http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: Chapitres I et II
  Créations littéraires
 
Index
 
 S’enregistrerS’enregistrer 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 


 Bienvenue  
Chapitres I et II

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Espace romans -> Romans en cours -> Les mouches de marbre, de Abdel
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Mar 10 Aoû 2010 - 00:06    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

Bon, je reposte de nouveau le début de ce projet. J'avais l'intention de l'abandonner pour de bon, mais je ressens qu'il ya beaucoup de choses "bizarres" à raconter. Alors je tente l'expérience et j'accepte toute forme de critique. Merci d'avance.

Un projet en tête pour écrire une histoire d'amour plus longue. En usant de  libertés avec la langue (elle n'est pas la mienne maternelle).
Ce début a-t-il de l'intérêt ou pas ? Ce style est-il acceptable ou quelconque ?


Ne mettez pas de gants, merci infiniment.




LES MOUCHES DE MARBRE




Chapitre I : Touhchi fait le point

Touhchi ne pouvait pas bouger. Il avait bien essayé mais sans y arriver. Etendu sur son lit de fer, au vieux matelas à ressort, il cuvait l'une de ses cuites habituelles. Même ce matelas dégueulasse, déchiré de partout par les ressorts, ne donnait pas de la voix comme son habitude : des grincements déchirants à chaque mouvement du dormeur.

Une mouche trônait majestueusement sur son bout de nez. Elle avait retroussé ses manches et tambourinait avec ses pattes sur ses narines en nasillant d'allégresse. Une autre semblait sucer la bave qui suintait de la commissure de ses lèvres, tout en bavardant, en argot des mouches, en réponse à sa congénère  qui avait pied sur son nez.

Touhchi essaya de lever un bras. Impossible. Il esquissa un semblant de souffle pour chasser les mouches. Il n'eut qu'un râle désarticulé, comme celui d'un mourant qui veut chanter pour chasser la mort. Les mouches étaient de marbre face à ses souhaits.

Il se réveillait lentement en ouvrant un œil à moitié, apercevant l'énorme mouche sur son nez, grossie mille fois par sa vision proche et trouble. Sa première pensée de la journée, saugrenue, - oui, oui la pensée mais aussi la journée – fut de s'interroger sur le sexe de la mouche.

"Une mouche, se dit-il, et pas UN mouche, c'est con de ne pas distinguer le sexe de ces distingués insectes". Il s'amusa à scruter les dessous de la mouche pour apercevoir un quelconque orifice ou une protubérance pour faire le distinguo, mais rien. Rien ne distingue UN mouche d'UNE mouche. "C'est moche comme évidence"."Une formule qui fera mouche" pensa-t-il bêtement.

Touhchi,  était comme ça, un peu toqué du chef, sans en prendre la mouche. Il trouvait toujours le moyen d'ergoter, de tergiverser, de chercher la petite bête et le détail qui la rend si bête.

Tout son passé s'embrouillait dans sa tête. Il avait l'impression d'avoir vécu plusieurs passés, plusieurs vies à la fois. Il se demandait même s'il avait vécu tout  cela  réellement, de façon réfléchie. Il avait tendance à vivre en pensée, à anticiper ses actes et leurs conséquences. De ce fait, il se torturait le plus souvent à se projeter dans ses actions avant de prendre la décision de les appliquer. Il avait horreur des risques à encourir.

Pour chaque acte à accomplir, son imagination prenait le dessus et échafaudait mille situations dans lesquelles son être passait d'une virtuelle béatitude à de virtuelles douleurs et autres atrocités. Si bien que des fois, il se surprenait à sourire tout seul ou à larmoyer tièdement .

Il  avait cette impression de n'avoir pas agi dans sa vie mais beaucoup imaginé, de l'avoir traversé sur la pointe des pieds ou en rasant les murs. Un spectateur de sa propre existence .

Il se disait à peu près ceci, avec le style en moins, puisqu'il cuvait sans fin son vin :

"Quelle mouche m'a piqué de prendre une telle cuite et de raviver tant de souvenirs ! On ne vit que deux fois, l'une dans la réalité et l'autre dans son imagination ! Mes deux vies, surtout la seconde, sont bien remplies ! A quoi me servirait  de passer en revue l'une ou l'autre ? Et puis, ma vie ne pas appartenu à proprement parler. Avant 19 ans, j'avais ma propre vie. Après, avec l'entrée en scène de Sfia  c'est la submersion de mes horizons, la fin de mes illusions, de mon indépendance, et la descente aux enfers de l'Amour."

Oui, touhchi tel que je l'ai connu attrapa la maladie de l'Amour très tôt. La trajectoire de sa vie s'arrêta de sinuer librement, pour se nouer avec celle de Sfia, de ne former qu'une seule et même trajectoire. Sa vie  se fondit dans la sienne. Il ramenait tout à elle. Il ne vivait plus que pour elle, ne jurait que par son nom, ne respirait que par l'évocation de son odeur. Il ne pouvait plus imaginer un lever du soleil, l'achèvement  d'un jour, sans l'avoir devant lui, sans l'entendre parler, sans la tenir dans ses bras. Il avait trouvé l'âme sœur et ne se privait pas de lui répéter qu'elle était sa moitié. Déjà ! Mais il l'entendait dans le sens réel de ne pas être entier, corps et âme, sans elle.

Une histoire d'amour, non sans histoires, qui constitue toute son histoire. Pour en faire le point, Touhchi ne le peut pas dans l'état actuel où il est. Laissons-le donc se reposer ou dormir à poings fermés, laissons son esprit occupé par le sexe des mouches, tout remué qu'il est d'avoir abouti à la brillante conclusion que l'Amour n'existe pas. Il n'y a que des attirances que l'instinct sexuel enjolive, trompe dans une merde de sentiments et d'émotions, pardon, dans une mer de sentiment et d'émotions. Sans cela, on ne peut prétendre que l'on peut aimer tout en interdisant aux corps de faire plus amples connaissances, dans l'intimité des sens et des interdits.

"Un mouche peut-il aimer une mouche ? se demandait Touhchi dans son délire éveillé ? Peut-être pas, puisque côté sentiments ils sont de marbre. Mais qui sait ! ce n'est pas impossible, qu'est ce qu'on sait ? On est nul devant la compréhension exacte des êtres non doués de raison. Et puis, ce sont nous qui avons  inventé ce concept sans les consulter. A l'impossible nul n'est "t'es nul". On est tous égaux devant la nullité".

Sur ce, il pencha la tête de côté, et entama un ronflement mélodieux . Normal, le sommeil du juste est toujours mélodieux, rien à voir, à entendre plutôt, avec celui de l'odieux et de l'injuste.

J'en profite pour vous raconter ses déboires amoureuses, à partir du milieu, car le milieu est souvent la meilleure portion , en tout lieu et en toutes circonstances. Elle est la plus charnue et la plus pulpeuse. Il n'y a pas risque d'avaler ou de lire de travers. Seulement croyez-moi, c'est la portion, de son histoire, qu'il n'aime que très peu raconter.

Suivez-moi sur la pointe des pieds et sans crainte, jusqu'au commissariat de police le plus proche de chez lui où il s'était fait embarquer pour avoir rencontré sa dulcinée dans un lieu public. Embrasser sa bien-aimée derrière un arbre dressé dans la place publique, avec d'autres arbres au passage, est un acte privé qui porte atteinte à la pudeur publique. Les arbres offusqués en roussiraient à défaut de vous planter là et de s'éloigner aussi vite que leurs ombres. Cela n'échappe pas non plus à la vigilance du service d'ordre qui veille aux grains qui tombent des arbres.

Un virage dans sa vie, un commencement mal entamé, un début corsé, menotté et tout ce qu'il y a de scellé pour son avenir . Une virgule dans son destin qui lui imprime un changement de cap radical : il sera prisonnier de son amour pour toute la vie.

Incapable de faire le point pour vous, dans ce chapitre, il se contentera  dans le suivant de faire la virgule, de la raconter par ma langue, pas fourchue je vous assure gratuitement.


Chapitre II : Touhchi fait la virgule.



Le lieu de rendez-vous habituel était un petit bosquet entre la gare et le village. Sfia, en sortant du collège à midi, passait par là pour regagner sa maison. Lui l'attendait, adossé à l'arbre aux palabres. Elle vint comme d'habitude, rayonnante de jeunesse et de beauté, la démarche alerte et féerique, unique en son genre et même en nombre, des cahiers sous le bras. Elle était légèrement moins âgée que lui, avec un visage aux canons romains et un œil gauche qui louchait imperceptiblement, donnant à son regard un reflet magique qui perçait le cœur de Touhchi à chaque rencontre.

Sa famille habitait dans le village, après un exode de la campagne avoisinante alors qu'elle n'avait que cinq ans. Maintenant, elle habite juste en face de chez lui, dans ce coin à l'habitat clairsemé mais ordonné, chaque famille s'accaparant des lots de terrain pouvant servir à quatre villas à la fois. Les veinards !

Lui, ses parents avaient fait de même, campagne vers la ville, mais c'était plus ancien. Leur terrain avoisinait l'hectare, avec un puits au milieu et un grand potager. Entre les deux voisins, juste une rue non aménagée, quasi déserte . Il n'y avait pas grand monde à circuler en fait et donc pas beaucoup de fillettes à se mettre sous la loupe de la curiosité juvénile, ni assez de garçons non plus pour ne léser personne.

Lui, passait ses journées de vacances scolaires à jardiner, à arroser les longs rectangles de menthe. A en vendre sur place pour les voisins. Ces derniers raffolaient de la qualité de cette menthe que des grossistes  venaient d'ailleurs  souvent acheter sur pieds. Elle était réputée au village et avait même un label : menthe Boubker, du nom du propriétaire. Des fois, des tricheurs vendaient leur camelote en criant le label pour faire ameuter les friands de la marque non déposée.

Elle, venait souvent en acheter en pleine canicule, avec sa démarche inoubliable. Il en suait davantage dans sa timidité maladive. C'est quelque part en ces jours chauds qu'il reçut le fatidique coup de foudre. Ca arrive en été aussi  les coups de foudre et l'orage interne qui s'en suit est beaucoup plus violent. Corps et âmes sont prédisposés à l'amour quand il fait chaud. Comment je le sais ? croyez-moi sur parole ou libérez-moi de vos doutes.

Alors où en "été"-je ? Oui, j'étais en plein été où il reçut son coup de foudre à faire fondre un cœur en acier, virgulé par le regard magiquement louchant de sa bien-aimée Sfia, acheteuse de menthe.

Dans les histoires comme dans la vie, il y a des hauts, dont entre autres ceux de talons, et des bas, parfois en soie. On peut faire une histoire à partir de tout et de rien ou des deux et même de chiffons, de torchons qui brûlent entre personnages. Là, ça n'échappe pas à la règle, tout est tracé d'avance : grand amour qui brûle les deux cœurs, puis jalousie qui en fait de même, puis on souffle sur les braises pour raviver le feu qui faiblit et en fin on disperse la cendre qui reste avant de se disperser chacun vers son  soi égoïste et lassé.

Au final pour Touhchi, ce sera la faute à la menthe s'il se lamente. Il n'a qu'à boire la tasse d'amour jusqu'à l'hallali .

Ce dernier fut sonné par deux agents de l'ordre en civil qui firent irruption dans l'intimité de leurs embrassades sous l'arbre imperturbable.

L'un d'eux  le saisit au bras et le traîna vers le poste, tandis que l'autre fit de même avec Sfia, sans mot dire à l'une et à l'autre, et sans les  maudire non plus. Et ils partirent ensemble et deux par deux, fermement bras dessus bras dessous .

La fierté de jeune homme de Touhchi  remonta en surface  pour parer à toute humiliation possible devant sa moitié à la mine déconfite. Il connaissait la brutalité policière des agents du même nom, pour les avoir vu à l'œuvre pour un non qui n'avoue pas un oui.

-Surtout ne me frappez pas ! dit-il à haute voix avec toute la force mâle qui traînait encore derrière l'amas de sa peur devant les sapeurs, aux pompes bien cirées, de la morale publique.

L'œil  vaguement narquois de l'un d'eux lui décocha un clin de son coin gauche, tandis que celui de la droite de sa bouche esquissa un sourire entendu. Ce qui laissa le destinataire perplexe. Comme vous d'ailleurs. On est dans la même barque. On en saura plus sur cette embarquement immédiat, dès qu'on aura traversé les rails du chemin de fer pour rallier le poste situé derrière la maison de Sfia.

La sœur de Sfia, Doubiza de son surnom, était déjà là, assise en tisseuse (en tailleur lui siérait mal et vous pourriez espièglement regarder vers le bas. Un p à la place du t de tisseuse, ne lui conviendrait pas non plus d'autant qu'elle n' avait pas le caractère acide). En fait, Touhchi  se plaisait à modifier son nom et à l'affubler de ce sobriquet qui signifie dans sa langue "qui fait mal les choses", alors qu'en réalité son nom signifie "petit beurre".

En tout cas, sa présence ne risquait pas d'en mettre dans ses épinards. Elle n'était certainement pas là pour tartiner sa biscotte. Il risquait donc fort d'en avoir plein la gueule, la sachant revancharde ! Elle qui fit usage de l'étalage de tout son beurre, heu... de tout son charme pour qu'il daigne tomber dans ses filets, sans la filer comme sa sœur ! Il fallait bien penser que ce traquenard était filé de main de traître ! Le clin d'œil en coin de monsieur l'agent gentilhomme s'expliquait pour lui. Le raid était en service commandé : prendre l'amoureux en flagrant délit.

La réalité était tout autre: la commandeuse du raid était elle-même commandée  par son père qui s'était plein au poste voisin d'allées et venues louches sur le long du mur de sa cour, observées par les agents au sommeil tardif, depuis leur fenêtre qui permettait de tout observer.

"Oui monsieur, quelqu'un entre chez vous à votre insu toutes les nuits, en marchant comme un somnambule sur le mur de l'enceinte de votre honorable maison. Portez plainte monsieur, on s'occupe du reste".


Doubiza se présenta aux deux agents qui, de commun accord avec un supérieur debout sur le perron, lui confièrent sa sœur. Celle-ci fut priée gentiment de rentrer chez elle, alors que Touhchi fut emmené  dans un bureau dans lequel il resta seul un moment. Puis vinrent deux autres agents qui demandèrent des renseignements sur son identité, sa fonction, etc. Simple routine sans doute puisqu'il était connu par tout le monde et il  ne ferait pas mal à une mouche. Entre voisins, on se rend bien des services, même pendant le service.

On lui conseilla donc de se tenir à carreau à l'avenir, car il risquait de tâcher le sien par des actes de ce genre, lui qui était "stagiaire" pour un poste dans la fonction publique. On s'excusa même de l'avoir amené ici, puisqu'aux dires de Doubiza, ils étaient des fiancés. Ils avaient donc le droit de faire étalage de sentiments privés dans un endroit public . La mission de Doubiza était accomplie et la boucle était bouclée: Touhchi, lui, ne le sera pas. Il le sera d'une autre façon , pour le meilleur et pour le pire.

L'après-midi même, les deux familles se concertèrent pour fixer une date de la demande en main, l'autorisation de prise en  main réciproque, ou si vous préférez, de se passer réciproquement les menottes pour le restant de leurs jours.

--Message edité par abdel le 2010-08-01 01:22:37--
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mar 10 Aoû 2010 - 00:06    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Ven 13 Aoû 2010 - 00:29    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

Sur un autre forum littéraire (de renom) un lecteur m'a fait ce commentaire :

" Plusieurs remarques:
. le style: tout à fait acceptable à mon goût. Je trouve même que la façon dont tu en joues, dont tu le manipules est pour beaucoup dans le charme du texte. J'aime ces jeux de mots, ces apartés, ces retours en arrière. Bien sûr, l'humour est personnel mais ici il ajoute une note de légèreté bien agréable.
. l'intérêt: il ne porte pas forcément sur l'histoire elle-même, une histoire d'amour n'a pas à se justifier, elle accroche ou pas, et ces 2 personnages sont bien sympathiques dans la force de leur amour de jeunesse. J'y trouve pour ma part un intérêt évident dans la narration des moeurs décrites. Je ne sais pas, bien sûr, s'il s'agit d'une fiction pure ou quelle part de vérité, actuelle ou historique, il y a encore, concernant les relations entre les parents, les frères et soeurs, les flirts, etc. J'y vois là l'accroche.
. la construction: la mouche sur le nez, le jeune homme bourré, la salive, m'ont fait penser au début d'"Il était une fois dans l'Ouest" avec les affreux qui attendent l'arrivée du train. Moi, je trouve ça bien, en quelques lignes ont est dans une ambiance glauque. Je déteste les personnages à la James Bond, amidonnés et bien propres sur eux. Alors, Touhchi, on le devine tout de suite un peu sens dessus dessous, que ce soit par sa cuite ou par son futur mariage et cela m'a donné envie de poursuivre ma lecture. Le reste est à l'avenant, je suis allé au bout sans la moindre hésitation.
. Bon, après le sucre, le vinaigre (pour attraper les mouches...): une seule chose est un peu gênante: le passage à un narrateur extérieur. Soit il serait plus logique de poursuivre le texte comme au début par la pensée de Touhchi (mais bon, dans l'état où il est...), soit de faire intervenir le narrateur extérieur plus tôt, dès les 1ères phrases car, te quel, il n'apparaît quasiment qu'à la fin du 1er chapitre. C'est la seule chose qui m'a un peu déstabilisé.

Voilà les quelques réflexions qui me viennent. On en rediscute si tu veux.
"

Ca me conforte et me donne des idées pour la suite...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Humphrey
Modérateur global
Modérateur global

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 703
Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Ven 13 Aoû 2010 - 09:33    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

Je vais (re)lire ces deux chapitres mais avant cela j'aimerais savoir où est passé le premier début que tu avais posté, suite auquel j'avais fait un commentaire si je me souviens bien. Aurais-tu tout effacé ?
Revenir en haut
Humphrey
Modérateur global
Modérateur global

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 703
Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Ven 13 Aoû 2010 - 13:00    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

Commentaire sur le CHAPITRE I
Comme je l'avais déjà dit précédemment dans un post qui a disparu dans les limbes du forum, il y a un côté San Antonio dans ce premier chapitre, et l'humour du narrateur fait souvent mouche, c'est le cas de le dire!

Mais puisqu'on m'invite à ne pas mettre de gants, je dois dire que l'impression d'ensemble qui se dégage de ce premier chapitre est mitigée. Je trouve le récit un peu décousu et l'écriture inégale.

Cela commence dès la quatrième phrase que je ne digère toujours pas (cf. mon commentaire initial).
La suite se lit plutôt bien, jusqu'à cette phrase où il manque un mot, je suppose : "Et puis ma vie ne m'a pas appartenu à proprement parler." Pas très grave, une faute de frappe.

Un peu plus loin : "Pour en faire le point, Touchi ne le peut pas dans l'état actuel où il est".   
- "Pour en faire", pas correct syntaxiquement.
- "dans l'état actuel où il est" : redondance + imprécision du verbe être.
Suggestion : "En faire le point, Touchi  ne le peut pas dans l'état où il se trouve"





A la fin de ce même paragraphe: " (…) tout remué qu'il est d'avoir abouti à la brillante conclusion que l'Amour n'existe pas. Il n'y a que des attirances que l'instinct sexuel enjolive, trompe dans une merde de sentiments et d'émotions, pardon, dans une mer de sentiment et d'émotions. Sans cela, on ne peut prétendre que l'on peut aimer tout en interdisant aux corps de faire plus amples connaissances, dans l'intimité des sens et des interdits."
Qu'as-tu voulu dire avec la dernière phrase? Sur quoi porte "sans cela" ? Je ne comprends pas le sens de cette phrase.


Le "je" du narrateur externe arrive de façon surprenante, c'est vrai, mais personnellement je considère cela plutôt comme une bonne chose. Tout ce qui surprend réveille l'intérêt du lecteur.

Au final, ce narrateur bizarre intrigue et donne envie de lire la suite. Je m'y attèle de ce pas.


Dernière édition par Humphrey le Lun 27 Déc 2010 - 14:53; édité 1 fois
Revenir en haut
Humphrey
Modérateur global
Modérateur global

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 703
Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Ven 13 Aoû 2010 - 13:30    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

Commentaire sur le CHAPITRE II
Je reste partagé. Les intrusions et commentaires personnels du narrateur font  à la fois la force et la faiblesse de ce début de roman. Force, parce que ce narrateur amateur de  jeux de mots confère au récit un ton décalé qui est loin d'être déplaisant. Faiblesse, parce que la fluidité du fil conducteur est parfois mise à mal par ce même narrateur dont la présence est peut-être intempestive.
Je crois qu'il y a un subtil équilibre à trouver.
Deux petites choses:
- "il n'y avait pas grand monde à circuler" : pas sûr que ce soit correct.
- "pour faire ameuter" : le "faire" est superflu.
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Lun 16 Aoû 2010 - 03:01    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

Merci, Humphrey, pour cette lecture attentive et pour les corrections.

Je table sur des techniques  qui me permettraient à la fois d'être sarcastique avec Touhchi, d'exprimer par sa bouche les tranches de vie au moment de leur déroulement et de prendre son relai pour raconter son histoire.. Le fil conducteur n'apparaîtra que dans deux chapitres au moins. Son moral tiendra le coup ou pas, car il sera ébranlé à plusieurs reprises dans ses convictions sentimentales. Il sera tour à tour apprenti sorcier en voulant ensorceler sa dulcinée chez un fkih, meneur d'enquête sur son passé (ce qui engendrera  des trouvailles dont il passera outre par amour...) jaloux à en mourir de prétendants  réels ou qu'il se forge dans son imaginaire). L'entourage intervenant pour bloquer cette union, chacun y va de son petit obstacle et Touhchi les surmontant péniblement un à un.

Une histoire dont je voudrais plus en rire que d'en pleurer, mais bien riche en brossage d'une ambiance locale particulière.

Les va et vient d'une action à une autre sont faits exprès pour briser la monotonie d'un récit d'amour quelconque. Ce qui compte, ce sont les tranches saillantes et leurs intérêts ou impacts.

L'ensemble doit être plus ou moins hilarant mais poignant en même temps. C'est pourquoi, Touhchi procédera toujours à quelque chose dans chaque chapitre : Touhchi mène l'enquête, Touhchi s'en torche, Touhchi apprenti sorcier, Touhchi cocu ? Touhchiquement votre, etc (les appelations peuvent changer en cours de route !)

Touhchi dans notre langue est quelqu'un qui a une touhcha (grosse bedaine) ou bien qu'il est tout le contraire d'un fieffé luron : un pauvre type quoi... sur les deux tableaux. C'est un sobriquet dont a été affublé un ami d'enfance. Alors je l'ai collé à...Touhchi (qui n'est pas l'autre bien sûr).

Avec le jeûne, difficile de progresser rapidement en écriture, mais ça mûrit bien plus dans la tête...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
eysseric
Réputation
Réputation

Hors ligne

Inscrit le: 02 Déc 2010
Messages: 215
Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Sam 11 Déc 2010 - 22:31    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

j'ai plein de choses à dire même si elles ne sont plus d'actualité...
je prends le temps
faut voir, on verra, inch allah
Revenir en haut
MSN
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Dim 26 Déc 2010 - 23:36    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

Je prends mon impatience en mal...

(je ne peux pas prendre mon mal en (flagrant délit de) patience, parce qu'il patiente calmement dans une malle)
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
eysseric
Réputation
Réputation

Hors ligne

Inscrit le: 02 Déc 2010
Messages: 215
Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Lun 27 Déc 2010 - 00:21    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

ben voilà, j'ai la réponse avec ton intervention ci-dessus Abdel
c ça qui me gêne : ce plaisir de jouer avec les mots, qui passe bien dans une bonne moitié de ton 1er chapitre, ensuite, qui dérange, en tout cas, qui me dérange
autant je peux le concevoir dans une conversation, et j'aime beaucoup ça, autant dans une histoire, un roman, une nouvelle, je trouve que ça n'a pas sa place : je goûte le jeu de mots, je perds l'intrigue et c'est dommage
j'aime bcp ton héros, un peu décalé, déjanté, si humain; il a déjà du mal à s'en sortir, ne va pas le fourvoyer dans des jeux de mots dont il n'imagine pas le 100ème, aussi déjanté soit-il "incapable de faire le point, pour vous, dans ce chapitre, il se contentera dans le suivant de faire la virgule"... bof
et puis ce narrateur qui nous prend par la main pour nous balader d'un endroit à l'autre, il m'agace : j'aime pouvoir aller où j'ai envie d'aller, sans qu'on me le suggère et encore moins qu'on me l'impose "suivez-moi sur la pointe des pieds..." et ben non, je ne suis pas
et pourtant, j'aimerais suivre Touhchi, il le vaut bien...
Revenir en haut
MSN
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Lun 27 Déc 2010 - 02:57    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

D'abord et avant toute chose, un GRAND MERCI !

Ensuite,

A te suivre Eysseric, ça ne marchera pas .

Je ne plaisante pas en jouant ici des mots.

Me voilà bien pieds et poings liés avec ton avis. Comment peux-tu suivre Touhchi si je ne le déplace pas. Si tu veux aller là où tu as envie d'aller, tu ne retrouveras pas Touhchi, mais une autre histoire qui ne sera pas du Touhchi.

Touhchi n'est rien d'autre que ce connard de moi-même qui sommeille encore en moi avec ses rêves éternels jamais réalisés et sa vie ratée sur certains points.

J'avais pris sur moi de ne réveiller sa cauchemardesque vie, en moi, qu'à la condition de jouer avec les mots et donc d'en rire plutôt que d'en pleurer.

Cet envahissant narrateur, que je suis, est à la fois juge et partie. Il raconte ce que Touhchi fut et a fait, ce qu'on lui a fait, etc. En même temps il tourne en ridicule toute situation qui se présente par le biais des jeux de mots.

Touhchi a vécu des misères. Il aurait pu les éviter s'il était plus intelligent, plus aguéri. Ne pouvant changer son destin dans son départ, je m'en moque un peu à l'arrivée.

Des histoires comme ça, on s'en moque actuellement. Il vaut mieux prendre les devants pour surprendre le lecteur dans son propre jeu.

Jusque là, j'aurais pu conclure que cette histoire ne vaut pas un clou. Mais je réalise combien tu loues le personnage et le trouve sympathique.

Touhchi vaut bien qu'on le raconte, mais pas de cette façon là. N'est-ce pas ?

Je risque fort de ne pas le raconter parce qu'il m'agace justement !

C'est agaçant à la fin de raconter sa propre vie sans s'en servir pour des éclats de rire salutaires.

Oui bien sûr, le sens de ton avis va dans celui d'une intrigue qui coule de source du début à la fin. On n'a pas besoin d'être promené par la main pour cheminer dans une telle histoire.

Mais là n'est pas le cas. Ce sont des flash arrachés au temps passé, des saillies de la mémoire. des temps d'arrêt  sur la vie de Touhchi. C'est l'ensemble qui donnera un certain fil conducteur, une trajectoire de vie, qui commence dans la jeunesse de Touhchi et finit dans la vieillesse du narrateur qui n'est autre que le "vieux"...Touhchi.

Alors, qu'est ce que tu en dis ?

Si c'est non, c'est non ! on va pas le réveiller de sa cuite pour le laisser nous raconter ses histoires à en dormir debout, par ma bouche, avec des jeux de mot en plus !

Un point final à l'histoire, même inachevée, serait salutaire à tous...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Humphrey
Modérateur global
Modérateur global

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 703
Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Lun 27 Déc 2010 - 14:58    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

La solution n'est pas d'aller à fond dans le sens demandé par un commentateur ou une commentatrice. La solution, à mon humble avis, c'est de faire ce que tu as envie de faire avec ce Touhchi, comme tu le veux, mais en trouvant, comme je le suggérais plus haut, le juste équilibre entre tes jeux de mots, ton narrateur intrusif et ce qu'il faut de narration plus classique pour que le lecteur ne se lasse pas après quelques lignes.
Revenir en haut
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Lun 27 Déc 2010 - 16:24    Sujet du message: Chapitres I et II Répondre en citant

Merci Humphrey,

Je crois que je serais plus éclairé par vos avis si j'avance un peu .

Je vais écrire un troisième chapitre sans aucun jeu de mots. Je n'ai aucun brouillon sous la main, seulement des idées en tête. Néanmoins je me donne 48 heures pour pondre un chapitre, histoire de me coincer à ne pas jouer de mots mais raconter sans "subterfuges", ni jugements personnels mille fois retapés.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:39    Sujet du message: Chapitres I et II

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Espace romans -> Romans en cours -> Les mouches de marbre, de Abdel Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Referencement
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group -- Template created by dav.bo=> GreenStylus --

Portail | Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation