des airs entendus. Il aidait quelquefois ceux-là spontanément, sans recevoir pourtant de la reconnaissance : "Après tout, c'est bien nous qu'on le supporte, non ?" arguaient des villageois blanchissant leur conscience. La police "en fonction" le suivait du regard...
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Pourtant, en honnête homme il gagnait sa pitance chez des fermiers du cru, en tant que journalier.
L'un d'eux, reconnaissant, le gratifiant d'un service rendu, lui dit :
"Tu travailles pour deux et mange pour moitié : tu reviens quand tu veux et je t'embauche sec !"
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Dur au labeur, il n'acceptait pas la moindre charité. Il évitait de piétiner les fourmilières, d'écraser l'escargot, d'affoler le lézard. Des plantes il connaissait leurs vertus, leurs nuisances : les gens le soupçonnaient d'être "un peu guérisseur"... Logeant dans un abri de chasse délaissé, il se baignait, les soirs d'été, dans la rivière. Il ne braconnait pas, vivant de la cueillette aux saisons opportunes, de salaire en nature donné par les fermiers, fruits et légumes, et de pain frais. L'hiver, il dormait dans les granges et mangeait la soupe chaude et le petit salé avec les domestiques des "bounhoummes", ces paysans nantis qui l'employaient volontiers.
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Ce Pierre BRISSOT, faussement simplet, apparemment naïf, vivait au gré des vents et de son intuition. Quel âge avait-il : cinquante, soixante ou soixante-dix ans ? La seule chose que l'on savait de lui, c'est qu'il avait fait la guerre de 14-18 : il en parlait rarement... Il respectait les gens, les animaux, les plantes. Il s'inventait des rêves en sa tête légère, jouait de la musique en un sureau percé, contemplait longuement le coucher du soleil : c'était visiblement un asocial... Mais il avait pour ami un chat abandonné (il nourrissait le vieil animal tout perclus) qui ronronnait toujours dès qu'il apparaissait.
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Un dimanche, il s'endormit dans un pré fauché. Comme il se relevait, s'étirant longuement, debout et bras tendus au milieu de ce champ, des oiseaux effrayés s'envolèrent, criant. Du chemin, des enfants le virent soudain dressé les bras en croix, ascétique, le chapeau sur les yeux, vêtu en gueunilleux, faisant fuir l'étourneau :
"T'as t'y vu le BRISSOT, comme un "épouvantail" ? Ce surnom lui resta. Les gens des environs l'affublèrent de ce sobriquet tout au long de cette année 1938. Et même bien après, mais alors avec une connotation d'affection...
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L'ÉPOUVANTAIL baguenaudait souvent en forêt. Du printemps à l'hiver, il en humait les fragrances, en écoutait la musique, en goûtait les saveurs, en palpait l'étrange et douce rudesse ; d'un bout de l'année à l'autre "il jouait de SA forêt"... Sous la neige, l'hiver, les arbres se dressaient, spectraux. Mais l'automne à vrai dire, en haute futaie avait sa préférence : il voyait la nature se farder de crépuscule, se vêtir de dorures. Les géants se dénudaient de larmes blondes, flocons d'or et de feu, prémices de l'hiver en tapis mordoré : ces frêles feuilles mortes crissant sous le pas de l'homme. Le printemps lui montrait la lente procession de marcassins trottinant derrière la laie, lui suggérait la vision fugace d'un faon surpris, et, dans la nuit, faisait étinceler pour lui seul les prunelles de feu de petits carnassiers prudents et intrigués, avides de proies et de rapines.
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En sa cabane, l'ÉPOUVANTAIL s'endormait bercé des hululements des chats-huants et du babil des cascatelles.
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C’est alors que la "drôle de guerre" éclata au cours de l'automne 1939. Les chars allemands, dès le 10 mai suivant, passant à l’offensive, déferlèrent sur la France. Puis le Pays sombra sous l'Occupation. Les armées étrangères se cantonnaient dans les villes et villages un peu importants, mais ne faisaient que sillonner l'espace rural sur les grands axes routiers. Quant aux forêts, la troupe ne s'y aventurait que rarement.
La résistance à l’ennemi s’organisait. Des groupes armés de jeunes "francs-tireurs"de la région se cachaient en forêt. Cette communauté "de l'ombre" vivait, supérieurement organisée, "à la Robin des Bois", recevant l'assistance des troupes alliées par parachutage de matériel de toutes sortes dans les clairières.
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Ces réseaux de la Résistance connaissaient évidemment la présence de l'ÉPOUVANTAIL, parmi les chênes centenaires, sans en éprouver, apparemment, de la gêne : le marginal faisait partie intégrante du terroir qu'ils défendaient...
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Et le Temps s'écoulait...
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Un jour, l'ÉPOUVANTAIL trouvait un faon blessé, pris dans un piège tendu d'ailleurs pour quelque petit gibier. Le jeune fauve, égaré, avait perdu la harde. Ému, l'homme délivra l'animal affaibli, apeuré et fiévreux et l'emmena avec beaucoup de douceur en son gîte. D'une manière habituelle, les cervidés ne s'offusquent pas de la présence d'oiseaux ou d'écureuils, mais redoutent la proximité de l'Homme, cet être complexe et prédateur... L'ÉPOUVANTAIL le soigna et lui créa un "chez-soi" afin que le faon guérisse et se réconforte à l'écart, amenuisant ainsi sa hantise du contact avec l'Homme, cet homme qui lui procurait la tranquillité, l'abreuvait, le nourrissait et lui abandonnait sa cabane, se contentant de dormir au pied d'un arbre sur un lit de fougères... Pierre BRISSOT donna un nom à son protégé. En mal d'imagination, il l'appela... "LE FAON"...
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L'animal s'habituait peu à peu à cette étrange promiscuité, tout en oeuvrant pour sa sauvage liberté. L'ÉPOUVANTAIL avait repéré la préférence de son hôte à quatre pattes pour certaines plantes qu'il allait cueillir chaque matin. Alors, en tenant une poignée, il s'arrêtait à quelques pas du faon, lui murmurait des mots de tendre apaisement en regardant fixement les prunelles veloutées amandines, puis tendait vers le museau gourmand le régal espéré. Au début, l'animal piétinait nerveusement sa litière, toujours gêné par sa blessure, puis appâté par la plante l'arrachait de la main tendue en rejetant le col en arrière, assouvissant son plaisir comme à regret. Alors, l'ÉPOUVANTAIL vidait la sachée odorante au sol, que le faon attaquait gaillardement, et d'une main légère flattait le flanc de la bête qui trahissait son plaisir par des frémissements ondoyants de sa robe. Et ce rituel se reproduisait chaque jour.
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Plus tard, le marginal conduisit LE FAON, en l'aidant, s'abreuver au ru tout proche, puis le laissait quelque temps pâturer en clairière, à ses côtés, librement.
C'est alors qu'un terrible événement survint.
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·····
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Un matin du printemps 1944, l'ÉPOUVANTAIL entendit au loin les détonations sèches d'armes à feu, alors qu'en ces années de conflit la chasse était interdite. Et puis ce n'était pas de toute façon le "plouf !" bref, caractéristique des "Hammerless". Il n'y aurait pas autrement attaché d'importance, si en revenant d'une journée à la ferme, il n'avait perçut des gémissements dans un fourré à l'intérieur de la forêt. Il s'approcha : un homme en civil gisait là, la manche de chemise déchirée ensanglantée. Comme il approchait, le blessé eut le geste de se saisir d'un fusil posé à terre, mais en perdit connaissance.
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Quand l'individu, un homme jeune, revint à lui, un linge frais mouillé posé sur le front et l'épaule blessée bandée sur un tampon de plante, il vit un personnage couvert d'oripeaux qui le regardaient avec bienveillance. "À boire", dit-il. Il but avidement. Entendant un grattement, il tourna la tête et devina dans le demi-jour un animal sauvage qui, du fond de la cabane, l'examinait. "Ce rêve est idiot", pensa-t-il, et il se rendormit pour une douzaine d'heures...
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Le lendemain, lorsqu'il s'éveilla, le blessé léger se sentit beaucoup mieux et ses souvenirs affluèrent. L'ÉPOUVANTAIL partagea avec lui son frugal repas fait de fruits et de pain rassis trempé dans une infusion de plantes de son cru, "agapes" auxquelles il rajouta, pour son hôte, une tranche de viande fumée et un fromage de chèvre séché dans une feuille de vigne,... d'un an. Aucune parole ne fut échangée pendant toute la "cérémonie".
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L'homme regarda alors le marginal qui l'avait soigné et lui sourit :
Tu es bien l'ÉPOUVANTAIL ? Tu m'as tiré d'un très mauvais pas : merci camarade ! Mon nom de guerre est "LÉGLANTIER".
— Qu'est-c'qui c'est-y passé ? C'était quoi les coups d'feu dès matines ? Ta blessure, c'est ça ?

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En quelques mots LÉGLANTIER contait son aventure à son sauveur. Engagé depuis 1941, donc depuis trois ans, dans la Résistance, il faisait parti d'un des groupes de maquisards qui vivaient clandestinement en forêt. Ces francs-tireurs avaient attaqué la veille les bureaux de la "Commandantur" de la ville voisine, et dans l'échange de coups de feu l'Oberst (colonel) avait été tué ainsi que trois gardes. Les maquisards avaient alors décroché et s'étaient réfugiés dans la bourgade proche de l'orée sûr d'y trouver accointances et cheminements de repli. Mais les brigades spéciales ennemies les avaient poursuivis et occupé la place, alors qu'ils rejoignaient leurs caches en forêt. D'où un nouvel échange de tirs au cours duquel LÉGLANTIER avait été atteint. Ses camarades s'étaient dispersés dans la nature pour parvenir au point secret de ralliement, mais lui avait longuement perdu connaissance et aurait sans doute été déjà repris sans son sauvetage par l'ÉPOUVANTAIL. Il était donc recherché, car les traces qu'il avait laissées après sa blessure étaient fraîches et nettes et les brigades de maîtres-chiens se mettraient à ses trousses ce matin même. Il faudrait fuir, dès que possible à l'intérieur de la forêt car leurs poursuivants parviendraient rapidement à ce refuge, même s'ils n'avaient pas la possibilité de ratisser l'ensemble des grands bois.
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Et les bruits d'moteurs qu'on y entend, c'est quoi ?
— Vraisemblablement les sections spéciales et des véhicules blindés qui investissent la bourgade...
— Et si y vous trouvent point, qu'est-ce qu'ils peuvent-y bien faire, hein ?

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LÉGLANTIER parut gêné :
Ils s'en prendront aux patriotes du hameau s'ils ne révèlent pas notre retraite, hélas ! Mais nous sommes des combattants et nous ne devons pas nous rendre...
— J'crois que j'vas tous nous tirer d'là... Tu t'sens-t'y capable de marcher jusqu'à ton camp ?
— Oui, je vais beaucoup mieux, ma blessure est moins grave que je ne le craignais et de toute façon je n'ai pas le choix... Et puis tu viens avec moi, hein, l'ÉPOUVANTAIL ?
— Non, j'dois y faire des choses... Et puis les gens du hameau, j'les connais tous bien et j'ai une idée que m'trotte dans la tête... Mais avant faut qu'tu promettes une chose : qu'tu m'j'ures que t'emmèneras LE FAON. Y peut plus vivre seul en forêt, faudra l'aimer comme t'aimerais ton chien et bien le soigner aussi, hein, LÉGLANTIER ? Tu m'le jures ?

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LÉGLANTIER regarda l'ÉPOUVANTAIL comme s'il voyait un Martien, secoua la tête, incrédule, et dit :
Je te le jure ! C'est promis mon cher ÉPOUVANTAIL...
— Faut m'laisser ta ch'mise, ta besace et ton fusil aussi.

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L'ÉPOUVANTAIL ne tourna pas la tête vers eux quand LÉGLANTIER avec LE FAON partirent.
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·····
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Le soleil décline lentement dans les ocres, les mauves, les ors et le pourpre, comme manifestant un immense regret. Au hameau, les hommes séparés des femmes et des enfants, serrés les uns contre les autres, sont rassemblés sur la petite place, près de la fontaine, entourés de soldats casqués, l'arme à la hanche. Au milieu, un officier les harangue en excellent français.
Soudain, venant du bois apparaît l'ÉPOUVANTAIL, vêtu d'une chemise et portant une besace ensanglantées, et pointant vers le ciel un fusil... Il se met à hurler :
C'est moi qu'ai tué l'Oberst et les autres ! Tout seul ! Vous m'entendez, les Chleuh : tout seul ! Ceux-là is-y sont pour ri(e)n ! Et moi, j'vous emmerde, comme en 14 !

L'assistance est figée, les militaires statufiés pointant leurs armes sur lui...

L'ÉPOUVANTAIL tire alors un coup de feu en l'air, par provocation, en direction du soleil... qui n'en finit pas de s'éteindre...

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.

Jacques LAMY- Extrait du recueil : "Vous aurez de mes nouvelles !" édité par "Les Nouveaux Auteurs"
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MessagePosté le: Sam 13 Juin 2009 - 15:27    Sujet du message: Publicité

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Abdel
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MessagePosté le: Sam 13 Juin 2009 - 21:01    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

La chute de cette admirable nouvelle prend le sens d'une réelle chute du côté de l'espoir (désavoué) du lecteur qui s'attendait à ce qu'un sort plus gai soit réservé à cet homme exceptionnel , si bien décrit sur tous les plans jusqu'à le rendre réel.

Son sacrifice paraît gratuit, lui qui s'est sacrifié toute sa vie solitaire au service des autres... pour être sacrifié par l'auteur, ou pour  présenter son acte comme ultime sacrifice bénévole, d'une vie toute bénévole...

Je m'attendais à une surprise quelconque qui fasse découvrir la face cachée de cet homme obscur, une surprise pour tout le village.

L'apothéose du sacrifice d'un homme bon ou l'aphotéose du supplice d'un homme dénué de tout, qui se "suicide" en un acte de bravoure de façade ?

Je ne sais.
La chute  du récit relève le personnage moralement aux yeux de tous, mais le lecteur peine à partager le même souci avec l'auteur.

Après tout, et cela est très important, quand un personnage plait à fond au lecteur, ce dernier en arrive à disputer son destin à l'auteur lui même. Quand on a l'impression d'arriver à "ce bras de fer", alors c'est le signe caractéristique infaillible que le lecteur a fait osmose avec l'auteur  et vice-versa.

Cela est souvent  arrivé avec les grands romans devenus chefs d'oeuvres ; des cercles littéraires de passionnés cogitant âprement sur les choix de l'auteur, jusqu'à lui dénier tout droit de mener ses personnages là où il voudrait...

Une telle osmose ne peut  être qualifiée  que d'apothéose de l'acte d'écriture .
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LAMY Jacques
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Capricorne (22déc-19jan)

MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 - 12:12    Sujet du message: Rébellion et répression... Répondre en citant

Le héros de l'histoire, j'ai nommé Pujot, est un vieil homme épris de liberté, plus altruiste que asocial, qui sacrifie les années (les semaines ? les journées ?) supposées lui rester pour sauver les gens innocents du hameau, alors que L'Églantier, le jeune Résistant, ne peut intervenir sans annihiler les effets de sa rébellion.
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Les rébellions (assassinats dans le métro de soldats Allemands sous l'Occupation") et les répressions (Les 50 "camarades" pris en otage par ces mêmes Allemands et fusillés dès le lendemain des "actes de Résistance" [désapprouvés par le Général De Gaulle, d'ailleurs]) ne sont menées que par des "héros-salauds", sinon elles seraient sans effet. L'esprit chevaleresque n'existe ni en guerre ni en révolution, on ne le retrouve que dans les joutes individuelles, c'est-à-dire, à notre époque, dans les contes... Voir le poème "Feux d'artifice" dans TEXTES POÉTIQUES"...
.
Mais lui, Pujot, considère qu'il n'est plus concerné par l'affaire depuis la Grande-Guerre, et que les gens du village, les jeunes et moins jeunes, qu'il côtoie, méritent de continuer de vivre "à sa place", lui qui ne risque plus rien dans ses bois chéris...
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MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 - 16:50    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Merci pour les éclaircissements.

Il y avait sans doute un prélude à la nouvelle, version originale.
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LAMY Jacques
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Capricorne (22déc-19jan)

MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 - 17:17    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Non, Abdel, une nouvelle doit surprendre par sa chute (suivant certaines "doctrines" de jurys) donc rien de "téléphoné" ne doit paraître en abordant le texte...
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Abdel
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MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 - 20:45    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Oui, Jacques.

Mon côté sentimental l'a emporté sur ma méconnaissance contextuelle et historique du récit. C'est que le côté humain du texte ne laisse pas indifférent .

Et puis, on  se remémore, en vous lisant, un certain Jean Valjean. C'est vous dire que , pour peu que vous le vouliez bien,  bien des personnages deviendraient célèbres sous votre plume.
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MessagePosté le: Dim 14 Juin 2009 - 21:14    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Oui, bien sûr, Abdel : et moi ? et moi ? et moi ?
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amynochka


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MessagePosté le: Lun 15 Juin 2009 - 18:03    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

J'ai toujours eu un faible pour les films français en blanc et noir, ceux qui représentent l'époque de la résistance face à l'ennemi.Difficile de résister à la tentation de lire ce texte jusqu'au bout.
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Abdel
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MessagePosté le: Lun 15 Juin 2009 - 18:39    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Si Pierre Brissot devient célèbre, alors tant pis pour Lamy.

Il n'a qu'à devenir fan comme nous de ce personnage de... l'obscur Lamy.

Au fait , c'est le misérable Jean Valjean qui a rendu célèbre le "personnage" de Victor....

Ah, un autre personnage ? vous êtes piégé, car ça revient au même...
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amynochka


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MessagePosté le: Lun 15 Juin 2009 - 19:03    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Abdel a écrit:
Si Pierre Brissot devient célèbre, alors tant pis pour Lamy.

Il n'a qu'à devenir fan comme nous de ce personnage de... l'obscur Lamy.

Au fait , c'est le misérable Jean Valjean qui a rendu célèbre le "personnage" de Victor....

Ah, un autre personnage ? vous êtes piégé, car ça revient au même...




Derrière les remparts, ce sont les personnages qui volent la vedette! tant pis pour LAMY s'il a su formidablement mettre en évidence L'épouvantail
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LAMY Jacques
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MessagePosté le: Mar 16 Juin 2009 - 12:14    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Moi qui espérais être un écrivain de haut-niveau en publiant sur une grande échelle !
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amynochka


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MessagePosté le: Mar 16 Juin 2009 - 12:40    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

LAMY Jacques a écrit:
Moi qui espérais être un écrivain de haut-niveau en publiant sur une grande échelle !


soyez sans crainte LAMY! ce que vous semez, nous le récoltons...avec ou sans épouvantail! j'apprends beaucoup en vous lisant...et puis quoi encore? me voila vous lancer des fleurs!
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magic
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MessagePosté le: Jeu 25 Juin 2009 - 12:50    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Bravo Jacques. Très belle histoire. je viens de lire d'un trait. Sans transition.

Pour ma part, le personnage principal de la nouvelle me fait penser plus à Gilliat du roman "les travailleur de la mer" et à son sacrifice final qu'à celui des misérables (Jean Valejean).

Encore une fois merci pour le partage
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LAMY Jacques
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Capricorne (22déc-19jan)

MessagePosté le: Jeu 25 Juin 2009 - 17:23    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

En effet, magic, les vertus évoquées en ce texte (qui a reçu le premier prix Maurice GENEVOIX au concours ALVO) sont bien celles des "TRAVAILLEURS DE LA MER" et des "MISÉRABLES"...
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Humphrey
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MessagePosté le: Mar 14 Juil 2009 - 11:49    Sujet du message: "TOUT SEUL !" Répondre en citant

Je vais prendre un risque et sans doute m'attirer les foudres de certains en me permettant un commentaire moins élogieux de cette nouvelle que je n'ai lue que très récemment.


Je n'ai rien de spécial à dire sur l'histoire, qui tient la route mais ne m'a pas ému outre mesure, sans doute parce que je n'ai pas été transporté par l'écriture que j'ai trouvée, désolé de le dire, très moyenne.


Le point fort de Jacques est sans nul doute sa richesse de vocabulaire, qui est toujours au rendez-vous tant dans ses poèmes que dans ses nouvelles. Mais dans cette nouvelle-ci (comme dans quelques autres que je n'ai pas commentées), je trouve le style peu coulant par endroit, haché par trop de précisions entre virgules qui nuisent parfois à la fluidité.


Un exemple : 
Un dimanche, il s'endormit dans un pré fauché. Comme il se relevait, s'étirant longuement, debout et bras tendus au milieu de ce champ, des oiseaux effrayés s'envolèrent, criant. Du chemin, des enfants le virent soudain dressé les bras en croix, ascétique, le chapeau sur les yeux, vêtu en gueunilleux, faisant fuir l'étourneau : (...)


C'est discutable bien sûr, mais il me semble qu'après la deuxième phrase très ponctuée, une phrase plus fluide aurait été nettement plus heureuse.


Plus risqué encore, je me permets d'émettre des doutes sur la correction grammaticales de certaines phrases.

Des plantes il connaissait leurs vertus, leurs nuisances (...)
Ne serait-il pas plus juste d'écrire : "Des plantes il connaissait les vertus, les nuisances" ?


Un jour, l'ÉPOUVANTAIL trouvait un faon blessé, pris dans un piège tendu d'ailleurs pour quelque petit gibier. Le jeune fauve, égaré, avait perdu la harde. Ému, l'homme délivra l'animal affaibli, apeuré et fiévreux et l'emmena avec beaucoup de douceur en son gîte.

Dans cette phrase l'usage de l'imparfait au lieu du passé simple pour "trouvait" me gêne (oserais-je dire que je le trouve peu adéquat.) 


Idem pour "contait" un peu plus loin (même si c'est moins gênant ici) : "En quelques mots LÉGLANTIER contait son aventure à son sauveur."


Voilà, je vais m'arrêter là car il n'est pas dans mon intention de démonter ce texte phrase par phrase. De nombreux passages sont d'ailleurs irréprochables, n'allez pas croire que j'ai trouvé cette nouvelle - qui a reçu un prix, d'après ce que je vois - franchement mauvaise. Mais ma lecture a été gênée par des petites choses et j'ai essayé de vous en donner quelques exemples. Globalement, c'est une nouvelle que je qualifierais d'inachevée.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas, Jacques, mais je suis plus convaincu par votre poésie que par votre prose. 







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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:43    Sujet du message: "TOUT SEUL !"

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