http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: le prince de glace ( suite 6 )
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le prince de glace ( suite 6 )

 
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auteur008
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MessagePosté le: Lun 18 Jan 2010 - 15:04    Sujet du message: le prince de glace ( suite 6 ) Répondre en citant

Bonjour,
Je vous envoie une suite, en espérant que les virgules et le reste , sont bien corrigés. Merci encore de vos conseils.
Cordialement.
auteur008.
Vincent profita d’un silence de sa mère, pour lui demander d’un ton perplexe.
- Mais pourquoi dis tu que c’était la première fois que j’allais chasser et aussi, que c’était mon premier fusil ?
 La pauvre femme détourna  son regard et lâcha dans une sorte gémissement.
- Tu étais contre la chasse.Tu aimais trop les animaux pour les tuer ou leur faire le moindre mal. Combien de fois t’ai- je trouvé en train de caresser un animal blessé ou abandonné. Combien de fois, t’ai-je vu pleurer devant la mort de quelque soit petit animal. Et surtout, chaque fois qu’un des chiens de la maison mourrait, c’est toi qui en étais le plus attristé. Tu organisais des funérailles grandioses, t’occupant de l’animal comme si c’était quelqu’un de très important.
Le silence vint remplacer les explications de la mère de Vincent. Silence qu’il aurait voulu rompre, mais cette révélation lui avait coupé la parole. Après un court instant, il s’écria, voulant en savoir un peu plus.
- Qu’est ce qui c’est passé ? Pourquoi y suis-je allé alors ? Qu’est ce qui a pu me faire changer d’avis ?
 Elle leva un visage empreint de tristesse et de fatigue.
- Ton père venait d’apprendre qu’il avait une maladie incurable. Il ne lui restait pas beaucoup de temps à vivre. Un jour qu’il s’habillait pour aller à la chasse, il me dit tout en caressant son chien.
- Tu vois ma chère Emeline, avant de mourir, j’aurai bien aimé chasser avec mon fils.
Il avait dit ça  sur un tel ton, les yeux perdus dans l’infini, que j’ai eu le cœur tout chaviré. Je me suis précipité vers lui pour le prendre dans mes bras. Il a réagit et se forçant à sourire, m’a soufflé.
- Ne t’en fais pas, c’est peut être lui qui a raison après tout.
Puis prenant Toussaint par le collier pour lui passer la laisse, il a lancé avant de s’engouffrer dans le brouillard d’un petit matin d’automne.
- C’est la dernière fois que je vais à la chasse. Dis le à Vincent.
 Quand il est revenu le soir, il n’avait rien dans sa gibecière. Devant mon  air interrogateur, car il était bon chasseur et ramenait toujours quelques pièces de gibier, il avoua.
- Je n’ai pas tiré une seule cartouche. Je me suis assis sur une souche et j’ai passé la journée à regarder la nature vivre et à me dire que c’était peut être pour ça que j’allais mourir. A force de tuer des êtres faibles, il fallait que j’expie mes fautes.
A ce moment là, tu as hurlé.
- Tu vas mourir ! Qu’est ce que tu dis là ?
Nous ne t’avions pas vu arriver et devant tes larmes je n’ai pas pu te cacher la vérité. Alors nous avons mêlé nos chagrins et après un long moment, tu t’es redressé et tu as dit d’un ton solennel.
- Demain, je vais à la chasse avec toi.
On a eu beau te dire que c’était inutile, qu’il ne fallait pas que tu te sentes obligé ou coupable de quoi que ce soit. Tu as été tellement obstiné que nous avons cédé, rendant ton père fier et heureux, tandis que moi, je tremblais de tous mes membres en vous sachant tous les deux ensemble à la chasse. Toi, c’était la première fois et ton père, la dernière fois.
Le silence était revenu une fois de plus et cette fois Vincent n’eut plus du tout faim. Il hasarda en regardant sa tartine entamée.
- C’est moi qui l’ai tué…c’était un accident ou…
Sa mère l’arrêta d’un geste de la main sur la sienne.
- Ne dis rien, c’est le passé. On ne saura jamais ce qui est arrivé et c’est sans importance. On t’a retrouvé près de ton père en état de choc. C’est tout ce que je sais. Le reste, je ne veux pas le savoir. La seule chose qui me console, c’est qu’il est partit heureux d’être avec toi. C’est la seule chose de bien dans cette histoire. Ne culpabilise pas, tu n’y es pour rien.
Vincent fut rassuré un instant et reprit sa tartine les yeux dans le vague. Sa mère en profita  pour le laisser tranquille et vaquer à ses occupations. Oui mais tout ça n’expliquait pas pourquoi il ne se souvenait plus combien de  temps il était là. Il décida de finir de déjeuner et de laisser sa mère à ses occupations  pendant ce temps. Après, il lui demandera plus d’explications. Pour l’instant, il voulait profiter des bonnes tartines de gelées de coing et du soleil. Quand il eut fini de manger, il sortit dehors où l’accueillit un chaud soleil. Il s’installa sous la véranda de la maison, où était déjà installée sa mère en train d’écosser des petits pois. Elle lui lança.
- J’ai fait une bonne cueillette. Ce sont les premiers légumes de l’année.
Il ne répondit pas, se contentant de prendre place en face d’elle pour l’aider dans sa besogne. Il attendit qu’une fauvette perchée tout près, finisse son chant mélodieux, pour demander sans quitter les légumes des yeux.
 - Je suis la depuis quand maman ? Ce matin, quand je me suis réveillé, j’ai eu l’impression d’avoir toujours vécu là. Pourtant, je dois bien avoir une vie à moi ? Est-ce que je suis marié ? Est-ce que j’ai des enfants ? De quoi je vis ? J’ai un métier ? Explique-moi, car à part toi, je ne me souviens de rien d’autre.
A cet instant, sa mère s’arrêta et son visage devint grave. Ses mains tremblèrent un  peu, mais malgré tout elle arriva à fixer Vincent dans les yeux.
-  En fait, tu n’as pas de vie, pas de femme et pas d’enfant.
  Puis elle ajouta comme pour elle-même.
-  Et pas d’avantage de métier…
Vincent resta  pétrifié par les révélations de sa mère. Le ciel ne lui parut plus aussi bleu et le soleil aussi chaud. Même le gazouillis des oiseaux lui parvint  comme un cri de douleur. Il balbutia.
- Mais comment…mais maman…qu’est ce que tu racontes ?
Alors la pauvre femme baissa la tête et des larmes vinrent perler sur ses yeux fatigués. Elle confessa d’une petite voix.
- Tu n’es pas mon fils.
Cette fois Vincent crut qu’il allait s’écrouler tant cette phrase lui fit mal au cœur .Voyant son état, la femme lui prit les mains pour tenter de l’apaiser.
- Calme-toi, je vais tout t’expliquer. Enfin, je vais essayer.
J’ai bien eu un fils et l’histoire de la chasse avec son père est vraie. Sauf que cela ne s’est pas passé exactement comme je te l’ai dit. On les a retrouvés tous les deux morts. L’enquête a conclu à un double suicide. Je suppose que l’un n’a pas supporté de perdre son père et que l’autre ne voulait plus vivre à cause de sa maladie. J’ai cru devenir folle en apprenant la mort des deux êtres que j’aimais le plus au monde….
Vincent la coupa pour lui demander d’un ton plein d’incompréhension.
- Mais qu’est ce que je fais là, moi ? Pourquoi t’ai-je reconnu comme ma mère ?      
La femme le stoppa d’un geste de la main et continua.
- Alors que je me lamentais de plus belle de mon désespoir, un homme est venu frapper à ma porte. Comme je n’avais pas le cœur ni la force de répondre, il est entré et là j’ai vu un personnage étrange. Il s’est assis en face de moi et m’a prit les mains. A son contact, j’ai ressentit un bien être envahir tout mon corps et, regardant cet homme, j’ai vu dans ses yeux, une force incroyable m’obligeant à le fixer et à l’écouter.  Il m’a dit d’une voix  étrangement douce.
- Tu as fini de souffrir .A l’hôpital de St Léonard, il y a un homme qui est en peine. Rends toi  dès demain là bas et dis- leur que tu es sa mère.
 Puis il se leva et avant de disparaître, il ajouta :
- Vous unirez vos deux chagrins pour retrouver enfin la paix.
Je ne l’ai pas vu partir et je me suis demandé sur le moment si  je n’avais pas rêvé, si ce n’était pas la douleur qui m’avait fait croire à toutes ces choses. Malgré tout ça, j’ai décidé d’aller à l’hôpital comme prévu,  pour voir si c’était vrai ou si c’était mon esprit qui avait divagué. Quand je suis arrivé devant l’hôpital, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas ton nom. L’étranger avait oublié de me donner ton nom. Alors quand l’infirmière m’a demandé qui je désirais voir, je lui ai dit sans réfléchir, je ne sais pas pourquoi : Vincent Charles. Elle a parut chercher dans sa mémoire, puis sur son registre et après quelques grimaces, m’a répondu qu’il n’y avait personne à ce nom. Devant mon air désolé et paniqué, elle sembla se souvenir de quelque chose, et un sourire est venu sur ses lèvres.
- A moins que ce ne soit le monsieur de la chambre six. Il ne parle pas beaucoup et on ne sait rien de lui. Vous voulez le voir ?
 Je fis oui de la tête et tout en la suivant dans ces immenses couloirs qui sentait le médicament, elle m’expliqua encore.
- On l’a trouvé dans la forêt de Jeandecapis enseveli sous la neige. Il n’avait pas de papier sur lui. C’est un miracle s’il s’en est sortit .C’est là…
Nous étions arrivées  devant la porte de la chambre où tu reposais. Je suis entrée avec appréhension et quand j’ai découvert ton visage, j’ai craqué .Tu étais le portrait craché de mon fils chéri. Devant ma douleur et ma joie de te retrouver, l’infirmière fut persuadée que je venais de retrouver mon fils. Aux curieux, qui se demandèrent comment j’avais retrouvé mon fils, alors que je venais de l’enterrer, j’ai fait croire que tu étais un neveu que j’avais recueilli. C’est comme ça que tu t’es retrouvé à la maison. Au début, j’étais tellement folle de joie d’avoir retrouvé un fils, que je ne m’étais pas aperçue que j’avais complètement oublié le vrai. Et puis tu étais tellement tourmenté, que je n’avais pas le temps d’y penser, faut dire. En effet, tu faisais de drôles de cauchemars. Tu te prenais pour un seigneur qui habitait dans un château et tu pleurais souvent ta femme, ta bien-aimée.
J’ai passé des nuits et des jours à te soigner, à te consoler et depuis quelques temps, tu t’étais fait à l’idée que tu étais vraiment mon fils. Même, tu avais prit les goûts de Vincent. La gelée de coing, par exemple. Cela aurait pu durer longtemps, si tu ne m’avais pas posé cette question. J’ai alors réalisé qu’il fallait que j’arrête de te mentir.Ca ne pouvait pas durer tout le temps, il fallait que ça se sache un jour où l’autre et ce jour est venu malheureusement pour moi.
 A ce moment, la pauvre femme s’arrêta de parler pour pleurer, laissant Vincent abasourdi et perplexe. Sans réfléchir, il la prit dans ses bras et la consola en lui disant.
- Non,  ma petite maman .Pour moi tu es ma mère pour toujours .Si tu le veux, je resterai toujours près de toi.
 Puis s’écartant d’elle, il ajouta un doute dans la voix.
- De quoi vivons-nous maman ?
Elle le rassura d’un pauvre sourire.
- Ne t’en fais pas, nous sommes à l’abri du besoin. Ton…enfin mon mari, avait pensé à tout cela.
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MessagePosté le: Lun 18 Jan 2010 - 15:04    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 29 Jan 2010 - 01:58    Sujet du message: le prince de glace ( suite 6 ) Répondre en citant

- Mais pourquoi dis tu : dis-tu
- dans une sorte gémissement : de gémissement
- la mort de quelque soit petit animal: "quelque soit petit"est soit une jolie tournure, soit une vilaine bavure, je ne sais...
- Qu’est ce qui c’est passé : s'est passé
- Il a réagit : a réagi
- Il a réagit et se forçant à sourire, m’a soufflé : virgule après "et".
- c’est peut être lui : peut-être
- Dis le à Vincent : Dis-le
- et après un long moment, :virgule après "et".
- Toi, c’était la première fois et ton père, la dernière fois. Le silence était revenu une fois de plus et cette fois Vincent n’eut plus du tout faim. Le mot "fois" est répété quatre... fois en deux phrases.
- c’est qu’il est partit heureux : est parti.
- Oui mais tout ça n’expliquait pas pourquoi il ne se souvenait plus combien de  temps il était là. Il décida de finir de déjeuner et de laisser sa mère à ses occupations  pendant ce temps : répétition du mot "temps".
- Pour l’instant, il voulait profiter des bonnes tartines de gelées de coing et du soleil. Quand il eut fini de manger, il sortit dehors où l’accueillit un chaud soleil : Répétition du mot "soleil".
- Je suis la depuis quand  : là
- Et pas d’avantage de métier : davantage
- A son contact, j’ai ressentit un bien être envahir  : j'ai ressenti un bien-être
- j’ai vu dans ses yeux, une force incroyable : enlever la virgule après "yeux".
- Rends toi  dès demain là bas : Rends-toi dès demain là-bas
- Elle a parut chercher  : Elle a paru
- et tout en la suivant : virgule après "et".
- ces immenses couloirs qui sentait  : qui sentaient
- C’est un miracle s’il s’en est sortit : s'il s'en est sorti
- Même, tu avais prit les goûts : tu avais pris

Dans l'ensemble, l'invraisemblable et l'irrationnel continuent de sévir dans le texte. Cela coule parfaitement dans le moule du conte .
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MessagePosté le: Ven 29 Jan 2010 - 15:01    Sujet du message: le prince de glace ( suite 6 ) Répondre en citant

Bonjour,
Merci pour la correction. Je vois que malgré ma relecture avant de vous envoyer un nouveau extrait, il y a encore des petites fautes impardonnables. Il faut que je sois plus méticuleux et, grâce à vous j'espère que les prochaines pages seront un peu mieux corrigées. Je m'étais déjà dit cela la dernière fois, mais bon, je vais m'atteler à la tâche. En tout les cas, non seulement vous m'avez aider à m'ameliorer, mais aussi vous m'avez donner encore plus le plaisir d'écrire. Merci encore. Je pense que je vais laisser la phrase"la mort de quelque soit petit animal" J'aimerai bien savoir dans quel " moule" je pourrai bien le mettre ce récit?
Cordialement.
auteur008.
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