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lulup
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Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Jeu 26 Aoû 2010 - 18:15    Sujet du message: Vous n'y comprendrez rien. Répondre en citant

  Vous n'y comprendrez rien.   
 



15 janvier 2008, 19h.
Cher journal intime, une fois de plus, je me retrouve dans une pénible situation. Un de mes prisonniers cherche à me mettre en colère. J’ai eu le malheur de lui expliquer mon problème lorsque je l’ai rencontré et ce fût une erreur monumentale. Je lui ai expliqué car sa tête m’inspirait sympathie... Je vais craquer ! Il fait tout pout m’énerver, il crie, il fait du bruit inutile, il refuse ce que je lui apporte à manger, il refuse les activités obligatoires,...  et pourtant je sais que je ne dois pas, si je ne veux pas perdre le contrôle de moi-même, je ne peux pas m’énerver ! Mon prisonnier s’appelle Henri Larivaille, il a été incarcéré car il a été accusé de meurtre. Ce fût un événement suspect, on en a parlé dans les médias, mais ce qui est étrange, c’est qu’ils n’ont pas mentionné le nom de la victime. Malgré cela, j’ai toujours pensé qu’il était innocent. D’après les rumeurs, il n’y avait presque aucun faits qui étaient contre lui. Je n’ai évidemment pas pu avoir accès à son dossier, un simple gardien de prison n’a pas droit à ce genre d’informations, mais j’avais confiance en mon intuition. Ce fût probablement une erreur, et je regrette de lui avoir adressé la parole pour lui dire autre chose que “Dîner!” ou encore “ C’est l’heure des visites Larivaille !”. J’ai peur, vraiment peur qu’il parvienne à me mettre en colère... Imagine qu’il en parle aux autres prisonniers, il ne me faudrait que peu de temps pour devenir fou ! Et encore moins de temps pour perdre mon travail. Je te laisse, je vais préparer le souper pour Teddy et moi. Je reviens tout à l’heure, merci de m’écouter, ton attention me porte conseil.
Olivier.

15 janvier 2008, 23h.
Me revoilà, cher journal...
Teddy va mal, il ne comprend pas pourquoi son père n’est presque jamais avec lui durant la journée, et il ne peut pas croire, à un âge pareil, que sa mère est portée disparue. Je le comprends entièrement, moi-même ai parfois du mal à admettre que Jewell ne sera pas là à mon retour du boulot. Tout a tellement changé depuis qu’elle n’est plus parmi nous. Il faut me comprendre, elle était ma source de bonheur, mon rayon de soleil, mon envie de mener une vie paisible avec elle et Teddy. Maintenant, je me retrouve enfermé les trois quarts de la journée dans cette fichue prison, je n’ai plus le temps de m’occuper de mon propre fils, je travaille sans relâche pour subvenir à ses besoins et aux miens. Ma maladie, si je puis l’appeler ainsi, pourrait se réveiller en moi après des années de paix... Je n’en peux plus ! Je suis au bord de la crise, il faut que je réagisse ! Je vais prendre rendez-vous chez un psy pour Teddy et moi, ça ne pourra nous faire que du bien à tous les deux. Je devrais aussi prendre quelques jours de congé, mais je ne sais pas encore comment fonctionne la maison. Penses-tu qu’ils accepteront de me donner quelques jours de répit après seulement deux mois de travail ? Il le faudra. Je vais rejoindre mon lit, j’ai pris mon calmant. Te parler me soulage à un point inimaginable, merci, merci, merci.
Olivier.

16 janvier 2008, 5h.
 En route pour le boulot, je me sens de bonne humeur contrairement à hier soir. J’ai beaucoup dormi cette nuit, six heures ! Tu sais que je n’ai plus dormi autant depuis des jours... Je remercie le docteur Letrovsk de m’avoir fourni ces puissants calmants aussi rapidement. Je fonce, on se voit tout à l’heure à la pause de midi.
Oli.

16 janvier 2008, 13h30.
J’ai remballé Henri, j’ai réussi à le calmer ce petit con ! Une fois de plus, il essayait de me mettre en rogne, alors je l’ai pris sur le côté, je l’ai plaqué au mur, et j’ai sorti mon bâton. Je lui ai clairement fait comprendre que je voyais clair dans son jeu, je l’ai même soumis à des menaces ! Je lui ai dit que s’il continuait de cette façon, ça allait être coton. Je l’ ai informé qu’il ne fallait pas me prendre pour un con, que je pourrais facilement le mener à la vieille chaise électrique entreposée dans la cellule du troisième niveau s’il ne cessait pas ses infantilités.
Ensuite je l’ai écarté du mur et je l’ai poussé vers les autres. Je suis assez fier de moi, ça ne me ressemble pas de soumettre quelqu’un à mes règles. D’habitude c’est plutôt moi qui suis aux aguets des ordres des autres, sauf quand je m’énerve bien entendu. Ca, c’était la bonne nouvelle, en revanche la mauvaise est que le patron était absent et que je n’ai pas eu la possibilité de lui demander mes jours de congés. Je dois retourner à ma pénible tâche, attends-moi...
Olivier.

16 janvier 2008, 16h.
Cher journal, je n’ai pas encore eu l’occasion d’avoir une seconde pause, donc je te prends dans le couloir des cellules étant donné que tout est calme. Je commence à me poser des questions au sujet de l’enquête sur Henri Larivaille, le meurtrier. Je ne comprends pas pourquoi la victime n’a pas été dévoilée au public. Peut-être n’ont-ils pas encore eu les résultats d’analyses qui montraient quelle était la personne désignée ? C’est étrange, j’aimerais élucider mes doutes, mais comment le faire ? Je sais que c’est possible et je connais la réponse à ma question, mais ce serait bien trop risqué et je n’ai vraiment aucune envie de perdre mon boulot à une période aussi dégradante de ma vie. Qu’est ce qui me pousse à me mêler de cette histoire ? Rien en moi ne le souhaite, mais je sens une force invisible qui me force à m’imposer dans l’histoire. Quel est ce sentiment tellement désagréable ? Il faut que je sache la vérité, sinon je risque de perdre le contrôle de moi-même, et tu sais ce que cela engendrerait. Je vais aller voir le casier judiciaire de Larivaille via mon ami Enrico qui travaille à la brigade criminelle, et je m’arrangerais pour accéder au dossier de l’enquête par la suite. Je dois y aller, un prisonnier va être transféré, on a besoin de moi pour le contrôler. Je reviens après le souper.
Olivier.

16 janvier 2008, 21h.
Quelle journée, je te dis pas ! Ce prisonnier à transférer était une vraie furie, on a eu besoin de nos bâtons, je peux te l’assurer ! C’était un type avec lequel je n’aurais jamais noué un quelconque lien. Il émanait de lui un air malsain. D’ailleurs il était assez isolé par rapport aux autres prisonniers. D’après ce que j’ai entendu dire de mes collègues, il a été inculpé pour viol sur mineurs. C’est vraiment dingue. Et moi qui vis toute la journée au milieu de tous ces tarés ! Je m’accroche, je m’accroche.
Soit, Teddy était fort fatigué aujourd’hui… J’espère qu’il dort bien, j’aurai du mal à lui demander, il ne parle pas encore des masses. Je me réjouis qu’il soit à l’école dans un an, ça nous facilitera la vie. Il pourra se faire des amis, combler le manque de présence parentale et le manque d’affection qui règne dans la maison. Tu sais ce qu’il faudrait ? Une nounou. Ce serait chouette je pense, mais je n’ai pas les moyens de payer le psy et une gardienne pour enfants en bas âges. Il va falloir trancher… Je prendrai ma décision plus tard, revenons-en à nos moutons. J’ai sonné à Enrico, il avait l’air plutôt embarrassé de me trouver le casier judiciaire de Larivaille, mais il le fera j’en suis sûr. Il sait que je vis une période difficile, et que je cherche des réconforts à mes problèmes. Il doit penser que ça a un rapport avec mon nouveau job si je lui demande ça… Tant mieux, il vaut mieux qu’il ne sache pas que je tourne  maboul. A part ça, ma bonne humeur du matin persiste. Ai-je le droit d’espérer que cela continuera ? Je le souhaite. Maintenant que j’ai un peu de temps pour y réfléchir, ma vie est un vrai labyrinthe, c’est épouvantable. Si je ne le vivais pas, je ne pourrais le croire et je pense sincèrement que si quelqu’un avait la possibilité de te lire, il ne pourrait pas tenir deux minutes sans se demander quel malheur s’abat sur moi et ma famille... Je vais aller dormir. Je me sens un peu fatigué, peut-être que je n’aurais pas besoin de calmant aujourd’hui.
Je te dirai quoi demain.
Oli.

17 janvier 2008, 9h00.
Bonjour l’ami, de retour au boulot ! Je vais le quitter une petite demi-heure pour aller chercher le dossier judiciaire de Larivaille. Je reviens bien vite, et au fait, je n’ai pas eu besoin de cachet hier soir. C’est une bonne nouvelle, non ?
Olivier.

17 janvier 2008, 10h.
Ca alors ! Je n’en reviens pas, c’est époustouflant ! Effrayant aussi, mais inimaginable ! Cet homme est un danger publique, pas étonnant que cette affaire n’ait pas eu de suite aux infos ! Je n’ai jamais vu de dossier judiciaire jusqu’à lors, mais je peux te dire que celui-ci est carabiné ! La brigade criminelle a sans doute étouffé l’affaire. Elle a dû payer les médias pour qu’ils ne diffusent pas plus d’informations que ce qu’ils n’en avaient déjà fait. Ca me perturbe, j’aimerai tant savoir qui a été la dernière victime. Il est noté dans son rapport qu’elle est pour l’instant toujours inconnue, et que le laboratoire attend les résultats d’analyse. Je n’ai jamais été un grand patient, tu me connais… Je vais en parler avec les autres prisonniers qui pourraient avoir une relation avec Henri. J’espère que c’est un bon moyen.. Si cela n’est pas efficace, j’irais trouver directement ce taré, qui ne cesse d’essayer de me tourner en bourrique. Je t’expliquerai plus en détails les crimes qu’il a commis tout à l’heure, pour l’instant je dois retourner bosser ! Souhaite-moi bonne chance.
Oli.

17 janvier 2008, 18h.
Me revoilà, cher journal. J’ai comme l’impression que mes collègues me trouvent un peu bizarre… Il est vrai qu’ils ne connaissent pas mes soucis, mais bon… Quand je ne travaille pas, je t’écris. Cela doit paraître un peu spécial pour les autres. Enfin, je m’en moque après tout, j’ai assez d’ennuis que pour m’occuper de mon image. Sur le point de vue de notre enquête, je n’amène pas de nouvelles excellentes. Chacune des personnes que j’ai interrogée ne sait rien au sujet du dernier crime d’Henri. En revanche, ils en savent des vertes et des pas mûres sur ses autres écarts. Malheureusement, certains n’osent pas me divulguer les faits, et d’autre veulent soit de l’argent, soit des cigarettes en échange d’informations. Je vais laisser tomber l’option interrogatoire aux prisonniers je crois ; Cela ne m’amènera nul part… Je vais étudier le dossier et me baser sur les méfaits déjà commis par Larivaille, ensuite je regarderai les informations sur la dernière affaire, et je verrai bien ce qui se passera par la suite. Je devrais avoir fini d’étudier le tout ce soir. On se retrouve au café “ Le Bitume”, j’ai décidé de sortir aujourd’hui. Je prendrais juste le temps de conduire Teddy chez sa tante, d’avaler un bout, puis je serai à toi.
A tout à l’heure.
Olivier.

18 janvier 2008, 22h.
Bonsoir cher journal, j’espère que tout va toujours bien depuis tout à l’heure ? Je suis au “ Bitume”, il règne ici une ambiance décontractante, c’est assez chouette je dois dire. Mis à part ça, j’ai étudié le dossier. Ca m’a mis hors de moi, je ne me rappelle pas très bien, mais il semblerait que j’ai cassé la table de mon salon. Je ne suis vraiment pas fier, ces problèmes mentaux sont terribles, et dangereux ! Faut que je t’explique, le dossier est louche. On dirait qu’il a été monté de toutes pièces en cachant les éléments importants, ou ceux qui sont un peu gores. C’est étrange, il n’y a pas grand chose qui correspond. Il y a les crimes d’Henri Larivaille, tout est dans le bon ordre, mais il n’explique pas exactement les détails,… Je vais à la cabine téléphonique sonner à Enrico pour lui demander de m’expliquer l’étrangeté de ces choses. Je reviens de suite.
Oli.

18 janvier 2008, 22h10.
Enrico m’a dit qu’il ne savait rien au sujet de ce dossier, qu’il s’était contenté de le prendre et de me le donner. Il avait l’air assez mal à l’aise, me cacherait-il quelque chose? C’est une hypothèse à ne pas exclure, ces gens de la brigade criminelle sont toujours un peu mystérieux. Je suis malheureux cher journal, il n’y a toujours aucune nouvelle concernant l’enquête sur Jewell. Que vais-je devenir sans elle? Ma vie, depuis qu’elle est partie, est devenue un véritable fiasco… Teddy va mal et moi je ne suis jamais à la maison. Je ne te l’ai pas encore écrit, mais j’ai engagé une nounou pour Teddy, j’espère qu’il pourra l’apprécier. Il faut qu’il voit plus de visages que le mien et celui de sa grand mère tout au long de la journée. La nounou pourra l’emmener faire des promenades, lui apprendre des choses en attendant qu’il rentre à la maternelle, etc. C’est une bonne solution je pense. Je me suis laissé un peu de temps pour réfléchir tout à l‘heure. Je vais te laisser deux ou trois jours de répit, le temps que j’avance dans mon enquête. C’est à dire que je vais me donner à fond pour élucider les mystères d’Henri Larivaille, et ensuite je t’expliquerai tout ce que j’ai appris. En voyant à quelle vitesse j’ai avancé pour apprendre ce que je sais maintenant, je suppose qu’il en me faudra pas plus de deux jours pour enfin savoir la vérité. Je ne fais pas de conclusions hâtives, et je te dis à dans deux jours mon cher ami.
Olivier.

20 janvier 2008, 9h.
Cher journal, j’espère que ces deux jours sans avoir de mes nouvelles ne t’ont point parus trop longs. Je suis à deux doigts de connaître enfin la dernière victime d’Henri, mais je suis à bout de nerfs. Je vais bientôt craquer. J’ai appris des choses sur Jewell. Il est possible qu’elle ait été retrouvée dans la ville voisine. Chicago... Serait-ce là où tout s’est déroulé? Est-elle en vie? Quand ces stupides policiers vont-ils me donner des nouvelles?! Je sais que je ne devrais pas, mais j’ai toujours l’histoire d’Henri en tête. Mes recherches sont presque abouties, je le sens. J’ai pu connaître les moindres détails de ces anciens meurtres via un prisonnier. Je lui ai donné plus de liberté qu’il n’en avait avant, et ça l’a satisfait. Il m’a tout déballé. Henri a commis plus de dix meurtres tout au long de sa vie, mais ça personne ne le sait. C’est un mystificateur. Il trompe les gens sous de fausses apparences pour qu’ils tombent dans un piège, ensuite il les utilise à bon escient, et il les tue par après. Je ne sais pas comment j’ai pu, ne fût-ce que l’espace de quelques instants, accorder ma confiance à quelqu’un pareil. Les meurtriers de ce genre là sont les pires. Ce sont des personnes intelligentes qui utilisent leur savoir pour persécuter les autres. Ils paraissent comme des gens convenables aux yeux des autres, et profitent de la moindre occasion pour les poignarder dans le dos. Je les hais. Personne ne peut savoir de quoi ils sont capables. J’ai un appel, je reviens après.
Oli.

MégaFlash !   
    
Chers lecteurs, nous venons de recevoir une information de la plus haute importance via notre journaliste préféré “Justin Lafouette”, reportaire pour “MédiasFlashs”. Nous avons appris que le gardien de la prison de Springfield, se nommant Olivier Ristrant, vient de commettre un meurtre sur l’un des prisonniers. La victime en question s’appelle Henri Larivaille. Elle a été tuée par Olivier sur la chaise électrique, à peine utilisée, de la prison. Le coupable affirme ne se rappeler de rien, et avoir une maladie grave qui consiste à ce qu’il perde le contrôle de lui-même quand il est énervé. Une histoire peu probable et qui ne tient pas la route. Nous avons appris que ce Ristrant aurait agît de la sorte après avoir reçu un appel téléphonique de son ami Enrico, qui travaille à l’ambassade criminelle. Il lui aurait dit qu’Henri Larivaille avait tué sa femme ( Jewell Ristrant, dont aucune nouvelle ne nous était parvenue depuis des mois ), et l’avait laissée morte à Chicago. Le dénommé Enrico aurait su depuis des mois que Jewell avait été assassinée par Larivaille, mais s’était juré de ne rien dire à Olivier, de peur de compromettre son travail à la prison de Springfield. Voyant qu’Olivier cherchait des informations sur Henri Larivaille, Enrico aurait dû, suite aux ordres de son patron, trafiquer le dossier judiciaire d’Henri et le donner ensuite à Olivier pour le mener sur une mauvaise piste. Olivier Ristrant devait être quelqu’un de tenace, car grâce à son journal intime retrouvé dans ses affaires, nous savons qu’il en avait appris plus sur Henri Larivaille que la police elle-même. Nous attendons la suite des événements pour vous en dire plus sur le futur d’Olivier Ristrant.  Reportage de Stéphane Kowlski.

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MessagePosté le: Jeu 26 Aoû 2010 - 18:15    Sujet du message: Publicité

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Abdel
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Messages: 1 314

MessagePosté le: Sam 28 Aoû 2010 - 23:27    Sujet du message: Vous n'y comprendrez rien. Répondre en citant

Disons que c'est un peu long. J'ai dû lire en trois étapes, ce qui fait perdre un peu le fil conducteur.

Il y a des choses qui me paraissent peu plausibles : avoir accès facilement à un dossier judiciaire, le trafiquer, un gardien de prison qui joue les enquêteurs, qui familiarise avec un prisonnier...

Au milieu du texte, on pressent que le criminel a un rapport avec la disparition de Jewell. Au dernier paragraphe c'est clair et net.

L'idée de l'enfant qui gêne les "mouvements" (l'enquête) de son père est bonne, cela brouille les pistes et voile la chute du texte. La fébrilité du gardien est bien rendue, on sent qu'il n'est pas normal, surtout avec sa manie de personnifier son journal, de ne vivre pratiquement qu'avec lui-même.

S'il avait assassiné sa femme, ça ne m'aurait pas du tout étonné, vu son état mental. J'aurais aussi accepté sans peine qu'il se prenne pour un gardien alors qu'il est prisonnier, et qu'on l'ait passé à la chaise électrique...

Le lecteur peut divaguer, comme je le fais, donner une autre fin et un autre sens à l'histoire. C'est parce que le texte le permet. C'est donc un signe positif.
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lulup
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Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Dim 29 Aoû 2010 - 20:55    Sujet du message: Vous n'y comprendrez rien. Répondre en citant

Alors, alors Smile

Je suis bien consciente que le lien entre le prisonnier et Jewell n'est pas surprenant, j'ai eu du mal à préserver une intrigue...
Pour les choses qui ne sont pas plausibles ; En Amérique, tout est possible, non ? Very Happy Je plaisante, mais pour le gardien de prison qui familiarise avec le prisonnier, je me suis inspirée de " La ligne verte "... Ça ne m'avait pas choqué dans le film. Smile

Je précise que j'avais 15 ans quand j'ai écrit ça, et en me relisant je me rends compte que je manquais de quelques connaissances, expériences de vie.
Parler du milieu " prison " aurait sans doute été mieux si j'en connaissais plus sur ce sujet..

Merci pour ta réponse Abdel.
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Humphrey
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Messages: 703
Vierge (24aoû-22sep)

MessagePosté le: Lun 30 Aoû 2010 - 17:51    Sujet du message: Vous n'y comprendrez rien. Répondre en citant

Si tu as écrit ce texte à 15 ans, eh bien chapeau ! C'est vachement bien écrit pour quelqu'un de cet âge-là, et même dans l'absolu, je n'ai pas grand-chose à reprocher au niveau du style qui est sans fioritures mais tout à fait adapté au journal intime. Et peu de fautes d'orthographes, bravo !

Le scénario est également très bon pour un auteur de 15 ans, mais pas assez bon pour quelqu'un qui envisagerait par exemple de se faire publier. D'abord parce qu'il est assez improbable - mais bon, de nos jours on en lit d'autres... - mais et surtout parce qu'il est "teléphoné". Après avoir lu le texte du 15 janvier à 23h, j'avais déjà deviné la fin. J'ai quand même continué à lire en espérant que c'était un piège et que la fin allait me surprendre, mais non, c'était bien ça. Or dans ce type de texte, c'est la chute qui fait tout.
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lulup
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Messages: 30
Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Lun 30 Aoû 2010 - 18:04    Sujet du message: Vous n'y comprendrez rien. Répondre en citant

Merci Humphrey !
Ça fait plaisir à " entendre " hihi.

Je retravaillerai peut être la fin un de ces quatre... J'avoue que j'en avais marre, j'avais un peu bâclé Smile
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eysseric
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Inscrit le: 02 Déc 2010
Messages: 215
Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 - 11:23    Sujet du message: Vous n'y comprendrez rien. Répondre en citant

Même ressenti que Humphrey à propos du téléphone et de ce fait, l'intrigue tombe à plat. Cependant, j'ai bien aimé explorer les circonvolutions du cerveau d'Olivier Ristrant restreint, grâce à son journal intime : finalement, il n'est pas plus sympathique qu'Henri Larivaille qui m'aille, et j'ai une pensée émue pour pauvre petit Teddy l'ourson... J'ai bien aimé aussi que parole soit donnée à un gardien de prison, ça change des infinies confessions et autres analyses relatives aux prisonniers, et qu'il soit dingue est finalement rassurant : comment ne pas le devenir à exercer ce job?
Bravo pour ce texte adolescent prometteur
ps : les patronymes français pour une histoire "américaine" me paraissent incongrus, quoique bien trouvés
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:39    Sujet du message: Vous n'y comprendrez rien.

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