http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Dilemme
  Créations littéraires
 
Index
 
 S’enregistrerS’enregistrer 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 


 Bienvenue  
Dilemme
Aller à la page: <  1, 2, 3  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Poésie -> Atelier de poésie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Abdel



Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Mar 27 Avr 2010 - 02:47    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Revue du message précédent :

Je conçois la poésie comme la convergence de deux arts : la peinture et la musique.

On peint ce qu'on ressent de l'intérieur  ou par réaction à l'extérieur en une forme musicale que l'on adapte à son temps. La poésie classique est toute faite de règles restrictives. Certains poètes ont préféré avoir plus de liberté et ont contribué à l'emergence du néoclassique qui n'est rien d'autres que du classique dont les règles sont transgressées.
La poésie moderne ne signifie pas abandon de toute règle, d'autres règles plus souples président à la construction de tout poème libre : la musicalité et le rythme par les assonnonces et les allitérations, l'exploitation libre et sans contraintes de toutes les possibilités de jouer avec la langue, phonétiquement, grammaticalement, lexiquement, sémantiquement .

C'est au poète de créer ses propres règles, dont on ignore tout d'ailleurs et personne ne se penche dessus pour les étudier. C'est l'affaire du poète libre. Le poète est avant tout quelqu'un qui maîtrise la langue pour pouvoir la rendre maléable à ses jeux créatifs de beauté et de musicalité.

On ne peut pas  prétendre qu'il ya eu une scission entre poésie d'antant et celle d'aujourd'hui ni que les poètes d'antan étaient des abrutis et n'avaient pas le niveau civilisationnel d'aujourd'hui, ni que la civilisation abrutissante de consommation d'aujourd'hui a tué la poésie.

L'art poétique côtoie un besoin réel  d'humanisme et de paix intérieure chez l'homme. Quand ce besoin tarit avec le matérialisme farouche au fil du temps, il ne faut s'attendre qu'au pire .

La constation est unanime, il y a crise de la poésie, tant dans l'écriture que dans l'édition. Qui est le coupable ?
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mar 27 Avr 2010 - 02:47    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Gilles


Hors ligne

Inscrit le: 23 Fév 2010
Messages: 318

MessagePosté le: Mar 27 Avr 2010 - 04:49    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Abdel a écrit:
Je conçois la poésie comme la convergence de deux arts : la peinture et la musique.

Voici une conception très élevée de la poésie, mon cher Abdel. Si je puis me permettre de dire comment je comprends ton petit « manifeste » plus haut, tu la conçois tel un idéal à atteindre, comme une activité créatrice que tu ressens fortement, et moi je la conçois comme… une lettre. Je veux dire comme une lettre qu'on écrit à quelqu'un pour lui apprendre une bonne nouvelle. Là où nous nous rejoignons, cependant, c'est quand tu parles de musique, car je vois la poésie aussi comme une courte danse joyeuse qu'on exécute comme ça, par bonheur.

Loin de moi l'idée que les poètes des siècles passés étaient des « abrutis » ! Aussi, j'ai assez peiné à étudier les poètes du XVIe siècle (Du Bellay, Louise Labé, Maurice Scève, Ronsard) pour savoir qu'ils étaient extrêmement raffinés et qu'il faut une bonne dose d'histoire romaine, de mythologie grecque — celle qui t'a un peu décontenancé, n'est-ce pas — et de coutumes de la Cour pour y comprendre quoi que ce soit. Justement… Ils vivaient dans un monde qui n'est plus le nôtre. Je ressens fermement l'adéquation entre leurs idées, leurs valeurs et leur poésie. Ils avaient des esprits plus concentrés, moins sollicités que les nôtres, ils savaient consacrer des années à un projet quelconque, que ce soit un écrit ou la construction d'un immeuble. Ce que nous ne savons plus faire, ou ce que nous jugeons inutile, plus exactement.

Paul Éluard était d'accord avec toi, il a composé une superbe anthologie, la Première Anthologie vivante de la Poésie du passé (Seghers, 1951) dont aucun texte n'est insignifiant. Mais il n'écrivait pas comme ses prédécesseurs, ils ne peuvent pas être des modèles, ils peuvent être seulement des sources d'inspiration. Et même… Éluard a bien dit que

     Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré. (dans : Ralentir travaux)

Nous avons un exemple vivant de ce que je dis ici même sur ce forum, Amynochka. Elle écrit dans les formes actuelles (du moins si je juge par les traductions qu'elle donne de ses poèmes) et ne serais-tu pas d'accord pour dire que ses poèmes inspirent plus que les sonnets écrits mécaniquement qu'on peut lire sur quantité de forums ?
 
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Mar 27 Avr 2010 - 20:17    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Si tu relis l'ensemble des rubriques "poèmes en prose" et "atelier de poésie", tu découvriras le cheminement du changement opéré par Amynochka dans son approche de la prose poétique et le passage vers la poésie plus ou moins libre. J'ai été très heureux qu'elle s'y mette pour de bon après quelques tergiversations. Ensuite elle est passée à la vitesse supérieure en écrivant en arabe (peut-être bien avant) et en traduisant.

Elle constitue pour moi un exemple-type du poète d'expression française qui n'est pas lié forcément aux règles du classique. Dotée d'une double culture, comme tous les poètes du monde francophone, elle apporte un plus à la poésie moribande du centre qui est encore à la recherche de ses fondamentaux, tant les expériences sont encore fragmentaires pour parler d'un fond de règles commun pour les poètes modernes. Voir ce lien par exemple :

http://www.maulpoix.net/Diversite.html

Le poète hors-exagone, l'écrivain aussi, constitue l'exception française par son apport spécifique. il n y a pas lieu de le classer dans une case de forme poétique. La majorité des poètes francophones connaissent peu ou appliquent très peu les règles classiques. C'est de ce point de vue là (centre-périphérie) qu'on n'a pas ...le même point de vue. Chacun voit les choses de l'endroit civilisationnel où il est.

Pour les règles classiques, il n'est pas restrictif de les situer uniquement à la période des cours royales, Hugo et autres Baudelaire  ont tâté du classique  bien après. On a écrit même des recueils tout en sonnets en...1996 ! Sans oublier les concours pour le classique, néoclassique et libre actuellement, voir ce lien :

http://echos-poetiques.net/textes/index.php/Concours-de-poesies-francophones


Oui, tu as raison de dire que j'ai une conception élevée de la poésie. Cela provient du vécu personnel et non d'une science externe. Je vis la poésie quand je la pratique et sa difficulté  ainsi que ses messages et impacts hautement bénéfiques à la quiétude affective de l'homme m'incitent à l'ériger au plus haut degré de la création artistique. La création elle -même est toute poésie : un paysage, un plan d'eau avec des canards, un volcan en éruption la nuit, des oiseaux chantant aux cimes des arbres fleuris, la planète est poésie sans l'homme ! Oui c'est une lettre, une lettre de la nature pour l'homme, une lettre de l'homme pour la nature, une lettre de l'homme pour l'homme pour le situer dans la beauté et dans la laideur.

La poésie libre, ça existe aussi dans notre culture autant que celle classique avec ses règles encore plus difficile.

Seulement, j'aime plus la poésie arabe et française d'avant que celle de maintenant. Je ne suis pas le seul. Il y a inflation de la poésie actuellement et "déflation " du lectorat. Je pense que c'est la faute au poète d'avoir brisé le charme d'antan. Peut-être que le charme n'existe plus pour pouvoir le chanter en poésie, on a d'autres chats mécaniques à fouetter dans l'ère surtechnologique moderne.

Je ne suis pas loin d'appuyer le contenu de ce plaidoyer dans ce lien suivant :

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1072
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gilles


Hors ligne

Inscrit le: 23 Fév 2010
Messages: 318

MessagePosté le: Mer 28 Avr 2010 - 01:33    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Abdel a écrit:
Je ne suis pas loin d'appuyer le contenu de ce plaidoyer […]

On y lit :

Nous sommes convaincus qu’une fois que ces poèmes défaillants et troubles auront été retirés de la circulation, notre secteur culturel regagnera une stabilité et que les lecteurs retrouveront leur confiance dans la littérature américaine. Nous estimons que pour que le renflouement soit couronné de succès, il nous faudra retirer de la circulation tous les poèmes écrits après 1904.

Il s'agit évidemment d'une plaisanterie. Tu as sans doute remarqué que tout le texte est fondé sur une critique des pratiques actuelles des banques et des sociétés de courtage. L'auteur a remplacé « produit financier » par « poème ».

Tu écris qu'il y a « déflation » du lectorat en ce qui concerne la poésie ; sans doute. Je ne suis pas persuadé que les poètes du passé étaient lus par un très grand nombre de lecteurs non plus. Quoi qu'il en soit, je suis d'accord avec toi sur le fait que la poésie actuelle est souvent hermétique — quand elle n'est pas de la fumisterie — et ne semble pas se préoccuper d'être « une lettre de l'homme pour l'homme » comme tu dis si bien. Cette sorte de poésie correspond à l'égocentrisme contemporain. Il y a heureusement d'autres sortes.
 
Personnellement je n'ai pas de préférence pour la poésie d'avant ni pour celle de maintenant. Agrippa d'Aubigné par exemple a écrit il y a plus de quatre siècles mais on sent encore aujourd'hui qu'il écrivait du cœur ; c'es tout ce que je recherche, quelle que soit la date où le poème a été écrit.
 
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Mer 28 Avr 2010 - 02:08    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Cher Gilles,

Tu as utilisé la formule qu'il fallait : écrire du coeur. C'est le critère infaillible, on le sent d'emblée quel que soit l'auteur et la période.

Oui, le lectorat des anciens poètes était limité durant leur vie. Mais une fois passés à la postérité ce sont des millions de lecteurs et des visiteurs sur les lieux de leur sépulture.

A l'occasion de mon unique voyage à l'étranger en 1989, en France où j'ai passé 15 j à Paris et 15 j à Besançon, tout mon être résonnait de Victor Hugo. Je m'imbibais du paysage féerique tout au long du Doubs et contemplais les "feuilles mortes". C'est vous dire combien cet homme là a parlé à mon coeur. Je dirais autant de Baudelaire, Lamartine, Vigny, Musset, Apollinaire, Valéry, Verlaine, Rimbaud. Je ne citerai pas les plus anciens de Ronsard à Du Bellay.

De l'époque contemporaine, comme j'écume des dizaines de forums littéraires, j'ai l'occasion de lire pas mal d'auteurs déjà publiés ou non et je trouve leur poésie, que j'ai largement commentée un peu partout sur le net, d'une excellente facture.

Mais la comparaison avec les noms cités peut des fois tenir. Une seule exception de taille : Jacques Lamy !!! Là, je tire ma révérence ! un talent poétique époustoufflant ! un génie poétique de notre époque ! J'ai eu la sublime chance de ma vie de l'avoir côtoyé "de près", de très près même, sur le net. Qu'il repose en paix.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Humphrey
Modérateur global
Modérateur global

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 703
Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Mer 28 Avr 2010 - 18:55    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Abdel a écrit:
... un talent poétique époustoufflant ! un génie poétique de notre époque ! ... 

Après ça, ne t'étonne pas si je te traite à nouveau d'encenseur ...
Revenir en haut
Gilles


Hors ligne

Inscrit le: 23 Fév 2010
Messages: 318

MessagePosté le: Ven 30 Avr 2010 - 01:39    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Humphrey a écrit:
Abdel a écrit:
... un talent poétique époustoufflant ! un génie poétique de notre époque ! ... 
Après ça, ne t'étonne pas si je te traite à nouveau d'encenseur...

Hé Hé. Je n'aurais pas employé « époustouflant » moi non plus pour qualifier les textes de Lamy, mais je ne l'ai pas connu.
 
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Ven 30 Avr 2010 - 02:33    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Pour "époustoufflant" j'ai trouvé les adjectifs signifiant la même chose

ahurissant, effarant, étonnant, étourdissant, fantastique, fracassant, inouï, prodigieux, sensationnel, stupéfiant -familier: ébouriffant, formidable, mirobolant, renversant, sciant, soufflant

S'il m'est donné de les utiliser tous pour qualifier le talent poétique de Lamy, je les utiliserai d'un seul tenant.

Ceci bien entendu est un point de vue personnel qui n'engage que moi. Maintenant si cela peut paraître ridicule ou fanfaronnesque, je l'assume entièrement et de très bon coeur.

Il y a de ces gens qui vous marquent pour la vie.  Mais il est vrai qu'il faut garder "cette marque" pour soi et se l'approprier en silence.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Ven 30 Avr 2010 - 02:44    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Gilles, tu n'as pas connu Lamy.

Que dirais-tu qu'il se présente à toi en ce poème ? (tiré de la rubrique : poésie classique):



D'où suis-je ?
 
Je suis de ce petit village,
J'en conserve la glèbe au pied. 
Ce trésor est mon apanage 
Que je protège comme il sied. 
Je suis de la forêt voisine, 
Le chêne veille l'églantier, 
Merlin courtise Mélusine : 
J'aime voguer hors du sentier... 
Je suis de la grand' ville proche : 
J'admire aux morts le monument, 
Cité-caserne où le gavroche 
Déambule en désâmement... 
Je proviens de cette contrée : 
Villes, plages d'or, monts, vallons. 
La nature j'ai rencontrée : 
Moutons, requins et cigalons.  
Je suis de terre occidentale, 
De la Meuse jusqu'à l'Adour. 
La vive langue ornementale 
Sert le savant, le troubadour.  
Je suis de souche européenne, 
Où chacun vit de ses voisins. 
De cette tour babéléenne 
Renard agrippe les raisins. 
Je suis issu de la planète 
Ainsi que tous les animaux :  
Homme, loup, orque et gypaète, 
Et nous échangeons tous nos maux ! 
J'ai surgi de la grande voûte, 
Ce qui m'appartient est dessous. 
Je vends, par charité sans doute, 
Amour et Paix : moins de deux sous ! 
Le Cosmos est bien ma Patrie, 
Plus de raison de guerroyer… 
Et pourtant l'Homme tue et crie :  
Dois-je en mes larmes me noyer ?  
Jacques LAMY 
 
 
 
 
 
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Humphrey
Modérateur global
Modérateur global

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 703
Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Ven 30 Avr 2010 - 10:27    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Abdel a écrit:
Maintenant si cela peut paraître ridicule ou fanfaronnesque, ...
Pas le moins du monde, rassure-toi. Ma petite intervention n'était qu'une boutade, allusion à l'un de nos débats de jadis.

Personnellement, je trouve que Jacques Lamy était un poète très talentueux mais assez peu innovant, dans la mesure où il a choisi (et c'est son droit) d'utiliser principalement les formes classiques anciennes. Pour cette raison entre autres, je n'utiliserais pas un terme comme "époustouflant" pour qualifier son oeuvre mais je peux parfaitement comprendre que l'on ne partage pas mon avis.
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Sam 1 Mai 2010 - 15:51    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Pas de problème Humphrey,

Je signale seulemenent qu'il s'était investi surtout dans le néoclassique pour innover dans les règles et qu'il avait écrit des poèmes libres dont trois figurent dans "poésie libre". Dans les forums, on l'appelait Maître Jacques justement pour sa virtuosité dans les règles et son art de les transgresser avec maestra.
Il n'est pas facile de jongler avec tous les genres poétiques et pas facile de produire des parodies conformes à l'original.  Parfois mieux que l'original. C'était sa botte secrète.

Tu peux me faire confiance pour moi-même, je ne m'en délecte pas sans raisons valables, bien plurielles.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gilles


Hors ligne

Inscrit le: 23 Fév 2010
Messages: 318

MessagePosté le: Dim 2 Mai 2010 - 08:49    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Abdel a écrit:
Que dirais-tu qu'il se présente à toi en ce poème ?

Je dirais qu'il affiche de bons sentiments mais que ce n'est pas avec de bons sentiments qu'on fait de la bonne poésie, pour paraphraser Gide. Désolé, mais les nombreuses inversions, nécessaires pour la rime, cassent le rythme. Je ne donne que cet exemple afin de ne pas te paraître trop dur envers un homme que tu admires… Bien entendu ma réaction est subjective, elle vient de ma propre conception de la poésie, n'est-ce pas. Ceci dit, je suis tout à fait d'accord avec Lamy quand il écrit :

     Et pourtant l'Homme tue et crie :
     Dois-je en mes larmes me noyer ?

 
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Dim 2 Mai 2010 - 16:29    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Tout à fait d'accord, Gilles, sur le fait que chacun a sa propre conception de la poésie.

Je pense que dans ce poème, Lamy s'efface, il ne se présente pas. Il ne s'intéresse pas au "qui suis-je". En optant pour le "d'où suis-je", il présente le poète dans son universalité.

Le poète emplit tous les espaces et les investit par sa poésie . Pour chaque espace, son propre intérêt, allant du village natal au Cosmos. Son but final est l'homme universel comme indiqué en conclusion.

Les premiers vers assemblés de chaque strophe montrent sa vision montant crescendo  du rôle du poète. Des points (.) séparent les strophes comme des limites à chaque étape où le poète peut choisir de s'y cantonner exclusivement ou de prétendre à l'universalité. Mais peut-il se contenter d'un seul espace  ? Non, le poète est bien "universel" dans sa pensée :



Je suis de ce petit village,   
 .   
 Je suis de la forêt voisine,    
   
Je suis de la grand' ville proche :    
   
Je proviens de cette contrée :    
   
Je suis de terre occidentale,    
   
Je suis de souche européenne,    
   
Je suis issu de la planète    
   
J'ai surgi de la grande voûte,    
   
Le Cosmos est bien ma Patrie,    
 

 
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gilles


Hors ligne

Inscrit le: 23 Fév 2010
Messages: 318

MessagePosté le: Lun 3 Mai 2010 - 02:56    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Abdel a écrit:
Des points (.) séparent les strophes comme des limites à chaque étape où le poète peut choisir de s'y cantonner exclusivement ou de prétendre à l'universalité.

Je pense que tu fais de la « sur-interprétation » au sujet des points. Regarde les poèmes de Lamy dans les forums de poésie… Il met toujours des points entre les strophes, dans tous ses poèmes.
 
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Lun 3 Mai 2010 - 14:26    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Gilles a écrit:
Je pense que tu fais de la « sur-interprétation » au sujet des points. Regarde les poèmes de Lamy dans les forums de poésie… Il met toujours des points entre les strophes, dans tous ses poèmes.

Tiens ! c'est vrai ça ! C'est un mystère chez Lamy ! J'aimerais bien savoir pourquoi il le faisait. Je vais faire une recherche dans "les règles poétiques" pour l'élucider. Ca doit bien avoir une signification, lui qui aimait bien mettre les points sur les "i" et là où il fallait et non partout !
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Gilles


Hors ligne

Inscrit le: 23 Fév 2010
Messages: 318

MessagePosté le: Mar 4 Mai 2010 - 03:34    Sujet du message: Dilemme Répondre en citant

Abdel a écrit:
Gilles a écrit:
Je pense que tu fais de la « sur-interprétation » au sujet des points. Regarde les poèmes de Lamy dans les forums de poésie… Il met toujours des points entre les strophes, dans tous ses poèmes.
Tiens ! c'est vrai ça !

La raison est qu'il écrivait sans doute dans Microsoft Word et collait son texte dans la fenêtre de message du forum, et le code "ligne blanche" de Word n'est pas reconnu par la plupart des forums phpBB. Il avait trouvé ce moyen pour passer une ligne entre les strophes. Il aurait été plus esthétique de mettre une espace insécable mais il ne savait pas comment la faire, comme la plupart des gens, je suppose.
 

Note accessoire. Quand j'étais petit, les institutrices nous apprenaient à manier la plume, à former les lettres, l'usage du buvard, etc. Plus tard on nous enseignait comment nous servir d'une machine à écrire. De nos jours que nous écrivons surtout au clavier, il me semble qu'il serait pertinent d'enseigner aux enfants à quoi servent toutes ces touches et le maniement du clavier à l'école ; comment mettre les accents sur les majuscules (et sans être trop dur, l'existence même des majuscules — regarde les pseudos sur les forums…), par exemple.
 
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:52    Sujet du message: Dilemme

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Poésie -> Atelier de poésie Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: <  1, 2, 3  >
Page 2 sur 3

 
Sauter vers:  
Referencement
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group -- Template created by dav.bo=> GreenStylus --

Portail | Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation