http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction)
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Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction)

 
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Richard
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév 2010 - 02:37    Sujet du message: Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction) Répondre en citant

Journée banale d’un adolescent 

  
"Sept heures moins le quart, lundi matin. Le réveil sonne. Comme d’habitude tu n’as fait aucun rêve et cela à chaque fois que tu te sers du réveil, c’est déprimant. Il faut te lever mais tu profites encore de la tiédeur rassurante de ton lit pendant quelques instants avant de te résigner à le quitter. Tu te lèves enfin, toujours fatigué, et tu t’habilles sans trop penser à la suite de ta journée, tu es encore engourdis par la torpeur de la nuit passée. Tu vas ensuite machinalement te laver la figure avec un gant d’eau glacée qui, sur le coup, te revigore un peu mais ce n’est toujours pas ça. Tu te brosses ensuite les dents et te peigne afin d’être présentable. 
Tu t’installes sans t’en rendre compte à la même place pour déjeuner après avoir fait ton sac pour la journée, avec la force de l’habitude tu connais ton emploi du temps par cœur mais tu es encore étonné d’avoir autant de philosophie alors que tu es en Terminale S. Tu manges donc un petit déjeuner en sachant parfaitement qu’à partir de dix heures environ tu auras de nouveau faim. 
Ton petit frère qui lui a tardé à se lever vient à peine d’arriver dans la place, il déjeune beaucoup plus que toi alors qu’il a quatre ans de moins que toi. Tu lui dis de se dépêcher mais il est toujours aussi lent. Cela commence à t’énerver, ton esprit s’échauffe, la journée commence encore mal. Tu finis de déjeuner rapidement et vas prendre une veste et des chaussures assez classes. Tu te rends compte que tu as oublié de mettre du parfum, qui sait au cas où… 
A sept heures quarante-cinq tu prends enfin place dans la voiture familiale, tu ne disposes évidemment pas du permis de conduire qui marquera ta liberté et tu rêves de ce jour qui ne tarderas pas à venir, la joie d‘être émancipé de l’autorité paternelle et maternelle. Mais tu ignores tout de même que ce moment-là marqueras le début des traquas de la vie d’adulte. C’est le silence dans la voiture tu n’as pas l’intention de le rompre mais ton frère s’en charge pour raconter des choses totalement vides de sens comme à son habitude. Tu tentes de l’ignorer mais de suite une envie de domination s’empare de ton esprit et tu lui impose violemment le silence, chose qu’il ne respectera bien sûr pas. Ta mère le laisse lui en premier à son collège toi tu passes après par soucis d’organisation. Tu arrives devant ton lycée fait un bisou à ta mère en lui souhaitant une bonne journée.  
  
Une fois sorti du véhicule tu te mets à courir car tu es un peu en retard comme il est d’usage. Tu arrives un peu essoufflé à ton cours de mathématiques, le professeur un peu âgé est quand même bien sympathique mais tu es déjà décourager de devoir suivre deux heures de cours sur l’intégration. Tu t’installes seul car en début d’année tu n’as pas sur te faire d’amis dans cette classe, les tiens ont étés placés dans un autre terminale, tu y repenses et cela t’attriste et un sentiment d’injustice et de solitude apparaît en toi, il te ronge mais tu arrives tout de même à le chasser. Tu sors donc tes affaires de ton sac et commences à écouter le cours bien attentivement, c’est une chose que tu trouves aisée les trente premières minutes mais au bout de trois quart d’heure tu perds ton attention et ton esprit se met à divaguer et à rêver. Tu te retournes souvent pour parler à tes « camarades » qui souvent te méprisent mais tu tentes d’ignorer leur ironie et tout ce qui suit car il ne faut pas t’énerver car tu connais ton impulsivité mais tu ignores parfaitement jusqu’où elle va te mener. Ton esprit divague mais tu écoutes quand même le professeur, tu prends quelques notes jusqu’à l’heure tant attendu de la récréation à dix heures cinquante. Sonnerie ! 
Tu sors le plus vite possible ca tu n’as pas bien assimilé le cours de mathématiques tu es décourage et en descendant les marches tu te demandes encore une autre fois pour quelle raison tu as pris la filière scientifique. Tu veux faire médecine, tu n’as pas la foi en tes capacités mais c’est ce qui te plait donc tu subis pour y arriver. Tu ne connais par contre pas le temps que tu arriveras à supporter cette tension. Tu arrives très rapidement dans la cour après t’être fait maintes fois bousculer, tu cherches tes amis des yeux et tu les retrouves à leur place habituelle. Tu leur parles un moment tu regardes cette fille là-bas du coin de l’œil  tu espères secrètement qu’elle fait la même chose de son côté. Oh oui bien sur toi tu le souhaites de tout ton être et tu y crois. Mais il n’en est rien elle t’ignore et profondément tu le sens et cela t’attriste encore d’avantage. Tu aimerais aller la voir mais la timidité t’en empêche, la timidité ? Tu y penses souvent hein ? Oui bien sûr cette force qui retiens certains de tes actes tu luttes en vain contre elle. Mais en te forçant tu y arriveras. 
La sonnerie se fait entendre à nouveau, le brouhaha des autres adolescents reprends le dessus, tu te retrouves pour deux heures de philosophie, une matière qui au départ t’avait considérablement déplu et qui, maintenant, est une de tes préférée. Tu t’installes de nouveau, tu ressors tes affaires, cette fois ci tu parles du désir c’est une partie intéressante selon toi pour se connaître, connaître un peu mieux l’humain qui est difficile à comprendre." 

 
Je suis en train de rédiger la suite, je souhaite ici montrer la redondance de la vie en me servant de la deuxième personne du singulier afin que vous puissiez être plus concernés. 
Donnez votre avis =) 

 
Cordialement 
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév 2010 - 02:37    Sujet du message: Publicité

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Richard
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév 2010 - 04:10    Sujet du message: Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction) Répondre en citant

Texte final pour moi :




Journée banale d’un adolescent 

  
"Sept heures moins le quart, lundi matin. Le réveil sonne. Comme d’habitude tu n’as fait aucun rêve et cela à chaque fois que tu te sers du réveil, c’est déprimant. Il faut te lever mais tu profites encore de la tiédeur rassurante de ton lit pendant quelques instants avant de te résigner à le quitter. Tu te lèves enfin, toujours fatigué, et tu t’habilles sans trop penser à la suite de ta journée, tu es encore engourdis par la torpeur de la nuit passée. Tu vas ensuite machinalement te laver la figure avec un gant d’eau glacée qui, sur le coup, te revigore un peu mais ce n’est toujours pas ça. Tu te brosses ensuite les dents et te peigne afin d’être présentable. 
Tu t’installes sans t’en rendre compte à la même place pour déjeuner après avoir fait ton sac pour la journée, avec la force de l’habitude tu connais ton emploi du temps par cœur mais tu es encore étonné d’avoir autant de philosophie alors que tu es en Terminale S. Tu manges donc un petit déjeuner en sachant parfaitement qu’à partir de dix heures environ tu auras de nouveau faim. 
Ton petit frère qui lui a tardé à se lever vient à peine d’arriver dans la place, il déjeune beaucoup plus que toi alors qu’il a quatre ans de moins que toi. Tu lui dis de se dépêcher mais il est toujours aussi lent. Cela commence à t’énerver, ton esprit s’échauffe, la journée commence encore mal. Tu finis de déjeuner rapidement et vas prendre une veste et des chaussures assez classes. Tu te rends compte que tu as oublié de mettre du parfum, qui sait au cas où… 
A sept heures quarante-cinq tu prends enfin place dans la voiture familiale, tu ne disposes évidemment pas du permis de conduire qui marquera ta liberté et tu rêves de ce jour qui ne tarderas pas à venir, la joie d‘être émancipé de l’autorité paternelle et maternelle. Mais tu ignores tout de même que ce moment-là marqueras le début des traquas de la vie d’adulte. C’est le silence dans la voiture tu n’as pas l’intention de le rompre mais ton frère s’en charge pour raconter des choses totalement vides de sens comme à son habitude. Tu tentes de l’ignorer mais de suite une envie de domination s’empare de ton esprit et tu lui impose violemment le silence, chose qu’il ne respectera bien sûr pas. Ta mère le laisse lui en premier à son collège toi tu passes après par soucis d’organisation. Tu arrives devant ton lycée fait un bisou à ta mère en lui souhaitant une bonne journée.  
  
Une fois sorti du véhicule tu te mets à courir car tu es un peu en retard comme il est d’usage. Tu arrives un peu essoufflé à ton cours de mathématiques, le professeur un peu âgé est quand même bien sympathique mais tu es déjà décourager de devoir suivre deux heures de cours sur l’intégration. Tu t’installes seul car en début d’année tu n’as pas sur te faire d’amis dans cette classe, les tiens ont étés placés dans un autre terminale, tu y repenses et cela t’attriste et un sentiment d’injustice et de solitude apparaît en toi, il te ronge mais tu arrives tout de même à le chasser. Tu sors donc tes affaires de ton sac et commences à écouter le cours bien attentivement, c’est une chose que tu trouves aisée les trente premières minutes mais au bout de trois quart d’heure tu perds ton attention et ton esprit se met à divaguer et à rêver. Tu te retournes souvent pour parler à tes « camarades » qui souvent te méprisent mais tu tentes d’ignorer leur ironie et tout ce qui suit car il ne faut pas t’énerver car tu connais ton impulsivité mais tu ignores parfaitement jusqu’où elle va te mener. Ton esprit divague mais tu écoutes quand même le professeur, tu prends quelques notes jusqu’à l’heure tant attendu de la récréation à dix heures cinquante. Sonnerie ! 
Tu sors le plus vite possible ca tu n’as pas bien assimilé le cours de mathématiques tu es décourage et en descendant les marches tu te demandes encore une autre fois pour quelle raison tu as pris la filière scientifique. Tu veux faire médecine, tu n’as pas la foi en tes capacités mais c’est ce qui te plait donc tu subis pour y arriver. Tu ne connais par contre pas le temps que tu arriveras à supporter cette tension. Tu arrives très rapidement dans la cour après t’être fait maintes fois bousculer, tu cherches tes amis des yeux et tu les retrouves à leur place habituelle. Tu leur parles un moment tu regardes cette fille là-bas du coin de l’œil  tu espères secrètement qu’elle fait la même chose de son côté. Oh oui bien sur toi tu le souhaites de tout ton être et tu y crois. Mais il n’en est rien elle t’ignore et profondément tu le sens et cela t’attriste encore d’avantage. Tu aimerais aller la voir mais la timidité t’en empêche, la timidité ? Tu y penses souvent hein ? Oui bien sûr cette force qui retiens certains de tes actes tu luttes en vain contre elle. Mais en te forçant tu y arriveras. 
La sonnerie se fait entendre à nouveau, le brouhaha des autres adolescents reprends le dessus, tu te retrouves pour deux heures de philosophie, une matière qui au départ t’avait considérablement déplu et qui, maintenant, est une de tes préférée. Tu t’installes de nouveau, tu ressors tes affaires, cette fois ci tu parles du désir c’est une partie intéressante selon toi pour se connaître, connaître un peu mieux l’humain qui est difficile à comprendre. Alors que les autres sont en train de faire du boucan toi tu restes attentif, tu tentes de créer un véritable dialogue avec le professeur de philosophie, tu lui exposes ton point de vue et lui te corrige ou des fois il arrive que ce soit toi qui le corrige. Dans ce cours l’heure passe vite mais le plus souvent cela s’éternise quand le sujet e plait pas. Midi approche et bien sûr comme tu l’avais prévu le matin même Tu as faim depuis longtemps déjà. Sonnerie ! 
  
                Bien entendu toi tu te précipites dehors afin de ne pas faire attendre tes amis tu les retrouves encore au même endroit, tu vas longuement attendre que la file d’élève devant le self se décante pour enfin aller manger. Tu parles de choses banales, ils n’apprécient pas bien la philosophie, les sujets de conversation sont peu variés mais suffisants à éviter un moment d’ennui et de solitude. Et toi tu es encore en train d’observer cette fille qui hante ton esprit depuis plusieurs semaines déjà. Tu l’observe encore du coin de l’œil sans oser aller lui parler ou même lui faire un signe. Dans la file d’attente tu es juste derrière elle, tu peux sentir son odeur, écouter sa voix, l’entendre rire d’une façon cristalline.  Sans même la connaitre psychologiquement elle te semble parfaite, mais tu ignores ses défauts, tu ne fais qu’imaginer et t’illusionner. Tu espères toujours qu’elle fera attention à toi mais rien. Tu entres enfin dans le self tu peux prendre ta nourriture qui est, pour ne pas changer, pas digne d’être nommée de la sorte. Le bâtiment est bondé, toutes les tables sont prises et tu n’as pas d’autre choix que de rester debout à attendre qu’une place soit libérée. Toujours ce boucan fatiguant et lassant sauf que cette fois ci les pré-ados du collège d’à côté sont également de la partie. Tu trouves enfin une place où t’assoir, cette fille est en face, tu es concentré, u te consacres à l’observation de ses traits, de ses lignes, l’analyse de sa voix. Tu l’entends cette voix ? Oui bien entendu. Tu aimerais lui parler ? Cela est certain. Mais alors ? Qu’attends-tu ? Ah… Elle t’intimide tu as peur de ne pas être à la hauteur, tu deviens triste et tes amis ne s’en rendent pas compte, tout en mangeant cette nourriture infâme tu t’en veux, tu en veux à la terre entière. Tu te sens incompris et délaissé. Tu parles quand même à ceux qui comptent tant pour toi et cela t’aide tout de même à supporter le tout. Tu finis de manger, eux aussi, tu posses le plateau, il faut attendre là aussi… Longtemps des fois mais une fois le plateau posé tu sors prendre l’air, tu vas chercher quelque chose à manger au commerce du coin pour enfin terminer correctement ton repas. Et paf… Il faut retourner encore en cours. 
  
                Donc c’est parti pour deux heures de sport, tu traverses la route pour accéder au gymnase d’en face, tu te changes rapidement dans les vestiaires tu en profite pour flâner un peu, tu rejoins tes camarades le prof de sport fait l’appel. Lui ne vas pas courir, la classe commence une partie de handball, personne ne veut de toi dans son équipe et  tu es le dernier à être choisi. La partie commence et jamais personne ne te fais la passe, le peu de fois où tu détiens le ballon tu parviens néanmoins à mettre un point, tu n’es pas spécialement fort mais tu as de la technique et de l’agilité. Une heure s'écoule ainsi, l’heure suivante il faut aller t’entrainer au cinq cent mètres, tu détestes bien entendu courir sur cette piste ovale, tu engages tout de même la course, résigné. Tes jambes te font un mal de chien. Tu veux être un robot, puissant, résistant, rapide, endurant. Tu adapte ton état d’esprit pour coller un peu mieux à la machine, cela fonctionne peut être sur soixante-quinze mètres mais après tu ne tiens plus, tu en viens à penser à autre chose, quelque chose d’agréable. Tu termines enfin la course essoufflé tu as fait un temps moyen et tu dois en plus faire des étirements. Tu les faits. Tu as déjà essayé de les prendre comme optionnels tu as eu des crampes aux deux mollets cela t’a servi de leçon. Tu e demandes pourquoi les profs de sport ne courent pas eux, c’est injuste pour toi mais c’est la vie. Tu fais ce que l’on te demande et tu ne dis rien si tu ne veux pas que l’on te reproche une certaine attitude dissidente. Il est temps d’aller te changer après trois cinq cent mètres. Certains prennent une douche, toi non tu es pudique, tu te changes tout transpirant, suintant. Tu repars en récréation. 
Fin de récréation tu file directement pour ton cours de chimie : ton élément cette fois ci. Tu revêts rapidement la blouse blanche. Aujourd’hui tu fais quoi ? Bah un dosage c’est le troisième de l’année… Le professeur plaisante un peu avec vous pour détendre l’atmosphère lourde et chaude de la salle. Il lit le protocole que te n’écoutes bien sûr pas car tu connais parfaitement les dosages. Tu te lèves et vas chercher les produits chimiques. Tu penses bien que dans la burette c’est le réactif titrant et que dans le bécher c’est le titré. Tu t’appliques, met en marche l’agitation magnétique, n’oublis surtout pas la phénolphtaléine pour mettre l’équivalence en évidence. Tu suis le protocole à la lettre. Bien sûr tu t’ennuies car tu sais le faire. Le seul moment divertissant est le changement de couleur de la solution lorsque l’équivalence est atteinte… Tu fais tes calculs rébarbatifs. Le cours vas bientôt se terminer tu te dépêches de finir ton compte rendu et de ramasser tes affaires. Sonnerie ! 
  
                Tu sors devant le lycée et attends encore ta mère qui est en retards de trente minutes. L’hiver il est dur d’attendre lorsqu’il fait -2°C mais tu t’y es habitué, le froids tu le connais, l’attente aussi. Elle arrive enfin, chemin inverse, on va rechercher le petit frère, bilan de la journée sur les notes que tu as reçus, ce que tu as mangé à midi. Aussi une chose super utile : « Avec qui as-tu mangé ? Bah comme d’habitude maman… » Tu arrives enfin chez toi. Tu te prends une douche froide pour te sentir mieux mais ce n’est toujours pas ça. Tu n’as bien sûr pas le temps de manger quelque chose car il est déjà tard. Tu prends ton baladeur musical lance ta liste de lecture habituelle et te met dans tes devoirs. Tu dois y passer au bas mot deux heures sans répit, ah ces profs ils t’en font voir non ? Tu sais, tu bosses pour ton bien. Tu penses que tu travailles parce que c’est la loi qui t’y oblige. En même temps ton frère se moque de toi, il n’arrête pas de te parler alors qu’il voit que tu travailles, la tension monte. Tu sais qu’un lycéen est une tare pour la société, il n’est pas encore productif et il faut lui apprendre. Devoirs finis, tant mieux tu penses souffler un moment, il est vingt heures trente voir plus, tu dois te mettre à table avec toute ta famille. Le petit frère cherche le père, ça crie de partout. Ignores les, c’est ce que tu tentes de faire mais on ne peut pas faire abstractions de telles choses très longtemps, tu t’en mêles et crie toujours après ton frère, tout te retombe dessus… Le repas se termine dans la mauvaise humeur, tu débarrasse la table et passe le balai, ta mère fume et tu sens cette horrible odeur emplir tes poumons, ce goudron entrer en toi. Pourquoi se détruire la santé tu penses. 
De là tes parents te laissent enfin aller une heure pas plus sur l’ordinateur, tu regardes ta boite mail, tu attends que cette fille te contact, mais tu te trompes, elle ne pense pas à toi. Tu te sens con et tu tentes de la contacter. Grave erreur. Tant pis c’est fait maintenant, tu t’en veux. Bah allé vas jouer un peu cela te détendra. L’heure passe vite, tu dois aller te coucher. Demain matin tu devras te lever tôt pour te raser et te laver les cheveux. Tu dis bonne nuit à tout le monde, tu vas te brosse les dents, te relaver la figure. Petite pensée pour cette fille ? Oui bien entendu que tu y penses. Une fois dans ta chambre tu prends ton PC portable, met le réveil en marche, éteint la lumière et vas voir ta boite mail en espérant. Sentiments mitigés de crainte d’une réponse, de refus d’une réponse, d’envie d’une réponse. La boite mail est ouverte : rien. Bah tu es triste et quoi d’autre ? Oui triste, la journée s’achève sur pas grand-chose. Les sentiments sont exacerbés, l’amour devient violent, tu veux de l’amour hein ? OUI alors tu rejette la timidité mais tu sais tout de même qu’elle sera de retour le lendemain. Tu restes trop longtemps sur le PC, il n’est pas loin de minuit, tu décides de l’éteindre, lui et ton moral, tu n’as pas eu de réponse mais bon tu verras bien les conséquences de ce petit mail demain. Lorsque tu décides de t’endormir enfin tu t’imagines aller faire un tour de moto avec cette fille comme passagère. Le rêve pour toi n’est  pas pendant le sommeil, il est avant, éveillé. En parlant de moto, tu sais bien que ce n’est qu’une cinquante centimètres cubes que tu as à lui offrir, c’est bien maigre. Ton imagination continue ses divagations. 
Morphée vient enfin t’enlacer et te libérer du monde réel. Tu dors enfin pour tout recommencer."  
 
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév 2010 - 14:47    Sujet du message: Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction) Répondre en citant

Le sujet est intéressant et la façon dont le vous le traitez n'est pas dénuée d'intérêt non plus. Votre portrait de l'ado tient la route.

Je suis moins emballé par l'écriture. Bonne idée d'adopter le "tu", mais on s'en lasse déjà avant la fin de votre texte qui n'est pourtant pas long. Pourquoi? Parce que  - à mon humble avis qui n'engage que moi - le style est trop proche du language parlé, or la langue parlée n'est pas faite pour être lue !

Il faudrait retravailler vos phrases, supprimer les répétitions de mots, varier le ton, le rythme... en faire un vrai texte littéraire, quoi !

Une correction orthographique ne serait pas du luxe non plus.
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Abdel
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév 2010 - 17:03    Sujet du message: Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction) Répondre en citant

Les sentiments d'oppression, de solitude, de timidité, d'ennui, de routine, d'inutilité sont bien rendus. Tant  dans ce qui est relatif à à la maison qu'à celui du lycée.

L'emploi du "tu" devient de temps à autre lassant. Il faudrait l'éluder assez souvent, quoique son objectif est clair : se parler à soi pour mieux se comprendre, tout comme permettre au lecteur à s'identifier au récit. Cela réussit par endroits, selon le vécu de chaque lecteur.

Le style est bien adapté au personnage : un lycéen en math qui en a raz-le bol et qui n'a pas le temp ou l'envie de peaufiner cette rétrospective . Mais à tant faire, elle risque d'être faussée et vidée de sa charge de hargne contre son sort. Donc bien doser entre langage d'ado et celui exigé pour une lecture fluide.

Une toilette du texte (corrections) est une condition incontournable pour qu'on se concentre sur le fond sans trébucher sur la forme.
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Richard
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MessagePosté le: Ven 19 Fév 2010 - 00:06    Sujet du message: Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction) Répondre en citant

Je vais vous répondre : pour les tu j'ai voulu créer une redondance qui est certes assez lourde à digérer pour la lecture.


Pour le langage des fois familier ceci est voulu je ne savais pas quel effet cela allait produire, je voulais faire soutenu-familier pour que des fois l'ado prenne le dessus. Le langage parlé, comme Céline mais cet auteur à bien sur son style à lui et le langage "Célinien" n'est pas facile à reproduire tellement il est particulier, familier et très recherché dans le fond.


Je vais tenter de corriger et peaufiner cet écrit selon vos conseils.
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Richard
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MessagePosté le: Ven 19 Fév 2010 - 01:27    Sujet du message: Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction) Répondre en citant

Vu que je ne me suis pas encore inscrit je ne peux pas éditer mes messages...
Je post donc à nouveau une mise à jour :


Journée banale d’un adolescent 

  
"Sept heures moins le quart, lundi matin. Le réveil sonne. Comme d’habitude tu n’as fait aucun rêve et cela à chaque fois que tu te sers du réveil, c’est déprimant. Il faut te lever mais tu profites encore de la tiédeur rassurante de ton lit pendant quelques instants avant de te résigner à le quitter. Tu te lèves enfin, toujours fatigué, et tu t’habilles sans trop penser à la suite de ta journée, tu es encore engourdis par la torpeur de la nuit passée. Tu vas ensuite machinalement te laver la figure avec un gant d’eau glacée qui, sur le coup, te revigore un peu mais ce n’est toujours pas ça. Puis vient le moment de se brosser les dents et de te peigner afin de paraitre un peu plus présentable. 
Tu t’installes sans t’en rendre compte à la même place pour déjeuner après avoir fait ton sac pour la journée, avec la force de l’habitude l’emploi du temps est gravé dans ta mémoire mais tu es encore étonné d’avoir autant de philosophie alors que tu es en Terminale S. Tu manges donc un petit déjeuner en sachant parfaitement qu’à partir de dix heures environ tu auras de nouveau faim. 
Ton petit frère qui lui a tardé à se lever vient à peine d’arriver dans la salle à manger, comme il a coutume il déjeune beaucoup plus que toi alors qu’il a quatre ans de moins que toi. Tu lui dis de se dépêcher mais il est toujours aussi lent, à croire qu’il le fait exprès. Cela commence à t’énerver, ton esprit s’échauffe, la journée commence encore mal, tu t’énerves et le stress arrive. Tu finis de déjeuner rapidement et vas prendre une veste et des chaussures assez classes malgré ta taille suffisante elles possèdent des talonnettes. Tu te rends compte que tu as oublié de mettre du parfum, une part de ton identité, qui sait au cas où… 
A sept heures quarante-cinq tu prends enfin place dans la voiture familiale, tu ne disposes évidemment pas du permis de conduire qui marquera ta liberté, le rêve de ce jour qui ne tarderas pas à venir survient, la joie d‘être émancipé de l’autorité paternelle et maternelle, le rêve de l’autonomie totale. Mais tu ignores tout de même que ce moment-là marqueras le début des traquas de la vie d’adulte, des responsabilités. C’est le silence dans la voiture tu n’as pas l’intention de le rompre mais ton frère s’en charge pour raconter des choses totalement vides de sens comme à son habitude, des idioties, des banalités. Tu tentes de l’ignorer un moment, mais, de suite une envie de domination s’empare de ton esprit et tu lui impose violemment le silence, chose qu’il ne respectera bien sûr pas pour des raisons obscures à ton esprit. Ta mère le laisse lui en premier à son collège toi tu passes après par soucis d’organisation. Tu arrives devant ton lycée fait un bisou à ta mère en lui souhaitant une bonne journée. 
  
Une fois sorti du véhicule tu te mets à courir car tu es un peu en retard comme il est d’usage. Tu arrives essoufflé et transpirant à ton cours de mathématiques, le professeur étant d’un âge mur est quand même bien sympathique et compréhensif mais tu es déjà découragé de devoir suivre deux heures de cours sur l’intégration. Tu t’installes seul car en début d’année tu n’as pas su te faire d’amis dans cette classe, les tiens ont étés placés dans un autre terminale, tu y repenses et cela t’attriste et un sentiment d’injustice et de solitude apparaît en toi, il te ronge mais tu arrives tout de même à le chasser. Tu sors donc tes affaires de ton sac d’un mouvement plein de lassitude et commences à écouter le cours bien attentivement, c’est une chose que tu trouves aisée les trente premières minutes mais au bout de trois quart d’heure tu perds ton attention et ton esprit se met à divaguer et à rêver car tu en a plus qu’assez de ce simulacre de cours qui selon toi ne te servira à rien. Tu te retournes souvent pour parler à tes « camarades » qui, pour la plupart, te méprisent mais tu tentes d’ignorer leur ironie malsaine et tout ce qui suit : il ne faut pas t’énerver car tu connais ton impulsivité –probablement due à des facteurs chimiques- mais tu ignores parfaitement jusqu’où elle va te mener. Ton esprit divague mais tu écoutes quand même le professeur, tu prends quelques notes aléatoires jusqu’à l’heure tant attendue de la récréation à dix heures cinquante. Sonnerie ! 
Tu sors le plus vite possible, ceci est certainement dû au fait que tu n’aies pas bien assimilé le cours de mathématiques et que cela est décourageant et en descendant les marches tu te demandes encore une autre fois pour quelle raison tu as pris la filière scientifique où tu dois lutter pour suivre. Tu veux faire médecine, c’est certainement l’une des raisons, tu n’as pas la foi en tes capacités mais c’est ce qui te plait donc tu subis pour y arriver. Tu ne connais par contre pas le temps que tu arriveras à supporter cette tension intense qui va croissante. Tu arrives très rapidement dans la cour après t’être fait maintes fois bousculer par des élèves brutaux, tu cherches tes amis des yeux et tu les retrouves à leur place habituelle. Tu leur parles un moment tu regardes cette fille là-bas du coin de l’œil tu espères secrètement qu’elle fait la même chose de son côté. Oh oui bien sur toi tu le souhaites de tout ton être et tu y crois vraiment. Mais il n’en est rien elle, elle t’ignore, cette pure ignorance est ressentie profondément : tu le sens et cela t’attriste encore d’avantage. Tu aimerais aller la voir, lui exprimer tes sentiments… Mais la timidité t’en empêche, la timidité ? Tu y penses souvent hein ? Oui bien sûr cette force qui retiens et musèle certains de tes actes, tu luttes en vain contre elle. Mais en te forçant l’issue de ce combat pourrait tourner en ta faveur mais tu n’y arrives pas. 
La sonnerie se fait entendre à nouveau, le brouhaha des autres adolescents reprends le dessus, tu te retrouves pour deux heures de philosophie, une matière qui au départ t’avait considérablement déplu et qui, maintenant, est l’une de tes préférée. Tu t’installes de nouveau, tu ressors tes affaires, cette fois le sujet du cours est le désir. C’est une partie intéressante selon toi pour se connaître, connaître un peu mieux l’humain qui est difficile à comprendre et interpréter. Alors que les autres sont en train de faire du boucan dans cette salle, toi tu restes attentif, tu tentes de mener un véritable dialogue avec le professeur de philosophie, tu lui exposes ton point de vue et lui te corrige des fois même il arrive que ce soit toi qui le corrige. Dans ce cours l’heure passe vite mais le plus souvent cela s’éternise quand le sujet ne plait pas. Midi approche et bien sûr comme tu l’avais prévu le matin même Tu as faim depuis longtemps déjà. Sonnerie ! 
  
                Bien entendu toi tu te précipites dehors afin de ne pas faire attendre tes amis tu les retrouves encore au même endroit, tu vas longuement attendre que la file d’élève devant le self se décante pour enfin aller manger. Tu parles de choses banales, ils n’apprécient pas bien la philosophie, les sujets de conversation sont peu variés mais suffisants à éviter un moment d’ennui et de solitude. Et toi tu es encore en train d’observer cette fille qui hante ton esprit depuis plusieurs semaines déjà. Tu l’observe encore du coin de l’œil sans oser aller lui parler ou même lui faire un signe. Dans la file d’attente tu es juste derrière elle, tu peux sentir son odeur, écouter sa voix, l’entendre rire d’une façon cristalline et pure.  Sans même la connaitre psychologiquement elle te semble parfaite, mais tu ignores ses défauts, tu ne fais qu’imaginer et t’illusionner. Tu espères toujours qu’elle fera attention à toi mais rien... Tu entres enfin dans le self tu peux prendre ta nourriture qui n’est pas digne d’être nommée de la sorte ceci ne changeras jamais ici. Le bâtiment est bondé, toutes les tables sont prises et tu n’as pas d’autre choix que de rester debout à attendre qu’une place soit libérée. Toujours ce boucan fatiguant et lassant sauf que cette fois ci les pré-ados du collège d’à côté sont également de la partie. Dès lors qu’un mal lombaire survient, tu trouves enfin une place où t’assoir, et, toujours cette fille, en face, tu es concentré, tu te consacres à l’observation de ses traits, de ses lignes, l’analyse de sa voix. Tu l’entends cette voix ? Oui bien évidement, comment ne pas l’entendre. Tu aimerais lui parler ? Cela est certain. Mais alors ? Qu’attends-tu ? Ah… Elle t’intimide tu as peur de ne pas être à la hauteur, tu apprendras bien un jour que tu ne risques rien de t’approcher et d’engager la conversation mais tu ne le sais pas encore, tu deviens triste et tes amis ne s’en rendent pas compte, tout en mangeant cette nourriture infâme tu t’en veux, tu en veux à la terre entière. Tu te sens incompris et délaissé. Tu parles quand même à ceux qui comptent tant pour toi et cela t’aide à supporter ce poids qui pèse depuis déjà un bon moment. Tu finis de manger, eux aussi, tu posses le plateau, il faut également attendre… Longtemps des fois, mais une fois le plateau posé tu sors prendre l’air, tu vas chercher quelque chose à manger au commerce du coin pour enfin terminer correctement ton repas. Et paf… Il faut retourner encore en cours. 
  
                Donc c’est parti pour deux heures de sport, tu traverses la route pour accéder au gymnase d’en face, tu te changes rapidement dans les vestiaires tu en profite pour flâner un peu, tu rejoins tes camarades le prof de sport fait l’appel. Lui ne va pas courir, la classe entame une partie de handball, personne ne veut de toi dans son équipe et  tu es le dernier à être choisi. La partie commence et jamais personne ne te fais la passe, le peu de fois où tu détiens le ballon tu parviens néanmoins à mettre un point, tu n’es pas spécialement fort mais tu as de la technique et de l’agilité. Une heure s'écoule ainsi, l’heure suivante il faut aller t’entrainer au cinq cent mètres, tu détestes, bien entendu, courir sur cette piste ovale, tu engages tout de même la course, résigné. Tes jambes te font un mal de chien. Tu voudrais être un robot, puissant, résistant, rapide, endurant. Tu adapte ton état d’esprit pour coller un peu mieux à la machine, changer, cela fonctionne peut être sur soixante-quinze mètres mais après tu ne tiens plus, tu en viens à penser à autre chose, quelque chose d’agréable, peut être que cette fille te hante là aussi qui sait? Tu termines enfin la course essoufflé tu as fait un temps moyen et tu dois en plus faire des étirements. Tu les fais. Tu as déjà essayé de les reléguer à une place optionnelle et tu as eu des crampes aux deux mollets cela servit de leçon. Tu te demandes pourquoi les profs de sport ne courent pas eux, c’est injuste pour toi mais c’est la vie. Tu fais ce que l’on te demande et tu ne dis rien si tu ne veux pas que l’on te reproche une certaine attitude dissidente. Il est temps d’aller te changer après trois cinq cent mètres. Certains prennent une douche, toi non tu es pudique, tu te changes tout transpirant, suintant. Tu repars en récréation. 
Fin de récréation tu files directement en direction de ton cours de chimie : ton élément cette fois ci. Tu revêts rapidement la blouse blanche. Aujourd’hui tu fais quoi ? Bah un dosage c’est le troisième de l’année… Le professeur plaisante un peu avec vous pour détendre l’atmosphère lourde et moite de la salle. Il lit le protocole que te n’écoutes bien sûr pas car tu connais parfaitement les dosages. Tu te lèves et vas chercher les produits chimiques. Tu places bien le réactif titrant dans la burette graduée qui fût préalablement rincée et le réactif titré dans le bécher après l’avoir dilué. Tu t’appliques, met en marche l’agitation magnétique, n’oublis surtout pas la phénolphtaléine pour mettre l’équivalence en évidence. Tu suis le protocole à la lettre. Bien sûr tu t’ennuies car tu sais déjà le faire, la technique est maitrisée. Le seul moment divertissant est le changement de couleur de la solution lorsque l’équivalence est atteinte, ce n’est pas réellement très palpitant… Tu fais tes calculs rébarbatifs à l’aide de ta calculatrice, chose que le professeur reproche parfois. Le cours vas bientôt se terminer tu te dépêches de finir ton compte rendu et de ramasser tes affaires. Sonnerie ! 
  
                Tu sors devant le lycée et attends encore ta mère qui est en retard de trente minutes. Durant l’hiver il est dur d’attendre lorsqu’il fait -5°C mais tu t’y es habitué, le froid tu le connais, l’attente aussi. Elle arrive enfin, chemin inverse, on va rechercher le petit frère, bilan de la journée sur les notes que tu as reçus, ce que tu as mangé à midi. Aussi une chose super utile : « Avec qui as-tu mangé ? Bah comme d’habitude maman, des potes que tu ne connais pas… » Tu arrives enfin chez toi. Tu prends une douche froide, glacée même, pour te sentir mieux mais ce n’est toujours pas ça. Tu n’as bien sûr pas le temps de manger quelque chose car il est déjà tard. Tu prends ton baladeur musical lance ta liste de lecture habituelle, pas trop fort comme certains et pas de RAP ni de R&b, et te met dans tes devoirs. Tu dois y passer au bas mot deux heures sans répit, ah ces profs ils t’en font voir non ? Tu sais, tu bosses pour ton bien. Tu penses malgré tout que tu travailles parce que c’est la loi qui t’y oblige. En même temps ton frère se moque de toi, il n’arrête pas de te parler alors qu’il voit parfaitement que tu es réellement occupé, la tension monte. Tu sais qu’un lycéen est une tare pour la société, il n’est pas encore productif et il faut lui apprendre et l’enseignement coût cher à cet Etat. Devoirs finis, tant mieux tu penses souffler un moment, il est vingt heures trente voir plus, tu dois te mettre à table avec toute ta famille. Le petit frère nargue le père, des cris et des insultes fusent. Ignores-les ! C’est ce que tu tentes de faire mais on ne peut pas faire abstractions de telles choses très longtemps, tu t’en mêles et crie, toujours après ton frère, et tout te retombe dessus… Le repas se termine dans la mauvaise humeur, tu débarrasses la table et passes le balai, ta mère fume et tu sens cette horrible odeur emplir tes poumons, ce goudron entrer en toi et détruire l’intégrité de tes poumons. Pourquoi se détruire la santé ? 
De là tes parents te laissent enfin aller une heure sur l’ordinateur, pas plus, tu regardes ta boite mail, tu attends que cette fille te contact, mais tu te trompes, elle ne pense pas à toi. Tu te sens con et tu tentes de la contacter. Grave erreur. Tant pis c’est fait maintenant, tu t’en veux. Bah allez vas jouer un peu cela te détendra. L’heure passe vite, tu dois partir te coucher, oublies pas de dire au-revoir aux copains. Demain matin tu devras te lever tôt pour te raser et te laver les cheveux. Tu dis bonne nuit à tout le monde, tu vas te brosse les dents, te relaver la figure. Petite pensée pour cette fille ? Oui bien entendu que tu y penses encore. Une fois dans ta chambre tu prends ton PC portable, mets le réveil en marche, éteints la lumière et vas voir ta boite mail plein d’espoir. Sentiment mitigé de crainte d’une réponse, de refus de cette dernière, et finalement d’envie. La boite mail est ouverte : rien. Bah tu es triste et quoi d’autre ? Oui triste, la journée s’achève sur pas grand-chose, pourtant vers la fin de la soirée, après l’envoi du mail une pointe d’optimisme fit son apparition. Les sentiments sont exacerbés, l’amour devient violent, tu veux de l’amour hein ? OUI alors tu rejette temporairement  la timidité mais tu sais tout de même qu’elle sera de retour le lendemain. Tu restes trop longtemps sur le PC, il n’est pas loin de minuit, tu décides de l’éteindre, lui et ton moral, tu n’as pas eu de réponse mais bon tu verras bien les conséquences de ce petit mail demain. Lorsque tu décides de t’endormir enfin tu t’imagines aller faire un tour de moto avec cette fille comme passagère. Le rêve pour toi n’est  pas pendant le sommeil, il est avant, éveillé. En parlant de moto, tu sais bien que ce n’est qu’une cinquante centimètres cubes que tu as à lui offrir, c’est bien maigre. Ton imagination continue ses divagations, apparition d’un peu d’espoir encore. 
Morphée vient enfin t’enlacer et te libérer du monde réel. Tu dors enfin pour tout recommencer."  
 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:11    Sujet du message: Journée banale d'un adolescent (en cours de rédaction)

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