http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Zak et Lehla (suite 15)
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Zak et Lehla (suite 15)

 
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yasmina
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Balance (23sep-22oct)

MessagePosté le: Ven 30 Juil 2010 - 22:18    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 15) Répondre en citant

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17 

 

 
Braise de nuit devient cendre du matin
 

 

 

 
         Le trajet en taxi parut durer une éternité. Lehla passa les quinze minutes à surveiller l'heure sur son portable, priant pour que son grand-père soit encore endormi. Pour duper sa mère, elle trouverait bien quelque chose, elle lui ferait croire qu'elle était sortie le matin alors que tout le monde dormait pour aller voir Btissame. Elle inventerait que son amie n'était pas bien, qu'elle avait eu besoin de voir quelqu'un. Lehla respira un grand coup. Une boule s'était formée dans son estomac, faisant une si forte pression qu'elle lui donnait la nausée. Et son cœur battait tellement fort qu'il donnait l'impression de vouloir faire exploser sa cage thoracique. Elle s'efforçait de songer à des choses agréables, à cette nuit qu'elle avait passée avec l'homme de ses rêves, mais c'était peine perdue. Elle était bien trop angoissée pour se concentrer là-dessus. Qu'est-ce qu'il lui avait pris de faire une chose pareille? Décider de quitter la maison en douce à vingt-trois heures quarante-cinq! Quelle idiote! Et voilà qu'elle en pâtirait à présent! Il n'empêchait que cette nuit avait été inoubliable. Elle n'en aimait Zakarya que davantage. Il avait été si adorable. 
Le taxi s'arrêta. Elle le paya, et en descendit, la peur au ventre. Ce fut les jambes flageolantes qu'elle gravit les marches qui la conduisaient à sa petite ruelle, et la main tremblotante qu'elle introduit la clé dans la serrure. Elle entra à pas de loups. Le silence dans lequel était plongée la maison laissait deviner que ses grands-parents dormaient encore. Elle poussa un soupir de soulagement. Elle préféra aller directement à sa mère pour éviter qu'elle n'ait à la surprendre, et lui balancer son excuse immédiatement. Elle était dans la cuisine, affairée à faire le café. 
« Bonjour maman. » 
            Sa mère la gifla à lui décocher la mâchoire. Elle attrapa une spatule, posée sur une étagère, et la rua de coups, grinçant des dents, et tremblant de colère et de rage. Lehla s'efforça d'étouffer ses cris malgré la douleur. Elle sanglotait. Curieusement les coups ne lui faisaient pas si mal. L'idée d'avoir déçu sa mère était plus douloureuse. 
« Comment as-tu osé faire une chose pareille? » Murmura celle-ci, les dents serrées. 
            Lehla ne répondit pas, larmoyante. Elle n'osait même pas croiser son regard. 
« Comment as-tu pu découcher? Alors tu es une traînée toi aussi? Comme ces filles! » 
            Ces mots étaient comme un poignard en plein cœur. 
« Non maman! Se défendit-elle. 
_ Ferme-la! Je ne te crois pas! Ça fait un moment que je vois à quel point tu as changé! Tu ne ressembles plus à ma fille! Mais si je m'attendais à ça..., grommela-t-elle avec dégoût. 
_ Je n'ai rien fait! Je le jure... 
_ Va-t'en! Je ne veux plus te voir! Tu fais honte à toute notre famille! » lança-t-elle avec rage. 
            Puis elle lui tourna le dos. Le café sentait le brûlé. Sa mère jeta la cafetière dans l'évier, puis sans lever le nez du sol, elle quitta la cuisine en furie, bousculant Lehla de l'épaule. La jeune fille éclata en sanglot. Suffoquant, elle couru dans sa chambre et se jeta sur son matelas. 

 
            La nuit commençait à tomber. Lehla n'avait pas quitté sa chambre. Elle n'avait pas mangé, et personne le lui avait proposé. En fin d'après-midi, sa grand-mère était venue voir comment elle se portait, et si son ventre était toujours aussi douloureux. La seule excuse qu'avait trouvé sa mère apparemment. Au moins, elle n'avait pas parlé de son escapade de la nuit. Elle lui avait confisqué son téléphone. Lehla n'avait aucun contact avec Zakarya. Peut-être s'inquiétait-il. Elle sanglota à nouveau. Pas longtemps, car elle avait pleuré toute la journée, et ses yeux étaient à sec. Elle les ouvrit. Ils étaient si gonflés que ça lui était désagréable. Aussi les referma-t-elle. 
Lehla repensa à cette nuit avec Zakarya. Quelle folie que de s'en aller en pleine nuit! Elle avait eu le sentiment de perdre le contrôle. Comme si son corps n'était plus guidé par son cerveau, qui avait relégué la tâche à son cœur. Elle avait laissé ses pas la guider au dehors, dans la nuit, sans résister. 
C'était sans conteste le plus beau jour de sa vie. Jamais Zakarya n'avait été aussi beau qu'hier soir, dans ce sourire éblouissant, éclairé que par la faible lanterne devant Macdonald. Il lui avait tendu la main, en gentleman, pour l'escorter jusqu'au taxi qui les avaient conduit chez lui. Il habitait une toute petite chambre, ce n'était pas ce qu'elle avait imaginé. Elle avait été un peu déstabilisée au début, essayant d'imaginer le nombre de femmes qui avaient pu l'accompagner là-bas. Elle avait eu du mal à imaginer Louisa dans une si petite pièce, elle qui était habituée à l'espace et au luxe. L'imaginer nue sur ce même lit fut déroutant, froissant même. Elle en avait perdu l'envie de parler, prise par la nausée. Puis elle s'était efforcée de se dire que Zakarya l'aimait, que s'il avait donné son corps à toutes ces filles, à elle, il lui avait offert son cœur, ce qui valait beaucoup plus. Elle l'avait regardé fumer sa cigarette. Il dégageait quelque chose d'affolant, de si excitant. Elle s'était abandonnée à lui presque totalement quand il l'avait embrassée. C'était à ses yeux la suite logique des choses. Il avait pris garde à préserver ce qui lui était le plus précieux. 
En ouvrant les yeux le lendemain matin, elle avait songé à Louisa encore une fois, se demandant si un jour elle s'était réveillée dans ce lit. Avait-elle été plus douée qu'elle? Lehla avait dévisagé Zakarya. Il dormait à poings fermés. Puis en repensant à son amie, sa mine s'était assombrie. Elle l'appréciait énormément, mais ne pouvait s'empêcher d'être envahie par un sentiment d'injustice. Louisa n'avait jamais aimé Zakarya. Elle s'était contentée de fricoter avec lui bêtement. Quel injustice que de savoir que n'importe quelle femme avait pu toucher à l'homme de sa vie! De savoir que même sans avoir eu le privilège d'être aimée par lui, Louisa avait pu s'allonger à côté de lui, frémir sous ses baisers, frissonner sous ses caresses... Et Lehla dans tout cela? Qu'y avait-elle gagné de plus? Quel privilège y avait-il réellement à être la femme aimée par Zakarya, puisqu'il avait tout cédé à des femmes qui n'en valaient pas la peine? Lehla, elle, avait tout conservé pour l'homme qu'elle aimerait. Jamais personne ne l'avait touchée auparavant. Il avait été son premier baiser, sa première caresse, sa première nuit! Et son premier amour... Mais lui, il avait vu Louisa nue. Aussi marquerait-elle sa vie à tout jamais. Quand il la verrait, il s'en souviendrait forcément. Peut-être même lui arrivait-il de les comparer. Face à Louisa, Lehla ne faisait pas le poids.  
Elle sentit à nouveau cette forte pression au cœur, cette sorte de malêtre qui l'envahissait chaque fois qu'elle imaginait l'amour de sa vie dans les bras d'une autre. Était-ce de la jalousie au fond? Ce pouvait-il qu'elle soit jalouse de son passé? Si elle en avait eu un elle-même avec d'autres hommes, peut-être ne lui en aurait-elle pas voulu. 
Quand elle s'était réveillée près de lui au matin, qu'elle avait songé à toutes ces choses, elle avait ressenti le besoin d'aller plus loin avec lui qu'il ne l'avait été avec Louisa. C'était ce qu'ils avaient fait. Ils avaient été au plus proche de l'acte sexuel. Mais elle avait veillé à ce que sa virginité reste intact, même si la tentation fut grande. 
La porte s'ouvrit à la volée. Son grand-frère se tenait dans l'entrebâillement de la porte, affairé à mâchouiller un cure-dents. 
« Qu'est-ce qu'il y a? Lança-t-il nonchalamment.  
_ Rien, bredouilla Lehla, la peur au ventre. 
_ Pourquoi t'as pas déjeuné? 
_ Je me sens pas bien c'est tout, répondit-elle. 
_ Et pourquoi maman pleure? Demanda-t-il. 
_ J'en sais rien! » 
           Yazid ferma la porte aussi rapidement qu'il l'avait ouverte. La jeune fille se leva, jeta un œil à son visage dans le miroir. Elle avait les yeux si gonflés qu'ont eut dit des soucoupes. Elle alla passer de l'eau sur sa figure dans la salle de bain, puis elle monta voir sa mère dans sa chambre. Elle ouvrit la porte doucement. Elle la trouva assise sur son lit, le visage enfouit dans ses mains. Lehla alla s'asseoir à côté d'elle, puis tenta de la prendre dans ses bras, mais sa mère eut un mouvement de recul. 
« Pardon maman..., murmura Lehla avec tristesse. 
_ Qu'est-ce que j'ai mal fait? 
_ Rien. Rien du tout! J'ai fait une bêtise. Je regrette. Je recommencerai plus, je te le jure. 
_ Chez qui étais-tu? Grommela sa mère. 
_ Juste chez une amie, mentit Lehla. 
_ Qui ça? » 
           Sa mère leva le nez, et la dévisagea avec suspicion. 
« Tu ne la connais pas. C'est une nouvelle amie. 
_ Je ne te crois pas! Gronda-t-elle. Dieu te voit! Il sait où tu étais, tu ne peux pas lui mentir à lui! 
_ Maman, je te jure que je suis vierge! Comment tu peux croire une chose pareille de moi! Lança     Lehla d'une voix tremblotante. 
_ Je ne pensais pas que tu étais capable de découcher. Tu l'as fait. » 
           Sa mère se tut un instant. La jeune fille crut qu'elle s'était calmée. Mais la fureur l'envahit à nouveau et elle ajouta : 
« Tu imagines si ton grand-père s'en était aperçu? Il nous aurait chassées toutes les deux! Tu le sais ça? » 
            Lehla baissa les yeux. 
« On se serait retrouvées à la rue! 
_ Pardon maman. Je suis vraiment désolée. Je sais que j'ai fait une bêtise. Puni-moi, mais s'il-te-plaît arrête de m'en vouloir... Je ne recommencerai plus jamais! 
_ Laisse-moi le temps de digérer. En attendant je refuse que tu mettes un pied dehors. » 

 
            Il fallut plusieurs jours à Lehla pour obtenir le pardon de sa mère. Elle fut froide quelques temps. Au fur et à mesure des jours, la jeune fille la surprenait à oublier par moments. Elle plaisantait avec elle quelques instants, puis le souvenir de cette trahison revenait assombrir son visage. Mais Lehla se délectait de ces rares moments de rapprochement. Elle était si préoccupée par la réconciliation avec sa mère quelle pouvait même s'accommoder de l'idée de ne pas donner de nouvelles à Zakarya pendant quelques temps. En réalité elle espérait qu'il s'inquiéterait, qu'il craindrait le pire et qu'elle le trouverait un jour à sa fenêtre. Ou alors comme son père l'avait fait avec sa mère, qu'il vienne demander sa main. Mais les jours passaient, et il ne chercha d'aucune manière à entrer en contact avec elle. De temps en temps, elle s'enfermait dans la chambre de sa mère et fouillait dans les placards pour retrouver son téléphone confisqué. Elle finit par le trouver. Alors elle prit l'habitude d'y passer tous les jours pour l'allumer cinq minutes afin de vérifier si elle aurait reçu un message, avant de l'éteindre et de le remettre là où il était caché. La seule fois où son téléphone vibra, ce fut un message vocal de Louisa qui lui demandait ce qu'elle était devenue. Zakarya n'avait pas essayé de l'appeler une seule fois. Peut-être avait-il peur de lui créer des problèmes, et attendait-il le passage de la tempête avant de se manifester. Au bout de quinze jours, elle finit par s'inquiéter. Et s'il lui était arrivé malheur? 
Lehla eut de nouveau le droit de s'absenter de la maison, mais seulement pour faire des courses. Très vite, sa mère s'était rendue compte qu'il était indispensable qu'elle sorte pour faire les courses. Sinon elle aurait été obligée de se coltiner toutes les corvées seule. 
Elle lui tendit le petit carnet rouge, celui qui répertoriait tous les achats de la famille Saadi au hanout d'à côté. 
« Tu vas m'acheter du sucre et une bouteille de gaz. Et tu leur ramène celle-ci, » ordonna-t-elle en montrant d'un signe de tête la bouteille vide. 
           Elle aida Lehla à charger la bouteille sur la brouette. Puis elle ajouta : 
« Tu diras à Hamid que ton grand-père ira le payer demain pour les courses du mois. 
_ D'accord. 
_ Ne tarde pas! » 
           Lehla avait mémorisé le numéro de Zakarya, bien décidée à l'appeler. L'autre nuit, elle avait fait les poches de son frère, en quête de quelques dirhams. Elle entra dans un taxiphone, laissa la bouteille de gaz à l'hôtesse d'accueil, puis se rua dans une cabine et composa son numéro. Le téléphone sonna. Personne ne répondit. Pourtant il était midi. Elle appela à nouveau, puis encore, la peur au ventre, craignant le pire. Il finit par décrocher. 
« Allo? C'est qui? 
_ C'est Lehla! Lança-t-elle, le cœur battant. 
_ Ah! Ça va? Ça fait longtemps, fit-il remarquer sans engouement. 
_ Oui... Je vais bien et toi? Finalement mes grands-parents ne se sont aperçus de rien. Mais ma mère si. Je suis désolée de pas t'avoir contacté avant... » 
           Elle avait balancé ces mots sous la panique, les uns à la suite des autres, sans réfléchir. 
« Aperçus de quoi? » Demanda-t-il. 
Lehla ne répondit pas, totalement perdue. Mais il finit par dire : 
« Ah oui! C'est vrai, tu étais partie en douce, ça m'était sorti de la tête! Tant mieux alors! Bon je dois te laisser, j'ai énormément de trucs à faire. Mais on s'appelle! 
_ D'accord..., bredouilla-t-elle. 
_ Au revoir. » 
            Il avait raccroché. 
Lehla resta là, debout, bras ballants dans la cabine. Elle finit par pousser la porte. Elle se sentait égarée. Elle ne prêta même pas attention à la femme qui lui souhaita une bonne journée quand elle quitta le taxiphone. Ses traits s'étaient affaissés. Ce fut mollement qu'elle se rendit au hanout de Hamid. Elle était tellement troublée qu'elle en oublia le carnet sur son comptoir.  
Arrivée à la maison, elle posa tout dans la cuisine et s'en alla s'allonger dans sa chambre. Et elle s'interrogea enfin : qu'est-ce qui s'était passé? Quels étaient cette indifférence, cette indolence et cet égoïsme qu'elle ne lui avait jamais connu? Était-ce par vengeance qu'il s'était comporté ainsi? Lui en voulait-il d'avoir disparu tout ce temps? Ou ce pouvait-il qu'il l'ait oubliée en quinze jours? Un sentiment étrange l'avait envahie, comme si elle avait été envahie par une sorte d'étourdissement, comme si quelque chose au fond d'elle se décomposait. Son cœur. Son âme. 
Peut-être se trompait-elle. Et s'il était simplement occupé, comme il l'avait affirmé? Cela ne justifiait pas tout. 
Lehla vit ces quinze derniers jours défiler sous ses yeux. Toutes ces heures qu'elle avait passées à se faire du souci, à se demander s'il lui en voulait d'avoir disparu, ou s'il s'inquiétait pour elle. Mais il ne se souvenait même pas des risques qu'elle avait pris pour passer cette nuit avec lui. Ça lui était complètement sorti de l'esprit. Comment était-ce possible? 
La jeune fille songea à la nuit qu'ils avaient passé ensemble. A la manière dont elle s'était quasiment offert à lui. Elle fut prise de détresse. Elle repensa à sa gentillesse, à sa douceur quand elle était dans ses bras. Il y avait surement une explication. Peut-être était-il à côté de sa mère au moment où elle l'avait appelé, d'où sa distance. Il n'avait rien osé dire devant elle. C'était compréhensible. Comment aurait-il pu lui en vouloir? Elle-même ne lui avait pas donné signe de vie pendant quinze jours à cause de la sienne. Il fallait qu'elle le rappelle pour voir. Mais comment? Elle n'avait plus d'argent, et elle ne pourrait sans doute pas sortir. Elle réfléchit. Son grand-père avait appelé beaucoup de monde ce mois-ci. Si elle appelait du fixe, il ne remarquerait sans doute pas. Il faudrait qu'elle attende qu'ils soient tous sortis. Ou alors pendant la sieste. Elle irait dans la chambre de ses grands-parents, brancher le vieux téléphone. De toute façon ils dormaient toujours dans le salon au rez-de-chaussée. 
             Lehla ne déjeuna pas. Elle avait l'estomac noué. Elle prétexta un mal de tête.  
Quand ils eurent fini de manger, et que tout le monde fut affalé dans son coin, à roupiller, elle quitta sa chambre tout doucement et se rendit à l'étage, dans la chambre de ses grands-parents. Le téléphone était dissimulé au fond du placard, sous un tas de vieux tissus. Elle le brancha et se dépêcha de composer le numéro, tendant l'oreille au cas où quelqu'un viendrait. 
Zakarya ne fut pas long à décrocher. 
« C'est Lehla, lança-t-elle, sans le laisser en placer une. 
_ Euh...d'accord. 
_ Tu m'en veux? Demanda-t-elle. Répond sincèrement Zakarya. » 
           Son cœur battait à tout rompre. 
« Bien sûr que non! Dit-il en riant. Pourquoi je t'en voudrais? 
_Il y a quelqu'un à côté de toi, n'est-ce pas? 
_ Personne! Je vis seul! » 
            Lehla était mortifiée. Paralysée par la panique, elle ne dit plus un mot. 
« Tu avais autre chose à me dire? Lança Zakarya avec insouciance. 
_ Non rien d'autre, balbutia-t-elle, tétanisée. 
_ Bon, alors dans ce cas, je te laisse. A bientôt. » 
            Et il raccrocha. Pour la deuxième fois. 
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MessagePosté le: Ven 30 Juil 2010 - 22:18    Sujet du message: Publicité

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Abdel
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MessagePosté le: Sam 31 Juil 2010 - 16:52    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 15) Répondre en citant

On s'attendait à ce que Zakaria réponde de l'Europe et "l'absence" du petit carnet soit "découverte". Mais patience, c'est une question de suite de l'histoire, qui se corse, se corse...Surtout sur le plan sentimental pour cette fragile Lehla si admirablement décrite jusqu'au tréfond d'elle -même.

Lehla signifie bien "tant pis". On a l'impression qu'elle s'achemine vers la résignation devant son sort et qu'elle ne sortira pas victorieuse de ce tourbillon entre tradition  et modernité, entre la quête d'une personnalité par mimétisme des autres et la soumission au  conformisme de l'entourage immédiat.

Le réalisme des descriptions laisse bouche bée, tant de l'intérieur que de l'extérieur. Le souffle d'écriture est immense !

Le titre a fait mouche là aussi .
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yasmina
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MessagePosté le: Sam 31 Juil 2010 - 19:42    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 15) Répondre en citant

Merci beaucoup pour vos commentaires Abdel! Vous savez ils me reboustent, ils insufflent en moi le courage de continuer! Je veux vraiment avoir bouclé ce roman à la rentrée Smile
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Humphrey
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Inscrit le: 24 Mar 2009
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MessagePosté le: Ven 6 Aoû 2010 - 16:48    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 15) Répondre en citant

Je tiens beaucoup à lire la suite (et la fin) de ton roman, Yasmina. Si tu ne postes pas tout avant la fermeture du forum, j'espère que tu accepteras de me l'envoyer par email.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:42    Sujet du message: Zak et Lehla (suite 15)

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