http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Autopsie
  Créations littéraires
 
Index
 
 S’enregistrerS’enregistrer 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 


 Bienvenue  
Autopsie

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Espace romans -> Romans en cours -> "Autopsie" de Psy
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
PSY
Réputation
Réputation

Hors ligne

Inscrit le: 27 Oct 2009
Messages: 10
Poissons (20fev-20mar)

MessagePosté le: Mer 28 Oct 2009 - 23:55    Sujet du message: Autopsie Répondre en citant

Bonsoir à Tous. je vous envoie un texte, le debut de mon livre. je vous resume un peu l'oeuvre afin que vous compreniez.
Ce livre se nommera "autopsie" sous titré "de quoi sont mortes nos valeurs" ( je parle des valeurs africaines). le livre se presentera en deux partie.
1. c'est l'histoire d'un jeune qui vit au village avec tout ce qu'il y a de traditionnel, de culture africaine authentique et autre. Un vent de modernisation soufflant vers le village la necessité de changer s'imposait. mais auparavant, il fallait d'abord savoir ce qui se passait en ville et voir comment s'adapter sans perdre ce qu'il y a de quintessentielle dans la culture traditionnelle.
2. c'est un essai en aphorisme qui tente de repondre à la question de quoi sont mortes nos valeurs.

le lecteur s'appercevra au fil des lectures que en fait l'histoire se deroule en temps réel dans un amphi théatre de l'université. Un Ecrivain y est pour donner une conference sur le thème "de quoi sont mortes nos valeurs". il va d'abord raconter l'histoire qui permet de comprendre comment s'exprimaient nos valeurs, avant de donner les raisons de la mort de certaines d'entre elles ( c'est une autopsie de la société africaine actuelle).

Excusez de la longueur du texte. bonne lecture!!!!

***************************************************************************************************
La nuit pesait de son voile sombre sur le petit village de Tanda, au Nord-Est d’un pays lointain qui se nommait Burkivoire. Tanda était un village à part dans la dynamique de développement du pays. Il ne semblait pas en effet se préoccuper de tous ces progrès de la technologie qui régnait sur le pays. Ce village baignait encore dans l’obscurité et donc ne connaissait pas encore les progrès de la lumière. Et pourtant ….loin de tous ces progrès, les habitants de Tanda (les Tandanais) étaient un peuple heureux parmi ceux de la région du Zanzan. La population vaquait à ses occupations quotidiennes : travaux champêtres, cueillettes, chasses, pêches … etc. Dans une confraternité exemplaire, ceux-ci s’épanouissaient dans le respect de l’autre et sans oublier d’être en conformité avec leurs convictions personnelles. Tanda avait de petites habitations qui faisaient penser à celles précoloniales, à celles de nos ancêtres dont la mémoire seule nous reste. C’était un petit village rond entouré de forets et traversé par le fleuve le plus poissonneux de Burkivoire. Dans l’ensemble, les Tandanais étaient heureux, surtout qu’ils étaient sous une organisation sociale et politique favorable à leur épanouissement. En fait, Tanda était dirigé par un comité de sage et de jeunes suffisamment intelligents qui ont su dépasser les frontières de la naïveté, exprimer leur grande science et leur liberté d’esprit. Le système dans lequel le village était plongé était basé sur le respect des valeurs individuelles. La sagesse de cette population guerrière voulait que : « pour atteindre un collectivisme fort et puissant, il faut un individualisme rationnel fort et puissant. ». Les hommes apprenaient donc à respecter la valeur de leur voisin ; Ce qui faisait que le fort était respecté par le faible et vis versa. Et chaque personne étant à sa place, et reconnaissant donc sa place, Tanda vivait heureux. Dans une telle contrée, nul ne valorisait le favoritisme, la femme par exemple devait lutter et arriver à s’imposer dans un monde où les hommes régnaient en parfaite complémentarité avec cette dernière, qui avait su mériter sa place. L’octroi favorise la paresse et tue l’Homme.
Dans la nuit pesante de ce petit village, un homme, dont la qualité de grand chasseur dépassa les frontières de Tanda, marchait, portant en bandoulière un sac et ayant sur l’épaule, un beau sabre. C’était Tiemoko, le respectable Tiemoko ; celui-là qui ne savait parler que pour dire la vérité, celui là qui ne pouvait parler sans émerveiller. Il revenait de la chasse et avait dans son sac une belle récolte qu’il espérait voir ravir le coeur de sa femme Marym. Celle-là qui incarnait la femme libre.
La case de Marym était faiblement éclairée lorsque Tiemoko déposa son sac à l’entrée de la case de celle-ci. Marym attendait un enfant qui en fait ne tarderait pas à naître. Dix mois s’étaient déjà écoulés, l’enfant aurait déjà du être né. ; Hélas non. Tiemoko ne s’en inquiétait pas. Ne le savait-il pas ? N’aurait-il pas pu le prévoir ? Il se rappelait encore de sa rencontre lors d’une randonnée dans la forêt, avec cette belle femme, douce et généreuse dans ces moments difficiles où, après des années de mariage, il désespérait de ne pas pouvoir avoir d’enfants. Celle-ci ne lui promit –il pas un enfant, un célèbre enfant ce jour – là ? « Ton enfant naîtra bientôt et heureux seront les autres …Tu es grand et fort et sage ; Tu es fier de toi et tu as horreur des bassesses. Vois-tu, ton peuple se perdra, ton monde coulera et les Hommes comme toi risquent de disparaître et c’est pourquoi, tu dois t’éterniser. Et je dois te rendre éternel ; tu le seras si tu le souhaites ». Avait –elle dit. Tiemoko sourit et regarda cette belle femme lui conter le futur. Il ne comprenait alors pas comment le courage pouvait un jour disparaître. « …Pour obtenir l’immortalité, il te faudra faire l’épreuve de la mort et d’une perpétuelle renaissance… ».
« La métaphore de Tiemoko qui doit s’éterniser c’est le sacrifice de certains combattants pour que naissent des hommes de grandes vertus. »
Tiemoko appela sa femme, qui dans la pénombre répondit d’une voix faible, empreinte de fatigue. Tiemoko entra, trouva sa femme assise sur la paillasse, un lit de paille, les cheveux ébouriffés et le visage froissé. Il alla s’asseoir près d’elle et lui tint la main.
- Tu as pleuré ? Questionna-t-il.
- Oh ! Tu sais j’ai toujours ces maux atroces de ventre. J’en souffre énormément tu sais !
- T’en fait pas Marym, ton enfant sera à la hauteur de ta souffrance, femme. Aies s’il te plait un état d’esprit tel qu’il puisse naître avec une propension au bonheur et surtout à l’honneur. Attends- le avec bonheur et savoure cette douleur au nom de notre Amour et sois forte. Nos ancêtres ne veulent-ils pas nous gratifier d’un enfant digne d’eux ? J’ai cinquante ans et toi, trente et cinq, et c’est notre premier enfant.
- Merci Tiemoko. Tu sais je t’aime trop fort et ensemble on éduquera cet enfant, on le rendra exceptionnel, fier et versé dans l’art de nos ancêtres… Et elle le regarda, toute souriante.
La lumière de la lampe commençait à faiblir. Tiemoko lâcha la main de sa femme pour la raviver. Il ajouta un peu de pétrole dans la lampe tempête. Il sortit prendre son bain, se changea et revint s’asseoir auprès de sa femme. Celle-ci avait préparé un repas simple à faire : un ragoût d’igname. Il mangea avec appétit et avec sa femme Marym ; Cette femme qu’il épousa à cause de sa beauté, son courage et surtout de son intelligence. La nuit avançait sur Tanda, la lune venue suppléer le soleil, brillait de plus belle manière que des poètes en seraient tombés fou. Et l’on pu entendre des chants sous l’arbre à palabre du village. Les jeunes étaient sortis écouter les contes du sage Horus, l’homme le plus vieux du village et le plus sage. Il allait encore une fois, comme à l’accoutumée, semer dans la conscience des jeunes certaines vertus à travers les contes.
Tiemoko écoutait, à travers les trous de la case, les passages secrets des pailles de la toiture, les chants des nubiles, les bruits des tambours et les cris des enfants. Et il était assis en face de sa femme. Elle le regarda longtemps et sourit.
- Pourquoi souris- tu, Marym ?
- Rien !
- Sûr …
- J’imagine la tête que tu ferais si l’enfant me ressemblait.
- Oh ! Non. Il ne te ressemblera pas. Saches que je suis mon enfant. Il sera moi et moi je ne serai plus moi mais lui lorsqu’il sera.
Il était vingt et trois heures du matin. Les vieillards fatigués se retirèrent et laissèrent les jeunes continuer leurs jeux. Quelques heures plus tard, la lune manifestement fatiguée se retira silencieusement derrière les nuages, et laissa Tanda dans une clarté tiède, période où il était interdit de sortir de sa case. D’ailleurs minuit sonna que les villageois étaient déjà dans le ventre de leurs cases. Cette période était celle où les esprits en profitaient pour sortir, se réjouir et retourner vers l’aube. Malheur à qui croisera le chemin d’un mauvais esprit ! Dans l’Afrique antique, les hommes ont toujours eu un respect pour la nature et leur environnement. Versé dans un art qui les reliait à un monde supraterrestre, les hommes avaient acquis une certaine sagesse qui, dès lors modifia leur manière de vivre et d’appréhender la vérité des choses. On vivait avec la conscience des esprits, on les invoquait et on les respectait. Et ces derniers, étaient également dévoués à la cause humaine, à la protection et à l’épanouissement des hommes. Mais il y en avait d’autres, les méchants qui n’oeuvraient que dans le sens contraire. Le mystique était partie intégrante donc d’une culture Africaine jadis forte et puissante. Tanda, encore jouissait de ces privilèges .La nature y était encore sauvage. Malgré les assauts des habitants des contrées environnantes telles Tanghin, Banfora, Bondoukou… Tanda restait traditionnel et sans regrets. Et pourquoi donc ? En fait , Tanda avait compris le sens de la vie et ce grâce à ses sages .En effet , au moment où un vent de modernisation soufflait sur tous le pays , villes , villages et campements , les jeunes attirés voulurent suivre la mouvance.
- Pourquoi vit-on ? Questionna ce jour-là Horus le porte-parole des sages de Tanda. On vit pour le bonheur, pour être heureux et fier de soi. Ne l’êtes-vous pas ? L’erreur souvent des hommes, c’est de vouloir un bonheur, alors en fait qu’ils sont dans le bonheur. Ils l’ignorent et s’enfuient à sa recherche et donc la laisse et se retrouvent donc dans la misère.

à suivre...
Revenir en haut
Yahoo Messenger
Publicité






MessagePosté le: Mer 28 Oct 2009 - 23:55    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Jeu 29 Oct 2009 - 20:29    Sujet du message: Autopsie Répondre en citant

Le thème , bien que trop vaste, semble prendre ses justes proportions au fil de la construction de l'histoire.

Une référence me vient à l'esprit : "le pays des hommes intègres " , le Burkina Faso (Burkina = sincères et Faso = pays). Cette quête des valeurs en perdition, pour une majeure partie de l'Afrique, est tout ce qu'il y a de sincère et de profond. Sans pour autant nier les apports de la civilisation du confort et de la technologie.

Déjà percent des reflexions profondes , le texte en sera certainement émaillé. J'aime bien cette façon de raconter et de refléchir qui va habiter les personnages.

L'homme africain lié à la nature et à la terre, l'homme heureux de nature, qu'en adviendra-t'il ? Ce récit d'une grande dimension humaine va certainement y jeter un éclairage peu complaisant, étroitement lié à l'étude sociologique, tribale. Une véritable archéologie de la mémoire sous forme de récit éxotique.

La suite me fixera sur cette première impression.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:41    Sujet du message: Autopsie

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Espace romans -> Romans en cours -> "Autopsie" de Psy Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Referencement
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group -- Template created by dav.bo=> GreenStylus --

Portail | Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation