http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Zak et Lehla (suite 13)
  Créations littéraires
 
Index
 
 S’enregistrerS’enregistrer 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 


 Bienvenue  
Zak et Lehla (suite 13)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Espace romans -> Romans en cours -> "Zak et Lehla" de Yasmina
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
yasmina
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 06 Juil 2008
Messages: 126
Balance (23sep-22oct)

MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 17:03    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 13) Répondre en citant

Rappel :

Lehla est une jeune fille qui se cherche. Au départ, elle est renfermée sur elle-même, victime des à priori, et rêvasse au jour où son prince viendra. Elle décide de donner un coup de pouce au destin. Elle rencontre Zak, s'éprend de lui malgré ce qu'on peut dire à son sujet. Elle fait aussi la connaissance de Louisa et sa bande de copines, celles qui étaient réputées être malfamées, et s'aperçoit qu'il y a des coeurs sous tous ces artifices.

De son côté, Zak nourrit encore son rêve de s'en aller vers l'Europe. On apprend qu'il a été "adopté" dans son enfance, puis à la mort de sa mère adoptive, abandonné, livré à lui-même avec pour seule possession une toute petite chambre. On apprend également qu'il a fait de la prison, et que ce fut pour lui une expérience traumatisante qui n'a fait qu'accentuer son désir de quitter le pays.

J'avais arrêté le roman alors que Lehla s'était fait battre par son grand-père pour être rentrée tard et avoir affirmé être sortie avec Btissame, alors qu'elle rentrait du Dawliz où elle était allée s'amuser avec Louisa, Najla et Salima.

C'est donc au tour de Zak...












<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->
14 

 

 
« La convoitise te rend esclave, car tu es né libre »  

 

 

 
         Zak avait peu dormi. En se levant, il jeta un œil rapide à Tiphanie, étendue à côté de lui, enfila ses vêtements en vitesse, et s'en alla sans dire un mot. 
Une voiture de police était stationnée non loin de l'hôtel. Les battements de son cœur s'intensifièrent. Étaient-ils ici pour lui? Ce serait de l'acharnement ! Il accéléra le pas, agité et angoissé. Un agent de police croisa son regard. Zak crut que son cœur s'arrêterait. Il manqua de trébucher sur un vieux paquet de gauloises. Tiens, une bonne cigarette, voilà ce qu'il lui fallait. Il se hâta davantage, manquant de renverser un enfant à vélo. Il craint le pire, mais il n'en fut rien. L'agent avait détourné son regard de lui depuis longtemps, s'intéressant à un clochard qui trainait dans les parages en haillons. 
Quelques rues plus tard, il se remit à respirer, et entra dans un hanout pour s'acheter un paquet de cigarettes. Puis il avança doucement, flânant, jetant un œil aux vitrines, tout en aspirant des bouffées de nicotine.  
Comment en était-il arrivé là? De quoi avait-il peur? 
Un groupe de femmes voilées passa devant lui, gouaillant dans des voix suraigües, commérant sur untel et une telle, et sur la morale. Mais qu'était-ce que la morale? N'était-ce pas immoral que de se mêler de la vie d'autrui, de médire sur les autres pour la simple raison que notre propre existence n'était qu'un ennui? Alors sous prétexte d'un bout de tissus sur sa tête, on s'octroyait le pouvoir de juger de la vie des autres. De la même manière qu'un insigne rouillé et une vulgaire casquette vissée sur le crâne semblait attribuer le droit à toute immixtion dans la vie privée, et toute atteinte à la liberté. 
Zak s'installa à un café. Des dizaines d'hommes y sirotaient déjà une boisson fraiche, observant les allées et venues dans la rue, reluquant les femmes, et draguant pour certains d'entre eux. 
Puis une belle jeune femme traversa l'allée. Elle était brune avec de jolis yeux clairs, et portait une robe marron au tissus très fluide qui accompagnait gracieusement les courbes de son corps. L'attention générale semblait portée sur elle. Et ce fut Zak qu'elle regarda. Il la dévisagea sans retenue, souriant. Elle passa une main prompte dans ses cheveux pour ranger une mèche derrière son oreille. Une alliance scintillait à son doigt. Le sourire du jeune homme s'évanouit. Le sort le narguait. Il leva les yeux au ciel, accablé.  
           Amel. Ce nom avait tellement raisonné dans son esprit quand il était encore derrière les barreaux. Il s'efforçait de l'oublier, mais en vain. Le moindre souffle du vent lui rappelait la manière dont il faisait flotter ses cheveux noirs autrefois. La chaleur lui évoquait ces petites gouttelettes de sueur qui perlaient souvent sur son front à midi, quand le soleil était au plus haut. Amel ne supportait pas l'été au centre du pays. Elle était originaire de Tanger, et avait du quitter cette ville pour Meknès après son mariage, afin de vivre avec son époux.  
Le claquement des talons aiguilles sur le sol lui remémorait à quel point elle avait de la prestance dans sa manière de balancer sa silhouette parfaite de droite à gauche, quand elle avançait. Zak se souvenait jusqu'à la minute où il avait osé poser le regard sur cet être parfait. Elle sortait de son travail. Elle était magnifique. Le soleil rayonnait ce jour là, mais il y avait une légère brise dont le souffle avait relevé légèrement sa jupe. Elle l'avait maintenue avec ses mains dans un petit rire frivole. Et il avait croisé son regard. Amel avait esquissé un sourire timide. Se doutait-elle qu'à partir de cette seconde précise son destin changerait à jamais? Pas un seul instant. Aussi avait-elle pris pour une coïncidence le fait qu'il se trouve à la même heure au même endroit le lendemain. Puis le surlendemain. Et encore après. Sans doute travaillait-il dans les parages, et prenait-il sa pause à la même heure. La semaine d'après, quand tout le contenu de son sac s'était étalé sur le sol, devant son taxi, et que Zak avait accouru comme par enchantement pour l'aider à tout ramasser, elle l'avait vu aussi comme pur hasard, de même que le fait qu'elle ait retrouvé dans ses affaires en rentrant chez elle, la carte d'identité du jeune homme qui aurait glissé là « par erreur ». 
Zak avait désiré cette femme à l'instant même où il avait posé son regard sur elle. A aucun moment il ne s'était attardé sur cette alliance à son doigt. 
Tout s'était très vite enchainé après cela. Il se voyait avec elle à l'abri des regards indiscrets. Il pouvait lire dans son regard l'attirance qu'elle éprouvait pour lui. Peut-être était-ce mêlé à une sorte de fascination pour l'interdit. Pourtant elle avait lutté pour résister. Elle l'avait repoussé à maintes reprises, mais il était resté. Il avait été là quand son mari avait levé la main sur elle pour la première fois. C'était sur son épaule qu'elle avait pleuré quand elle avait découvert les déboires de la vie maritale. Zak l'avait mise sur un piédestal quand son mari ne lui prêtait plus attention, il l'avait écoutée quand celui avec qui elle partageait sa vie la délaissait. Cela faisait des mois qu'Amel faisait partie des meubles quand ils s'étaient retrouvés dans cette rue, seuls. Il l'avait plaquée contre le mur, délicatement. Elle avait retenu sa respiration. 
« Je t'aime Amel. 
_ Zak tu sais très bien que... 
_ Chut... » 
              Le jeune homme avait posé doucement son doigt sur ses lèvres pour la faire taire. 
« S'il-te-plait Amel, laisse moi croire que tu m'appartiens. Je sais ce que tu veux me dire. Mais laisse moi rêver que tu m'es exclusive... » 
              Amel n'avait pas répondu. Elle avait baissé les yeux, les lèvres tremblotantes. 
« Ne fais pas ça Zak. 
_ Je rêve de pouvoir gouter à tes lèvres juste une fois. Voir ce que ça fait. 
_ Ce n'est pas possible... 
_ Je le sais. Je ne te forcerai jamais à quoique ce soit. » 
             Il y avait eu un moment de silence. Zak avait plongé son regard dans le sien. Jusqu'à ce qu'elle lance nerveusement :  
« Il faut que je rentre! » 
             Il avait acquiescé. Il s'était penché pour lui faire une bise si suave que le simple contact de ses lèvres sur sa joue lui avait fait perdre la tête. Un de ses baisers était allé effleurer ses lèvres... Et Amel, ne sachant plus se contenir, s'était jetée sur lui pour l'embrasser langoureusement à pleine bouche. Puis elle s'en était allée sans se retourner, catastrophée. 
Était-ce vraiment l'amour, ou était-ce seulement l'exaltation du désir qui l'avait poussé dans cette démarche? Amel était devenue obsession. Une tentation intense, une convoitise sournoise et irraisonnée.  
Après ce baiser il avait cru ne jamais la revoir. Elle l'avait évité plusieurs jours, et il avait fini par l'appeler, chose qui lui était pourtant interdite. Mais il s'agissait d'un cas de force majeure car sans elle, Zak s'était senti dépérir. Était-ce de l'habitude plus que de l'amour? Il ne se l'expliquait pas. Paniquée, elle avait bien voulu le retrouver après le travail. Zak l'avait trouvée blême.  
« Qu'est-ce qu'il y a? 
_ J'ai trompé mon mari Zak. Tu te rends compte? Quel genre de personne je suis? Même l'image que tu peux avoir de moi risque d'être altérée par mes agissements! 
_ Qu'est-ce que tu racontes? Tu es parfaite! 
_ Je suis un monstre Zak! Je ne mérite rien ni personne! Avait-elle sangloté. Je suis égoïste, je ne pense qu'à moi! » 
            Le jeune homme l'avait regardée un instant. Attendri et apitoyé par ses larmes, il avait fini par murmurer : 
« Tout est ma faute Amel. » 
             Amel avait esquissé un pauvre sourire. 
« Tu dis vraiment des bêtises. 
_ Je n'aurais pas du te séduire. Tu es mariée... Je n'aurais pas du faire irruption dans ta vie. 
_ Je te défends de dire ça Zak! C'est grâce à toi que j'ai retrouvé le sourire. Et puis je ne suis pas idiote. C'est mon cœur qui m'a guidée à toi... 
_ Tu aimes ton mari? »l'avait arrêtée Zak. 
             Elle l'avait dévisagé, quelque peu interloquée, puis elle avait bredouillé : 
« Oui, je crois que oui. 
_ Alors voilà, dis toi que je ne suis rien d'autre qu'un bon ami. La réponse est claire. 
_ Qu'est-ce que tu dis? C'est absurde! 
_ Je ne suis rien pour toi. 
_ Comment peux-tu prétendre répondre aussi facilement à une question dont je n'ai moi-même pas la solution? S'était-elle subitement emportée. Tu représentes énormément pour moi! Si tu n'étais pas là, tout mon monde s'écroulerait! La vérité c'est que je suis en train de tomber amoureuse de toi Zak! » 
             Elle s'était effondrée. 
« Je suis horrible! Je fais souffrir tout le monde! Tu devrais me fuir puisqu'il est encore temps! S'était-elle exclamée, accablée. 
_ Tu ne me fais pas souffrir moi, avait-il répondu. 
_ Mais je ne peux pas choisir Zak! 
_ Je ne te demande pas de faire un choix. Je veux juste que tu continues à faire partie de ma vie, d'une façon ou d'une autre. » 
             Zak avait essuyé les larmes d'Amel. 
« Tu m'apportes tellement de bonheur, que cette toute petite souffrance ne m'affecte même pas, » ajouta-t-il dans un pauvre sourire. 
             Elle avait ri. 
« Je ne te mérite pas, » avait-elle répondu. 
            Peu de temps après, elle s'était retrouvée chez lui, à s'abandonner dans ses bras. Ils n'avaient jamais été jusqu'à l'acte sexuel même. Elle avait peur de franchir un si grand pas. Elle n'avait fait aucun choix. Indécise, elle s'était contentée de jouer sur les deux tableaux. Mais il avait eu la joie de caresser chaque parcelle de sa peau, de la voir s'endormir dans ses bras. Et à quel prix? 
Ses absences avaient éveillé les soupçons de son mari. Et il l'avait suivie. Jusque chez Zak. 
C'est ainsi qu'un beau jour Amel s'était retrouvée au poste pour flagrant délit d'adultère. Et le jeune homme avec elle.  
Selon les articles 491 et suivants du Code pénal, l'adultère est punie d'une à deux années d'emprisonnement. Zak avait purgé une peine de trois mois. Amel exécutait encore la sienne. Il n'avait pas la possibilité de lui rendre visite. Et quand bien même l'eût-il eut, que lui aurait-il dit? Il avait gâché sa vie. 

