http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Zak et Lehla (suite 7)
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Zak et Lehla (suite 7)
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yasmina
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009 - 13:18    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->
8    

    
«Les dents ont beau rire, le cœur sait la blessure qu'il porte.»    

    

    
    
         « Je ne supporte plus cette famille de fous! » Tonna une jeune fille dans la rue en shootant dans une épluchure de pastèque balancée là.    
          Zak enfonça son oreiller sur ses oreilles en grognant, mais on tambourina à sa porte.    
« Zak! Ouvre s'il te plaît faut que je te parle! »    
           Le jeune homme serra les dents.    
« Merde Fayrouz, t'abuses, je viens de fermer l'œil! Hurla-t-il à l'adresse de la jeune fille qui continuait à frapper.    
_Personne t'a demandé de te coucher aussi tard! Allez, fais pas le connard, ouvre! »    
           Le jeune homme, à contrecœur, finit par se lever. Il jeta un oeil à sa montre, elle affichait dix heures. A peine trois heures qu'il s'était endormi. Il se saisit de ses clés sur la table basse, qu'il balança par la fenêtre. Dix secondes plus tard, Fayrouz était dans sa petite chambre.    
« J'espère sincèrement pour ta gueule que ça en vaut la peine ma vieille, lança-t-il, exténué.    
_ Ouais, ouais. Je reviens de chez mon père, avec mon frère on était partis là-bas dans l'espoir de récupérer nos affaires, tu parles! Quelle idée! Il m'a traînée dans l'escalier par les cheveux! »    
            Zak soupira.    
« Je te signale que t'es une des grandes causes du divorce de tes parents si je me souviens bien. Si t'avais fréquenté plus discrètement tes quinquagénaires, vous n'en seriez jamais arrivés là!    
_Dis moi, connard, t'es de mon côté ou quoi?    
_Écoute, tu viens tambouriner à ma porte alors que j'ai dormi qu'il y a trois heures! Sérieusement j'ai la haine contre toi Fayrouz alors t'attends pas à de brillants conseils!    
_Ba dis donc, t'as dormi à sept heures, toi et Marouane vous avez encore fait les fous?    
_On a passé la nuit à Sidi Amar.    
_Oula, coke-Heineken dis moi.     
_Exactement. Bref en quoi je peux t'aider?    
_J'avais besoin de parler, t'es la personne que je connais qui habite le plus près de chez mon père.    
_Et c'est tout? T'essayerais pas de le faire enrager par hasard? Et s'il t'avait suivi jusque chez moi?    
_Qu'il aille au diable, ma vie ne le regarde plus. J'en ai marre de cette vie Zak, tout ce que je veux c'est m'en aller . Même mon grand-père est insupportable. Il a parlé de nous jeter dehors, mon frère et moi! Tu te rends compte? C'est quoi cette famille? Y'en a pas un pour rattraper l'autre! »    
           Le jeune homme soupira. Il jeta un œil à son lit avec regret. Il fallait absolument qu'il trouve un moyen de la jeter dehors.    
«Allez, ce soir on se voit, on se fait une petite soirée pour penser à autre chose d'accord?     
_Tu te rends pas compte de la chance que t'as de vivre seul, sans personne pour te casser la tête. Et puis ça se voit, t'as pas de pression, pas de tracas. Tu t'éclates tous les soirs quand tu veux, où tu veux, tu ne reçois d'ordres de personne.»    
               Zak rit devant la naïveté de son amie.    
«Réveille-toi! Tous ces problèmes, c'est toi qui les as cherchés! Soit tu t'adaptes à cette société et tu continues à vivre dans l'insouciance avec ton adorable famille, soit tu refuses de te soumettre et tu te retrouves seule. Ta vie n'a rien à voir avec la mienne. Moi je n'ai pas choisi ce que je vis en ce moment. Ou alors je sais pas moi, sois plus discrète! Quelle idée aussi de t'afficher avec un mec de cinquante ans au café du coin!    
_C'était une connaissance, on ne fait rien ensemble, il ne m'a même pas embrassée!    
_Tu te crois en Europe? Ici tu sais très bien que si on te voit avec un mec t'es cataloguée! Et qu'est-ce-que t'as avec les mecs aussi vieux? Les jeunes de ton âge ça te dit pas?    
_Les mecs de mon âge n'ont rien à m'offrir. Pas d'avenir. Des fainéants. »    
            Zak soupira une nouvelle fois. Cela ne servait à rien de discuter avec Fayrouz. Autant cette fille était adorable, déjantée et agréable quand elle était de bonne humeur, autant il valait mieux ne pas la connaître dans la déprime. En fait ils se ressemblaient sur un point. Dans leur vie, rien ne semblait avoir de sens.    
« Si t'avais fait ce que je t'ai dit, tu ne serais plus là à l'heure qu'il est. J'aurais déjà reçu des cartes postales de France, de Belgique ou d'Espagne.    
_De quoi tu parles?    
_Sers-toi de ton sex-appeal, répondit Zak dans un immense sourire. C'est vrai quoi, t'es jolie, plutôt bien foutue. Je te l'ai dit, c'est la seule chose qui marche avec les hommes.    
_T'es vraiment un mec toi! Tu mériterais qu'on te vide une bonne bouteille d'eau glacée dessus, ça te réveillerait un bon coup. Rappelle toi qui je suis Zak. Je suis pas une de ces pétasses naïves qu'on corrompt facilement.    
_Bref, tu ferais mieux de partir Fayrouz. On se voit plus tard. Là je suis crevé, faut vraiment que je dorme.    
_Oui surement. A la prochaine, » lança-t-elle d'un ton plein de reproches en quittant la pièce sans se retourner.    
           Zak entendit la porte se claquer violemment. Fayrouz avait sûrement éclaté en sanglots une fois la pas de la porte passé, mais le garçon ne se sentait pas l'âme charitable. Ses lourdes paupières se rabattaient déjà sur ses yeux et il s'endormit immédiatement.    

    
           On toqua à la porte. Le garçon grogna. Pourquoi revenait-elle?    
« Zakarya! » Hurla une voix féminine.    
           Ce n'était pas Fayrouz. Il jeta un oeil à sa montre, il était quatorze heures. Apparemment, le monde entier s'était accordé pour l'empêcher de dormir en ce jour Saint.    
Zak grommela un juron. Il se frotta les yeux avec les paumes de ses mains et repoussa son drap en bas du matelas. Puis dans un gémissement, il se leva. Il enfila rapidement un tee-shirt tandis qu'on tambourinait avec insistance, faillit buter sur ses chaussures en ouvrant la porte de sa chambre, avança dans le couloir en zigzaguant, la main sur son crâne qui le faisait atrocement souffrir et qui bourdonnait comme si un groupe de musique chaabi s'était installé à l'intérieur.    
Il finit par ouvrir la porte d'entrée et plissa les yeux, éblouit par la lumière du soleil.    
« Bonjour, ça va?    
_ Ça va, merci, » répondit-il poliment.    
           Il reconnu Soumaya, la voisine, de dix ans son aînée, mariée au chauffeur de taxi.    
« Voilà on a des invités, et on a fait du couscous, du coup il en reste beaucoup, donc on a pensé que ça t'intéresserait. »    
           Elle lui tendit un immense plat de couscous, une fabuleuse odeur s'en dégageait, celle de la viande d'agneau mêlée aux carottes, aux courgettes et aux navets. Zak attrapa l'assiette, un immense sourire aux lèvres.     
« Merci beaucoup Soumaya, si je peux faire quoique ce soit pour vous faites-moi signe!    
_ Oh non y a pas de quoi, on en avait en trop, on sait que toi tu cuisines pas trop alors... Voilà, si t'as encore faim il en reste! » Lança-t-elle en tournant les talons.    
           Le jeune homme la regarda partir, toujours souriant, puis il referma sa porte.    
Il regagna sa chambre et souleva le papier aluminium. Le couscous était tout chaud, une légère vapeur s'en extirpait. Soumaya avait tout prévu, une cuillère et une serviette avaient été disposés sur le côté. Très vite il fourra une cuillère de semoule dans sa bouche, c'était tout simplement succulent. Qu'est-ce que ça lui avait manqué! Puis il repensa à Habiba, celle qui avait été sa mère. Elle était si bonne cuisinière. Elle faisait le couscous comme personne. Il se souvenait aussi de ses tajines au bœuf et aux pruneaux, et de la bstella* qu'il aimait tellement et qu'elle lui faisait à tous ses anniversaires. Il avait été tellement heureux pendant une partie de sa vie. Il se souvenait avoir couru dans le jardin tout près, joué avec Habiba à la balle, appris à faire du vélo avec Jamal qui tenait la selle derrière... Tant de moments d'insouciance! Mais celle qui avait été sa mère avait fini par mourir d'un cancer du sein. Et comme un malheur ne vennait jamais seul, la vérité éclata enfin au grand jour. Zak n'était pas leur enfant, il avait été dupé pendant toutes ces années. Il ne s'agissait pas d'adoption, car l'Islam l'interdit, mais de Kalafa. Par cette procédure, Zak était pris en charge jusqu'à ses dix-huit ans. Seulement la mort de Habiba au cours de ses quinze ans avait fait tout basculer. Alors que le garçon s'en trouvait accablé, la question de l'héritage finit par être évoquée, c'est ainsi que brutalement, son entourage dévoila la vérité, un enfant pris en charge ne pouvant hériter au même titre qu'un enfant biologique. Par testament, il aurait eu droit à un tiers de l'héritage. Mais Habiba n'en avait écrit aucun. Zak cru au départ que ça n'aurait pas d'importance. Il se rendit compte très vite qu'il faisait fausse route. Jamal songea rapidement à vendre la maison. Détruit par la mort de sa femme, il ne supportait plus de vivre avec les fantômes du passé. Zak ne savait pas encore qu'il en faisait partie. Les Bennami vinrent visiter la maison, et Jamal commença à ranger ses affaires dans des cartons. Jusque là, à aucun moment Zak n'avait été évoqué dans ses projets. Il apprit finalement que Jamal avait conservé une partie de la maison. Une chambre et des toilettes.    
« Je ne peux plus m'occuper de toi. De toute façon il ne reste que trois ans avant la fin de la Kalafa, je te laisse cette chambre, tu n'auras pas à te préoccuper du loyer. Les Bennami sont des gens biens, tu pourras toujours faire appel à eux si tu as un problème, » finit par déclarer celui qui avait été son père.    
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            Zak comprit à partir de là que dans le monde où il vivait, seul le lien du sang comptait. Il avait finit par réunir dans cette minuscule chambre du rez-de-chaussée toutes ses affaires. Il lui en avait beaucoup voulu, il l'avait même maudit, et s'il avait su comment, il aurait sûrement fait de la sorcellerie pour qu'il lui arrive malheur. Il avait longtemps refusé d'assumer ce nom, Fadil, qui était pourtant la seule identification qu'il avait. Avec le temps, toute cette rancœur s'était dissipée, tandis qu'au rythme des saisons le garçon avait appris à se débrouiller seul...  
  
    

    

    

    

    

    

    

    


Dernière édition par yasmina le Dim 11 Oct 2009 - 19:11; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009 - 13:18    Sujet du message: Publicité

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Humphrey
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009 - 19:04    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Ce huitième chapitre m'a bien pu également avec ses dialogues très crus mais qui sonnent justes. Il y aurait bien quelques petits toilettage à faire pour que la retranscription de ce style parlé soit plus aisé à lire, mais rien de sérieux.

Je me demande si l'histoire de Zak et sa mère ne sonnerait pas mieux au plus-que-parfait: "Mais celle qui avait été sa mère avait fini par ..."   (etc.)
Le passé simple ne gène pas vraiment la lecture, mais il me semble moins logique par rapport à la chronologie des faits. Evidemment si on change cette phrase il faut chnager certains autres verbes dans les phrases qui suivent (mais pas tous !)
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yasmina
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009 - 19:07    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

ah oui je vais regarder ça, je vais faire les modifications en gras.
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009 - 19:27    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Attendez d'abord l'avis d'Abdel et de Jacques car je ne suis pas trop sûr que ce soit indispensable.
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yasmina
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009 - 19:59    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

De toute façon je pense qu'ils seront d'accord avec vous, ça coule mieux maintenant que j'ai modifié! Je précise à ceux qui n'ont pas lu avant que les mots en gras étaient au passé simple.
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Humphrey
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009 - 21:01    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Remplacer le passé simple... pas si simple! Si vous changez ces deux verbes, vous devez en changer beaucoup d'autres, d'où mon hésitation à vous embarquer dans cette modification.

"Tant de moments d'insouciance! Mais celle qui avait été sa mère avait fini par mourir d'un cancer du sein. Et comme un malheur ne vient (ici je laisserais le présent) jamais seul, la vérité avait enfin éclaté au grand jour. Zak n'était pas leur enfant, il avait été dupé pendant toutes ces années. Il ne s'agissait pas d'adoption, car l'Islam l'interdit, mais de Kalafa. Par cette procédure, Zak avait était pris en charge jusqu'à ses dix-huit ans. Seulement la mort de Habiba au cours de ses quinze ans avait fait tout basculer. Alors que le garçon s'en trouvait accablé, la question de l'héritage avait fini par être évoquée, c'est ainsi que brutalement, son entourage avait dévoilé la vérité, un enfant pris en charge ne pouvant hériter au même titre qu'un enfant biologique. Par testament, il aurait eu droit à un tiers de l'héritage. Mais Habiba n'en avait écrit aucun. Zak avait cru au départ que ça n'aurait pas d'importance. Il s'était rendu compte très vite qu'il faisait fausse route. Jamal avait songé rapidement à vendre la maison. Détruit par la mort de sa femme, il ne supportait plus de vivre avec les fantômes du passé. Zak ne savait pas encore qu'il en faisait partie. (...) "

... et ainsi de suite, ce n'est pas fini mais je m'arrête ici parce que, je le répète, ce n'est peut-être pas indispensable, il y a peut-être moyen d'éviter tous ces plus-que-parfait (un peu lourds) mais je n'ai pas vraiment cherché.
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2009 - 23:08    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Je dois d'abord signaler que des laps de temps assez longs entre les lectures des chapitres successifs, font perdre le fil conducteur.

Ainsi, je ne sais plus où en étais-je avec Zak. Cela empêche , en général, de porter une appréciation sur l'homogénéité du récit et sur les rapports logiques entre les chapitres. Ce sera une faille dans le commentaire qui se veut exhaustif, un manque à gagner pour l'auteur.

Ensuite, je devrais revenir à l'une de mes remarques précédentes sur le ton des dialogues entre jeunes marocains. Là, franchement, c'est purement européen, précisément français. A moins que ce ne soient des jeunes "européanisés" comme par exemple les élèves de la Mission française, toutes proportions gardées. Ce qui n'est pas le cas, peut-être, de Zak et les filles. Mais sait-on jamais...

Je conseillerais alors le ton et le langage "neutre" pour faire plus marocain. certains mots et certaines expressions ne collent pas. Là, je suis catégorique.

Par ailleurs, juste une rectification mineure : La Kafala (non Kalafa). En effet la religion musulmane interdit l'adoption juridique telle que conçue en Occident. Mais n'interdit pas l'adoption de forme.

L'enfant est adopté mais garde tous ses droits de filiation, y compris l'héritage, avec ses parents biologiques.  Par contre il n'hérite pas des parents adoptifs ni du nom , ni des biens. C'est cela la Kafala. Les biens de l'enfant adoptif sont gérés par les parents protecteurs jusqu'à sa majorité et le coran promet les pires chatiments pour ceux qui les dilapident. De même qu'il incite à soigner l'adopté, le nourrir et l'éduquer du mieux que possible, pour la charité de Dieu.

Pour les temps du récit, je pense que Yasmina avait adopté l'approche qui convient bien à la narration de ce récit. Du moins, ce fut ma première impression.

Après avoir lu les propositions de Humphrey, je partage son idée que la suppression du passé simple rend un peu lourd le récit, avec le plus que parfait.

N'ayant pas la réponse satisfaisante pour confirmer ou infirmer je me suis mis à rechercher. J'ai trouvé une certaine confirmation du choix de Yasmina, dans le lien en bas. C'est juste pour sa valeur intrinsèque. L'exemple qui y est cité ne rassasie pas la soif.  Le sixième sens et la façon de concevoir la succesion des événements l'emportent , je crois , sur l'application stricte des règles de concordance des temps.

Le voici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pass%C3%A9_simple
 
" Le passé simple (ou passé défini) est un tiroir verbal de la conjugaison des verbes français. C'est un temps simple essentiellement utilisé à l'écrit comme temps de narration, c’est-à-dire celui dans lequel sont exprimés les événements achevés successivement, considérés comme « essentiels », qui constituent la trame d'un récit. Les événements « non-essentiels », exprimés à l'imparfait, au plus que parfait et au conditionnel, ne sont pas mentionnés rigoureusement dans leur ordre réel de succession. Ex :
 
Dehors la tempête faisait rage, aucun voyageur ne s'aventurerait plus jusqu'ici. Il éteignit une à une toutes les lampes, rentra dans sa chambre, se déshabilla hâtivement et se glissa entre les draps. Comme il l'avait deviné, ils étaient glacés. Néanmoins, il s'endormit presque immédiatement. "
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MessagePosté le: Lun 12 Oct 2009 - 09:38    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Concernant les dialogues, je suis bien mal placé pour dire s'ils sont conformes au langage qu'utilisent les jeunes marocains entre eux au Maroc mais quand je dis qu'ils me paraissent sonner juste, c'est par rapport à mes propres références, c'est-à-dire la façon dont j'entends parler les jeunes marocains ici en Belgique ou dans les films (souvent français). 

Si, comme l'affirme Abdel, cela ne correspond pas du tout à la réalité marocaine locale, c'est un problème pour la crédibilité du roman et cela me dérange en tant que lecteur car je me sens un peu trompé sur la marchandise. Mais adopter un langage plus neutre comme le suggère Abdel risquerait de rendre ces dialogues complètement insipides.

Alors que faire ? Soit Yasmina connaît la manière de s'exprimer de ces jeunes, et dans ce cas elle peut corriger le tir, soit ses seules références sont les marocains de France, et dans ce cas je vois mal comment résoudre ce problème.

Concernant l'usage des temps, je pense qu'il vaut mieux revenir au passé simple initial mais en ajoutant alors une ou deux phrases de transition après "Tant de moments d'insouciance" pour faire oublier l'imparfait de la phrase précédente, qui demande le plus-que-parfait dans celle qui suit puisqu'elle parle d'événements antérieurs à celui raconté à l'imparfait (vous me suivez?) Tout cela est une simple question de logique chronologique, en fait, mais on peut y déroger à condition que cela ne choque pas à la lecture et qu'il n'y ait pas d'ambiguité possible.
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yasmina
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 01:18    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

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«Les dents ont beau rire, le cœur sait la blessure qu'il porte.»  

  

  
  
« Je ne supporte plus cette saleté de famille! » Tonna une jeune fille dans la rue en shootant dans une épluchure de pastèque balancée là.  
Zak enfonça son oreiller sur ses oreilles en grognant, mais on tambourina à sa porte.  
« Zak! Ouvre s'il te plaît faut que je te parle! »  
Le jeune homme serra les dents.  
« Putain Fayrouz, t'abuses, je viens de fermer l'œil, tu me rends malade! Hurla-t-il à l'adresse de la jeune fille qui continuait à frapper.  
_Personne t'a demandé de te coucher aussi tard! Allez, s'il te plaît ouvre! »  
Le jeune homme, à contrecœur, finit par se lever. Il jeta un œil à sa montre, elle affichait dix heures. A peine trois heures qu'il s'était endormi. Il se saisit de ses clés sur la table basse, qu'il balança par la fenêtre. Dix secondes plus tard, Fayrouz était dans sa petite chambre.  
« J'espère sincèrement pour toi que ça en vaut la peine, espèce de mocheté, t'as aucun respect pour le sommeil des gens! Est ce que t'es intéressée par quelqu'un d'autre que toi-même? lança-t-il, exténué.  
_ Ouais, ouais. Je reviens de chez mon père, avec mon frère on était partis là-bas dans l'espoir de récupérer nos affaires! Mais quelle idée! Il m'a traînée dans l'escalier par les cheveux! Je suis vraiment idiote d'avoir été là-bas! »  
Zak soupira.  
«Rappelle toi que t'es une des grandes causes du divorce de tes parents. Si t'avais fréquenté plus discrètement tes vieux mecs, vous n'en seriez jamais arrivés là!  
_Dis moi, connard, t'es de mon côté ou quoi?  
_Écoute, tu viens tambouriner à ma porte alors que j'ai dormi qu'il y a trois heures! Sérieusement à l'heure actuelle je te déteste, Fayrouz, alors t'attends pas à de brillants conseils!  
_Ba dis donc, t'as dormi à sept heures, toi et Marouane vous avez encore fait les fous?  
_On a passé la nuit à Sidi Amar.  
_Chite-Heineken dis moi.   
_Exactement. Bref qu'est ce que je peux faire pour toi?  
_J'avais besoin de parler, t'es la personne que je connais qui habite le plus près de chez mon père.  
_Et c'est tout? T'essayerais pas de le faire enrager par hasard? Et s'il t'avait suivi jusque chez moi?  
_Il a qu'à aller se faire foutre, ma vie ne le regarde plus. J'en ai marre de cette vie Zak, la seule chose que je désire c'est m'en aller .Même mon grand-père est insupportable. Il nous a conseillé de louer un appartement, à mon frère et à moi! Tu comprends ça toi? C'est quoi cette famille? Est ce qu'on demande à une fille de quitter la maison avant d'être mariée? Ça n'arrive jamais normalement! Quel genre de famille fait ça?»  
Le jeune homme soupira. Il jeta un œil à son lit avec regret. Il fallait absolument qu'il trouve un moyen de la jeter dehors.  
«Allez, ce soir on se voit, on se fait une petite soirée pour penser à autre chose d'accord?   
_Tu te rends pas compte de la chance que t'as de vivre seul, sans personne pour te casser la tête. Et puis ça se voit, t'as pas de pression, pas de problèmes. Tu t'éclates tous les soirs quand tu veux, où tu veux, tu ne reçois d'ordres de personne.»  
Zak rit devant la naïveté de son amie.  
«Réveille-toi! Tous ces problèmes, c'est toi qui les as cherchés! Soit tu t'adaptes à cette société et tu continues à vivre dans l'insouciance avec ton adorable famille, soit tu refuses de te soumettre et tu te retrouves seule. Ta vie n'a rien à voir avec la mienne. Moi je n'ai pas choisi ce que je vis en ce moment. Ou alors je sais pas, sois plus discrète! Quelle idée aussi de te montrer publiquement avec un mec de cinquante ans au café du coin!  
_C'était une connaissance, on ne fait rien ensemble, il ne m'a même pas embrassée!  
_Tu te crois en Europe? Ici c'est le Maroc, tu sais très bien que si on te voit avec un mec t'es classée! Et qu'est-ce-que t'as avec les mecs aussi vieux? Tu ne sais pas te contenter des jeunes de ton âge?  
_Les mecs de mon âge n'ont rien à m'offrir. Pas d'avenir. Des fainéants. »  
Zak soupira une nouvelle fois. Cela ne servait à rien de discuter avec Fayrouz. Autant cette fille était adorable, déjantée et agréable quand elle était de bonne humeur, autant il valait mieux ne pas la connaître dans la déprime. En fait ils se ressemblaient sur un point. Dans leur vie, rien ne semblait avoir de sens.  
« Si t'avais fait ce que je t'ai dit, tu ne serais plus là à l'heure qu'il est. J'aurais déjà reçu des cartes postales de France, de Belgique ou d'Espagne.  
_De quoi tu parles?  
_Sers-toi de ton sex-appeal, répondit Zak dans un immense sourire. C'est vrai quoi, t'es jolie, plutôt bien foutue. Je te l'ai dit, c'est la seule chose qui marche avec les hommes.  
_T'es vraiment un mec toi! Tu mériterais qu'on te vide une bonne bouteille d'eau glacée dessus, ça te réveillerait un bon coup. Rappelle toi qui je suis Zak. Je suis pas une de ces pétasses naïves qu'on corrompt facilement.  
_Bref, tu ferais mieux de partir Fayrouz. On se voit plus tard. Là je suis crevé, faut vraiment que je dorme.  
_Oui surement. A la prochaine, » lança-t-elle d'un ton plein de reproches en quittant la pièce sans se retourner.  
Zak entendit la porte se claquer violemment. Fayrouz avait sûrement éclaté en sanglots une fois la pas de la porte passé, mais le garçon ne se sentait pas l'âme charitable. Ses lourdes paupières se rabattaient déjà sur ses yeux et il s'endormit immédiatement.  

  
On toqua à la porte. Le garçon grogna. Pourquoi revenait-elle?  
« Zakarya! » Hurla une voix féminine.  
Ce n'était pas Fayrouz. Il jeta un oeil à sa montre, il était quatorze heures. Apparemment, le monde entier s'était accordé pour l'empêcher de dormir en ce jour Saint.  
Zak grommela un juron. Il se frotta les yeux avec les paumes de ses mains et repoussa son drap en bas du matelas. Puis dans un gémissement, il se leva. Il enfila rapidement un tee-shirt tandis qu'on tambourinait avec insistance, faillit buter sur ses chaussures en ouvrant la porte de sa chambre, avança dans le couloir en zigzaguant, la main sur son crâne qui le faisait atrocement souffrir et qui bourdonnait comme si un groupe de musique chaabi s'était installé à l'intérieur.  
Il finit par ouvrir la porte d'entrée et plissa les yeux, éblouit par la lumière du soleil.  
«Salam alikoum, ça va?  
_ Alikoum ou salam. Ça va, merci, » répondit-il poliment.  
Il reconnu Soumaya, la voisine, de dix ans son aînée, mariée au chauffeur de taxi.  
« On a des invités, et on a fait du couscous. Il en reste beaucoup, donc on a pensé que ça t'intéresserait. »  
Elle lui tendit un immense plat de couscous, une fabuleuse odeur s'en dégageait, celle de la viande d'agneau mêlée aux carottes, aux courgettes et aux navets. Zak attrapa l'assiette, un grand sourire aux lèvres.   
« Merci beaucoup Soumaya, si je peux faire quoique ce soit pour vous faites-moi signe!  
_ Oh non y a pas de quoi, on en avait en trop, on sait que toi tu cuisines pas trop alors... Bref, si t'as encore faim il en reste! » Lança-t-elle en tournant les talons.  
Le jeune homme la regarda partir, toujours souriant, puis il referma sa porte.  
Il regagna sa chambre et souleva le papier aluminium. Le couscous était tout chaud, une légère vapeur s'en extirpait. Soumaya avait tout prévu, une cuillère et une serviette avaient été disposés sur le côté. Très vite il fourra une cuillère de semoule dans sa bouche, c'était tout simplement succulent. Qu'est-ce que ça lui avait manqué! Puis il repensa à Habiba, celle qui avait été sa mère. Elle était si bonne cuisinière. Elle faisait le couscous comme personne. Il se souvenait aussi de ses tajines au bœuf et aux pruneaux, et de la pastilla* qu'il aimait tellement et qu'elle lui faisait à tous ses anniversaires. Il avait été tellement heureux pendant une partie de sa vie. Il se souvenait avoir couru dans le jardin tout près, joué avec Habiba à la balle, appris à faire du vélo avec Jamal qui tenait la selle derrière... Tant de moments d'insouciance! Mais celle qui fut sa mère finit par mourir d'un cancer du sein. Et comme un malheur ne vient jamais seul, la vérité éclata enfin au grand jour. Zak n'était pas leur enfant, il avait été dupé pendant toutes ces années. Il ne s'agissait pas d'adoption, car l'Islam l'interdit, mais de Kafala. Par cette procédure, Zak était pris en charge jusqu'à ses dix-huit ans. Seulement la mort de Habiba au cours de ses quinze ans avait fait tout basculer. Alors que le garçon s'en trouvait accablé, la question de l'héritage finit par être évoquée, c'est ainsi que brutalement, son entourage dévoila la vérité, un enfant pris en charge ne pouvant hériter au même titre qu'un enfant biologique. Par testament, il aurait eu droit à un tiers de l'héritage. Mais Habiba n'en avait écrit aucun. Zak cru au départ que ça n'aurait pas d'importance. Il se rendit compte très vite qu'il faisait fausse route. Jamal songea rapidement à vendre la maison. Détruit par la mort de sa femme, il ne supportait plus de vivre avec les fantômes du passé. Zak ne savait pas encore qu'il en faisait partie. Les Bennami vinrent visiter la maison, et Jamal commença à ranger ses affaires dans des cartons. Jusque là, à aucun moment Zak n'avait été évoqué dans ses projets. Il apprit finalement que Jamal avait conservé une partie de la maison. Une chambre et des toilettes.  
« Je ne peux plus m'occuper de toi. De toute façon il ne reste que trois ans avant la fin de la Kafala, je te laisse cette chambre, tu n'auras pas à te préoccuper du loyer. Les Bennami sont des gens biens, tu pourras toujours faire appel à eux si tu as un problème, » finit par déclarer celui qui avait été son père.  
Zak comprit à partir de là que dans le monde où il vivait, seul le lien du sang comptait. Il avait finit par réunir dans cette minuscule chambre du rez-de-chaussée toutes ses affaires. Il lui en avait beaucoup voulu, il l'avait même maudit, et s'il avait su comment, il aurait sûrement fait de la sorcellerie pour qu'il lui arrive malheur. Il avait longtemps refusé d'assumer ce nom, Fadil, qui était pourtant la seule identification qu'il avait. Avec le temps, toute cette rancœur s'était dissipée, tandis qu'au rythme des saisons le garçon avait appris à se débrouiller seul...  
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yasmina
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 01:20    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Je n'ai changé que les dialogues entre Zak et Fayrouz au début, pour les rendre moins "européanisés", je ne vois pas quoi faire de plus, j'ai peur de rendre les formulations trop maladroites en fait.
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Abdel
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 02:19    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Je trouve que c'est bien et que ça passe.

De façon générale , mon regard de lecteur marocain ne sera pertinent que pour vous apporter des précisions sur des points que vous voudriez vérifier.La littérature ne reflète pas forcément toute la réalité. Il n'est donc pas tellement utile à à ce que le lecteur local ramène les choses vers lui et voudrait qu'elles soient écrites comme il le souhaite.
 
Bref, ne vous formalisez pas trop de mes remarques antérieures qui anticipent sur le roman. Continuez votre travail. C'est un chez d'oeuvre qui ne souffre pas de remarques trop tatillonnes de ma part et qui stoppent l'élan. Je m'en voudrais.
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yasmina
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 02:26    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Oui mais je vous comprends totalement quand vous dites que c'est trop européanisé, c'est pour ça qu'il fallait que j'essaye d'arranger ça. Je voyais exactement ce que vous vouliez dire, et c'était une de mes craintes aussi.
Il ne faut pas que ça ressemble trop au langage de cité de France.
Je vous remercie pour vos remarques car ce sont elles qui m'ont aidée à me construire et à m'améliorer. Sincèrement, sans vous je ne serais pas là où j'en suis aujourd'hui.
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Abdel
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 02:50    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Vous êtes trop gentille et trop modeste Yasmina. Se fier à cet Abdel qui écrit "chef-d'oeuvre"  "chez d'oeuvre", c'est pas très recommandable !

C'est parce que votre récit se passe au Maroc, que je me hasarde à des remarques sur des points du décor, des us et coutumes et autres trucs à la portée de n'importe quel concitoyen. Mais ce n'est pas cela l'essentiel. L'essentiel c'est le souflle de votre écrit et sa force artistique, votre talent à brasser les personnages et les sentiments.

Un talent indéniable que j'admire et applaudit. Et je ne suis pas le seul. Dieu merci.

Allez, bon courage Yasmina et très bonne année !
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 03:23    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Vous savez bien que je ne parle pas que de ça Abdel. Il n'y a qu'à regarder la première version de mon roman que j'avais posté sur le forum. D'autres choses n'allaient pas.
Ce forum m'a insufflé la force et la volonté d'aller jusqu'au bout. Meme si je prends mon temps  :-)

Bonne année à vous aussi!
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Humphrey
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 13:11    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7) Répondre en citant

Vous avez raison de prendre votre temps, la qualité est souvent à ce prix, même si dans le cas présent cela ne simplifie pas le travail des commentateurs que nous sommes car depuis le dernier chapitre posté, nous avons eu largement le temps de tout oublier. Pour apprécier un roman sous toutes ses coutures, il faudrait pouvoir le lire de façon plus ou moins continue. Personnellement, je vais donc attendre que quelques nouveaux chapitres soient postés avant de poursuivre ma lecture.

Bon, et aussi, je vous invite pour ma part à garder les pieds sur terre : ce premier roman est certes prometteur mais un chef-d'oeuvre, dans mon vocabulaire, c'est encore quelques niveaux au-dessus. Mais je suppose que vous en êtes consciente.

Ce cher Abdel (que nous apprécions tous) a parfois tendance à s'emballer un peu quand il est confronté à un bon texte, sans doute parce qu'il en a lu tellement de mauvais dans les forums. Mais si vous voulez progresser encore, ce n'est pas aux écrits - souvent très médiocres, il faut bien l'avouer - des internautes que vous devez vous comparer, mais à ceux des écrivains publiés et dont la qualité d'écriture est reconnue par tous.

P.S.: Ceci est dit sans vouloir faire le moindre reproche à Abdel. Nous avons souvent deux approches bien différentes des textes qui sont postés ici mais je pense - et je sais qu'Abdel le pense aussi - que c'est un bonne chose pour ce forum et surtout pour les auteurs qui postent.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:39    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 7)

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