 
            Le crissement des pneus d'un vieux taxi le projeta hors de ses pensées. Il leva les yeux sur la rue. La belle jeune femme avait disparu depuis un moment. Il soupira. Zak aimait les femmes, et dans ce pays, il n'en avait pas la liberté. Ces rues n'étaient qu'hypocrisie, désordre et débauche. Non loin de là, une vieille bâtisse aux murs mauves abritait des prostituées. Chaque jour, il y montait au moins une vingtaine d'hommes : des frères, des oncles, et même des pères. Y avait-on vu la police une seule fois? Elle était bien trop préoccupée par les cas d'adultères. Et ces délinquants dans la rue, qui agressaient des femmes, un couteau aiguisé à la main, pour leur dérober leurs sacs et leurs bijoux, et qu'on laissait lâchement courir sans broncher? A la place on préférait arrêter les couples qui se baladaient sans certificat de mariage après onze heures du soir. Quelle vie que ce matérialisme ambiant, où le riche triomphait sur le plus démuni, le plus fort sur le plus fragile? 
Zak grimaça. Combien de fois avait-il du glisser un billet de vingt dirhams dans sa carte d'identité lors d'un contrôle, alors qu'il était accompagné d'une ravissante jeune fille à une heure tardive? Il écrasa sa cigarette dans le cendrier devant lui, et se hâta d'en allumer une autre. Les raisons de quitter ce pays fusaient de toute part. Il recommencerait à zéro. 
Mais comment quitter cet endroit quand les obstacles se dressaient les uns à la suite des autres? Il faudrait faire preuve d'habileté. La descente vers le sud du Maroc semblait difficile. Il fallait réunir une grosse somme d'argent. Non seulement pour s'y rendre, mais aussi pour payer le passeur qui les conduirait à la barque qui les mènerait en Europe. Et cette fameuse barque... Où se la procuraient-ils? Elle était souvent en bien piteux état. Et s'il était déjà bien difficile de traverser l'Atlantique en barque, qu'en était-il d'une traversée de nuit à bord d'un vieux bateau usagé et troué? Un de ses amis avait déjà péri de cette manière, pris par le courant, alors qu'ils n'étaient même que sur la côte... 
Il ne lui restait donc que la seule option qu'il avait abordée avec Marouane l'autre jour : monter jusqu'à Tanger. Une fois là-bas, ils trouveraient un moyen. 
Son téléphone sonna. C'était le numéro d'une cabine téléphonique de Meknès qui s'affichait. Surement Lehla. Il hésita avant de décrocher, mais finit par le faire. 
« Oui? 
_ Allo, c'est Lehla, crut-elle l'informer. 
_ J'avais deviné, répondit-il froidement. 
_ Je te dérange? 
_ Non, dis moi pourquoi tu m'appelles, s'impatienta Zak. 
_ J'aurais voulu qu'on se voit. 
_ J'ai pas le temps aujourd'hui, j'ai quelque chose d'important à faire. Peut-être demain? Je t'appellerai dès que j'aurai un moment d'accord? 
_ D'accord, » répondit Lehla. 
           Totalement indifférent à la pointe de déception dans sa voix, il raccrocha. Il ne verrait aucune femme aujourd'hui. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
15 

 

 
"Montre lui, montre lui et s'il ne veut pas voir, pars et laisse-le." 

 

 

 
        Lehla passait presque tous ses après midi chez Louisa, à profiter de son climatiseur en sirotant sodas ou tasses de thé accompagnés de petits gâteaux au miel. 
« Quelque chose te tracasse? L'interrogea Najla en se limant les ongles. 
_ Je n'ai plus de nouvelles de Zakarya depuis quelques jours, répondit-elle. 
_ Vous êtes allés loin jusqu'à maintenant? 
_ Comment ça loin? » 
          Louisa et Najla ricanèrent, écarquillant les yeux. 
« Tu l'as vu tout nu? Demanda la première. 
_ Bien sûr que non! S'exclama Lehla, offusquée. 
_ Comment ça « bien sûr que non »? Arrête de faire ta prude! Lança Najla. 
_ Tu veux dire que tu n'as jamais vu de pénis de ta vie? Pouffa Louisa. Ma pauvre petite! Je comprends pourquoi tu n'as pas de nouvelles de lui! Tu croyais le contenter avec des bécots? » 
           Lehla rougit. Alors avec Louisa, ils avaient fait plus que cela. Elle eut la nausée pendant un instant, ressentant une forte pression au cœur comme si on y avait posé une enclume. Elle respira profondément, s'efforçant par tous les moyens de rester calme. 
« Lehla, si tu ne sais pas titiller un homme, tu ne le garderas jamais! Il faut le surprendre, le rendre fou, lui faire perdre la tête devant ton corps! Voilà le secret. Des dessous sexy. Tiens Louisa, montre-lui un peu tes dessous, qu'elle en prenne de la graine! » Lança Najla en riant. 
            Louisa se retira un instant. Salima était silencieuse, comme toujours. Elle en avait rarement placé une devant Lehla. Elle se contentait de fixer un objet du regard toute la journée, pensive. En l'occurrence il s'agissait d'un vase de Chine. Elle jeta un rapide coup d'œil à Lehla, pendant une fraction de seconde, puis détourna le regard sans dire un mot. Louisa arriva avec un tiroir remplit de dentelle et de satin. Du rouge, du rose, du noir, du léopard même! 
Najla attrapa un vêtement qu'elle lui agita sous le nez en expliquant : 
« Ça c'est un porte-jarretelles! 
_ Je sais ce que c'est, rétorqua Lehla, gênée. 
_ Tu en as un? 
_ Non, je n'ai aucune raison d'en acheter un, personne ne me verra le porter de toute façon! S'exclama-t-elle, indignée. 
_ Évidemment. Puisque Zak te laissera tomber! Grommela Najla. 
_ C'est faux! Il m'aime! S'écria-t-elle. 
_ On ne dit pas le contraire, expliqua Louisa calmement. Tout ce qu'on veut que tu comprennes, c'est qu'un homme reste un homme. Plus tu le titilleras, et plus il aura envie de te voir. Plus il aura envie de te voir, et plus il t'aimera, plus il t'aimera, et plus vite il te mettra la bague au doigt. Ce n'est pas ce que tu veux? Après tout ça ne regarde que toi. Tu nous a raconté ton soucis, on ne cherche qu'à y trouver une explication. Et puis d'ailleurs tu n'as pas peur qu'il te trompe? Je connais Zak, il a de sacrées envies, et s'il ne les obtient pas de toi, de qui il aura ces petites faveurs? Tu ne l'imagines quand même pas à s'éclater tout seul dans sa salle de bain? » Ajouta-t-elle en riant de plus belle.  
            Cette fois-ci même Salima ne put retenir un petit rire. 
« Zak est un bel homme, il peut avoir n'importe quelle fille, poursuivit Louisa. Enfin bon. N'en parlons plus. » 

 
          Lehla jeta un œil à l'étalage de lingerie. Elle attrapa un string qu'elle fit glisser entre ses doigts. Il était tout en dentelle, et si minuscule qu'elle se demandait si malgré la taille « M » indiquée sur l'étiquette, elle réussirait à le passer. Le vendeur la dévisagea. Elle rougit, puis renonça, comme à chaque fois. Plus d'un mois s'était écoulé depuis cette conversation, et pourtant elle avait l'impression que ça remontait à la veille. Ces remarques n'avaient cessé de raisonner dans son esprit depuis. Après cela, les filles s'étaient comportées différemment avec elle, comme si certaines choses ne pouvaient être abordées en sa présence. Lehla se sentait si idiote, et si puérile. Dans la religion, les rapports sexuels étaient formellement interdits. Mais elle en venait à pousser sa réflexion aux limites. Après tout il était interdit aussi de fréquenter un homme avant le mariage. Elle se mettait à se poser beaucoup de questions qui demeuraient sans réponses. Était-il grave de faire l'amour avec un homme si on finissait par se marier avec lui par la suite? Pourquoi les rapports sexuels étaient-ils interdits au fond? N'était-ce pas à cause des maladies sexuellement transmissibles, ou à cause du risque de tomber enceinte hors mariage, ainsi que la question de l'identité du père dans ce cas là? Mais il existait de telles protections désormais. Et puis, si elle acceptait de franchir cette limite, Zak serait le seul homme pour elle. Elle ne le ferait jamais avec personne d'autre, c'était certain! 
Elle marchait entre les étalages, cherchant du regard si l'un d'entre eux pouvait l'intéresser. Dans un hanout, une nuisette rouge à dentelle noire était suspendue. Elle était sublime. Elle toucha le tissus, pour juger de la qualité... 
« Qu'est-ce que tu fais? » l'interrompa-t-on. 
            Lehla sursauta. Elle se retourna promptement. Ce n'était que Btissame. 
«  Je regarde, c'est tout. 
_ C'est nouveau ça, tu t'intéresses aux nuisettes maintenant! Alors je ne te vois pas pendant un mois et tu fais déjà partie de ces potiches! 
_ Qu'est-ce que tu racontes? Qu'est-ce qui te prend? 
_ Tu passes ton temps avec cette pétasse de Louisa et ses copines! Lança Btissame d'un air dédaigneux. Tu veux devenir comme elles? 
_ Elles ne sont pas comme tu le crois, se défendit Lehla avec froideur. 
_ Mais bien sûr! Qu'est-ce que tu crois? Que tu es devenue une des leurs? Alors ça y est, t'as changé un peu de look, tu mets des talons, t'as quelques mèches dans tes cheveux et tu crois que tu es comme elles? Qu'est-ce qu'elles vont exiger après ça? Que tu laisses les mecs te passer dessus? S'exclama-t-elle en désignant la nuisette d'un signe de tête. Et pas n'importe quel mec! Son ex! 
_ Je t'interdis de dire ça! Grommela Lehla. Tu ne les connais pas, tu ne le connais pas, et tu ne me connais plus! 
_ Oh oui je ne te connais plus! La Lehla que je connaissais avait des valeurs, elle réfléchissait par elle-même et ne se faisait jamais influencer! Elle ne se baladait pas en ville avec pour seul vêtement une tunique! Tu perds la tête!  
_ Tu dis ça parce que tu es jalouse! Parce que ton père t'enferme chez toi à double tour, parce que tu ne supportes pas de voir ton visage dans un miroir tellement tu es hideuse, parce qu'aucun homme ne se retourne sur toi dans la rue! » 
           Btissame blêmit tandis que Lehla tremblait de fureur et de rage. Il y eut un instant de silence au cours duquel elles se dévisagèrent, l'air de se découvrir pour la première fois. Puis la première murmura, visiblement blessée : 
« Je faisais ça pour toi, pour t'ouvrir les yeux. Alors un peu de crème sur le visage et tu te crois désirable maintenant? Quel genre d'homme crois-tu attirer en faisant tout ça? Pas ceux qui viendront demander ta main en tout cas! 
_ Et c'est là que tu as tout faux Btissame. J'étais comme toi, je croyais qu'il fallait rester sage et douce pour être aimée, pour être épousée, mais j'avais tout faux! Un beau jour tu te réveilleras en réalisant que notre monde a changé! Regarde autour de toi! Les amies, les cousines de Louisa, elles sont toutes comme elles, et toutes mariées avec de beaux hommes riches! Il faut juste vivre son amour pleinement, sans trop se poser de questions. Najla est fiancée depuis peu. Et regarde moi! Avant ça j'étais triste et mal dans ma peau, personne ne s'intéressait à moi! Maintenant je me sens bien! 
_ Tu crois vraiment que Zakarya est l'homme de ta vie? 
_ Oui. Je sais qu'il m'aime. 
_ Ah oui? C'est étrange parce que je l'ai vu l'autre jour qui draguait une petite blonde. Mais bon, j'imagine que c'est normal dans TON monde. » 
            Et sur ces paroles, Btissame lui tourna le dos et s'en alla sans avoir un regard pour elle. A en voir la manière dont elle courbait le dos, elle pleurait. Lehla prit une profonde inspiration. Seule la vérité blessait. Zakarya qui aurait dragué une petite blonde. Encore une manœuvre pour les séparer! Décidée, la jeune fille attrapa la nuisette et tendit un billet au vendeur. 
Il était tard. Une obscurité quasi-totale avait enveloppé sa chambre. Seul un halo de lumière se dégageait de la fenêtre, éclairant directement la nuisette. Elle l'observait depuis plus d'une heure, comme si elle finirait par lui dicter la marche à suivre. Lehla se demandait ce qui était essentiel à ses yeux, ce qu'elle voulait vraiment. Il ne fallait pas qu'elle en vienne à éprouver des regrets après cela. De quoi avait-elle peur? Pourquoi hésitait-elle à ce point? Avait-elle peur du châtiment de Dieu? Plus elle y pensait, et plus elle se disait qu'il ne pourrait la punir d'avoir aimé un homme, et d'avoir voulu tout partager avec lui à un moment où le mariage n'était pas encore possible. Si elle finissait par l'épouser, où était le problème? Elle ne banalisait pas le sexe. Elle voulait simplement faire l'amour avec l'homme de sa vie. Finalement, en y réfléchissant, son seul désir était de ne le faire qu'avec un seul homme dans sa vie. Qu'importait que ce soit avant ou après le mariage. Et elle aimait Zakarya plus que tout. Il était son premier et son unique amour. Alors qu'est-ce qui la dérangeait? Elle perdrait de la valeur. La virginité était une sorte de qualité suprême. Quand on s'en prévalait, on se sentait au summum de la perfection. Pouvoir clamer tous les dons qui nous sont propres les uns après les autres, pour finir en ajoutant que notre corps est intact de tout péché est un plaisir infini, et c'est une vertu appréciée de tous. Mais comment après cela pourrait-elle oser dire à un homme qu'elle n'est plus vierge? Savoir que pour cela il pourrait lui tourner le dos lui donnait des frissons dans le dos. La virginité lui ouvrait toutes les portes. Elle soupira. Mais après tout pourquoi voulait-elle que toutes les portes lui soient ouvertes, quand elle savait avec qui elle voulait être? Jamais elle n'aurait à dire à qui que ce soit qu'elle n'était plus vierge, puisqu'elle épouserait le seul homme à qui elle se serait donnée. Zakarya! S'il savait à quel point il la changeait, elle qui était si différente encore il y a un mois... L'amour réservait bien des surprises. Si on lui avait dit avant qu'un jour elle songerait à perdre sa virginité avant de se marier, jamais elle ne l'aurait cru! 
Elle jeta un œil à son téléphone. Il était trois heures du matin. 
« Ah je te veux Zakarya! » murmura-t-elle. 
           Elle ne l'avait vu que trois fois en un mois, mais comment expliquer cette passion dévorante qui s'était propagée dans son corps et qui avait pris possession de son âme depuis l'instant où elle avait posé les yeux sur lui pour la première fois? Elle l'aimait plus que tout au monde. Et les rares fois où ils s'étaient vus étaient inoubliables. Elle sentait à son contact à quel point il était fou d'elle. Quand il la serrait fort dans ses bras, quand il plongeait son regard dans le sien, quand il la retenait lorsqu'elle devait le quitter... Oh oui, il n'y avait pas de doutes! Il était fou d'elle! 
Pauvre Btissame! Lehla réalisait enfin à quel point sa vie avait pu être fade et dénuée d'intérêt par le passé. Et son ancienne amie qui continuait à vivre un tel ennui. Elle comprendrait quand l'amour lui tomberait dessus. Lehla n'avait plus touché à un seul film indien depuis sa rencontre avec Zakarya. Elle savait que cela ne lui apporterait plus aucune distraction. Elle était enfin le personnage principal de sa propre vie, la tête d'affiche! Elle pouvait désormais mettre un visage à l'homme qui lui demanderait sa main. Un nez droit, un menton carré, de beaux yeux verts... Aurait-elle pu rêver mieux? Elle pouvait passer des heures à le regarder sans dire un mot, tant il l'hypnotisait. Elle rêvait du jour où il se mettrait à genoux devant elle. Il n'y avait rien de plus romantique à ses yeux, qu'un homme qui s'agenouillait devant celle qu'il aimait. Il représentait la force, l'autorité, la fierté, et le fait qu'il s'incline devant une femme, cela démontrait qu'il mettait tout cela de côté, pour accepter d'étaler sa vulnérabilité devant elle. Doux comme un agneau.  
La jeune fille rangea la nuisette au fond de son placard avant de s'endormir. Peut-être la nuit lui porterait-elle conseil. 

 
         Lehla savait que depuis quelques temps, elle était perçue différemment par son entourage. Depuis qu'elle prenait soin d'elle, qu'elle souriait béatement, et qu'elle marchait la tête haute, les gens avaient changé de regard sur elle. Elle n'était plus cette jeune fille gentille et timide à laquelle personne ne prêtait plus attention. Désormais elle était devenue celle qu'on avait vu fréquenter la bande de traînées, celle qui s'était baladée avec une jupe si courte qu'on eut dit une ceinture, celle qui se laissait tripoter devant tout le monde, et qui suivait les garçons chez eux sans résistance. Bien sûr, la moitié de ces choses étaient fausses. Mais aux alentours, les gens aimaient se nourrir de ragots, et c'était à celui qui divulguerait l'information la plus scandaleuse. Aussi une jupe un peu en haut des genoux devenait-elle si courte qu'on eut dit une ceinture, tout comme un simple baiser dans une ruelle à l'abri des regards indiscrets devenait-il préliminaires.  
Jusque là, elle avait su s'en accommoder. Quand elle passait, elle entendait simplement de petits murmures malveillants, mais qui ne l'atteignaient pas tant ils étaient sourds. Et puis n'y avait-il rien de pire que l'indifférence? Les gens parlaient d'elle, certes, mais au moins se rendaient-ils compte de son existence. 
Ce ne fut pas ce qu'elle se dit lorsqu'un groupe de garçons vint s'installer sur le perron des Haskri. Elle les avait senti la scruter quand elle avait été acheter du pain. Ils avaient cherché à l'interpeler, mais elle ne s'était pas retournée. Cependant, à son retour, deux d'entre eux lui avaient bloqué l'accès à la ruelle en s'installant devant. 
« Pardon, je veux passer, » avait-elle balbutié. 
         Les garçons avaient ricané, la toisant d'un regard malicieux. L'un d'eux était petit et trapus avec des yeux injectés de sang. Le second était plutôt grand et corpulent, avec des cheveux coiffés en brosse et un nez couvert de boutons. 
« Tu t'appelles Lehla? » 
          Lehla avait rougi, étonnée. 
« Je dois rentrer, avait-elle répondu. 
_ Reste un peu avec nous, qu'est-ce que tu as? 
_ Ma mère m'attend! S'exclama-t-elle. 
_ Elle peut bien attendre encore un peu. 
_ Laissez moi passer! 
_ Tu fais moins la maligne on dirait, lui balança le petit maigre. 
_ Elle est bien plus drôle avec Zakarya on dirait. Qu'est-ce qu'il a de plus que nous? L'interrogea le boutonneux. 
_ Si vous ne me laissez pas, j'appellerai mon frère et il s'occupera de vous! Lança Lehla d'une vois tremblotante. 
_ Ton frère? C'est ça, ramène-le, on lui expliquera ce que fait sa traînée de petite sœur! » Rétorqua le petit trapu en riant. 
            Ce fut la mère Halima qui arriva à son secours. 
« Allez vous amuser ailleurs! Hurla-t-elle de sa voix perçante. Vous bouchez la ruelle là! 
_ On s'en allait ma tante, répondirent les garçons poliment. 
_ C'est ça, allez vous-en! » 
            Lehla monta les marches qui la conduisait à sa ruelle quatre à quatre. 
« La prochaine fois, tu donneras rendez-vous à tes amis ailleurs. Qu'en penserait ta mère? Grommela la mère Halima. 
_ Mais...je ne les connais même pas! 
_ A d'autres! » Râla-t-elle avant de claquer sa porte. 
           Lehla se rendit chez elle le cœur lourd, trainant les pas. Qu'avait-elle fait pour mériter une telle réputation? Seules ses nouvelles amies pouvaient la comprendre désormais. Elle qui refusait de faire l'amour pour se préserver de ce genre de remarques. Apparemment, elle n'avait pas eu à aller jusque là pour que l'on médise sur elle. Qui étaient ces garçons? D'où la connaissaient-ils? On dirait que les rumeurs allaient bon train. Le téléphone arabe fonctionnait bien, chacun n'hésitant pas à épicer ce qu'il avait ouïe dire pour pimenter un peu le ragot. Lehla ne voyait que deux personnes pour faire circuler ce genre de rumeurs. Btissame ou Salima. La première avait clairement une dent contre elle depuis qu'elle l'avait abandonnée pour passer plus de temps avec ses nouvelles amies. Mais qu'avaient-elles en commun à présent? Lehla savait qu'elle s'ennuierait forcément en sa compagnie. Avant, elles passaient leur temps à médire sur Louisa et sa bande, à parler des dernières nouveautés en matière de cinéma bollywood, à grignoter et à imaginer leur vie future. Tout n'était que théorique. A quoi bon rêver au futur quand on ne se bougeait pas? Il était temps d'apporter un peu de concrétisation à ces rêves. Comprendrait-elle si elle lui parlait de ses sentiments pour Zakarya? Elle lui avait prouvé le contraire l'autre jour. Et dénigrer l'inconnu, n'était-ce pas la preuve de la bêtise de certains individus? Oui, Lehla avait été idiote, mais elle avait changé. Elle s'était ouverte au monde, et dorénavant, elle ne jugeait pas sans savoir. Pourquoi une fille qui se laissait aller à des faiblesses humaines était-elle considérée comme une mauvaise personne, quand on n'en tenait pas rigueur à un homme? Plus encore, pourquoi était-ce normal pour un homme d'avoir des rapports sexuels, quand pour une femme ce serait impardonnable? Peut-être que Btissame s'était vengée, par frustration. Elle aurait été capable des pires bassesses contre Louisa et les filles. Maintenant que Lehla en faisait partie, rien ne l'empêchait d'en faire autant contre elle. 
Mais il y avait aussi Salima. Elle s'était comportée de manière étrange, depuis l'instant où Lehla avait intégré la bande. Elle était si froide et distante, totalement renfermée sur elle-même. Elle se contentait de la regarder du coin de l'œil, et Lehla la surprenait à grimacer par moments. Elle était si insociable. Elle l'avait surement détestée depuis le début, et elle s'était arrangée pour faire véhiculer des horreurs sur elle.  
La jeune fille s'affala sur son lit. Toutes ces histoires lui donnaient la migraine. En qui pouvait-elle encore avoir confiance? A priori, seul Zak en était digne. Elle attrapa son téléphone et composa un message : « J'ai besoin de toi Zak, il faut qu'on se voit ». 

 
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 28 Juil 2010 - 17:03    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Ven 30 Juil 2010 - 18:32    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 13) Répondre en citant

D'emblée, je dis que le contenu est étonnant.

Arriver à décrire et transmettre ce qui se trame dans l'esprit et le coeur de ces jeunes est une grande prouesse. Pas besoin de suspense matériel à coup de variations dans les actions, les tempêtes qui secouent les coeurs  et les esprits des personnages suffisent très largement à accrocher le lecteur.

Les titres coincident parfaitement avec le contenu des chapitres et donnent également un cachet local par le recourt aux dictons.

J'aurais préféré que les deux chapitres soient intervertis: celui sur Zak en second, car il répondrait mieux à l'attente du coup de fil de Lehla.

En tout cas, l'opposition de leur contenu est parfaite en tous points : l'écart entre les deux mondes et surtout les attentes de l'une est de l'autre sont décrites de main de maître. Ce qui pousse le lecteur à plus d'attente et à imaginer mille façons pour savoir comment les réunir.

Le chapitre sur Lehla est solidement équilibré sur le plan des idées et des émotions. La part des choses (pour ou contre) est menée avec sagesse et réalisme. La variété des pour et des contre laisse l'entière liberté au lecteur de trouver son compte quel que soit sa position morale, sans pour autant rien enlever au point de vue du personnage et son libre choix.

Etre parvenue à rester égale à toi-même sur le plan du style et la force du contenu, tout au long de ces chapitres successifs est un résultat méritoire qui signifie bien qu'un auteur talentueux  voit le jour sous nos yeux.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
yasmina
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 06 Juil 2008
Messages: 126
Balance (23sep-22oct)

MessagePosté le: Ven 30 Juil 2010 - 19:02    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 13) Répondre en citant

Ca me rassure énormément Smile. J'avoue que depuis vos précieux conseils, je me suis habituée à avancer tranquillement qu'après les avis rassurants des commentateurs. Je suis inquiète sinon. Ca le rassure de voir que je suis toujours sur la bonne voix. Je me rapproche de la fin, et c'est difficile de maintenir le cap.

Merci beaucoup Abdel Smile
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Sam 31 Juil 2010 - 14:40    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 13) Répondre en citant

Il suffit de répéter cette formule magique ci-après et toute inquiétude se dissipera d'elle -même :

"Quand je m'examine, je m'inquiète et quand je me compare, je me rassure" 
 
(Le général De Gaulle citant Talleyrand)
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
yasmina
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 06 Juil 2008
Messages: 126
Balance (23sep-22oct)

MessagePosté le: Sam 31 Juil 2010 - 19:37    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 13) Répondre en citant

Smile très amusant! très prétentieux aussi haha! J'adore!
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:11    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 13)

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Espace romans -> Romans en cours -> "Zak et Lehla" de Yasmina Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Referencement
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group -- Template created by dav.bo=> GreenStylus --

Portail | Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation