http://ecrire.clicforum.com 2011-07-26 Créations littéraires :: UN FABULEUX DESTIN (abrégé d'un roman)
  Créations littéraires
 
Index
 
 S’enregistrerS’enregistrer 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 


 Bienvenue  
UN FABULEUX DESTIN (abrégé d'un roman)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Espace romans -> Romans en cours -> "Un fabuleux destin", de René Berthiaume
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
René Berthiaume
Réputation
Réputation

Hors ligne

Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 84

MessagePosté le: Sam 11 Déc 2010 - 16:38    Sujet du message: UN FABULEUX DESTIN (abrégé d'un roman) Répondre en citant

LE FABULEUX DESTIN
D’UN PETIT PRINCE
(abrégé d’un roman)


Félix avait 12 ans quand, devenu orphelin, il fut adopté par son parrain, Antoine, un célibataire endurci alors âgé de 40 ans. Une arrivée impromptue dans sa maison qui allait changer toute sa vie.
Un mois plus tard mourait soudainement son voisin, laissant une jeune fille de 16 ans désemparée qu’il hébergea chez lui le temps de trouver une solution à ce nouveau problème. Et cet été-là, Félix et Natacha vécurent une grande amitié..
Une semaine avant le jour de la rentrée scolaire, un oncle lointain de Natacha plaça la jeune fille dans un pensionnat de la ville de Québec pour qu’elle puisse y terminer ses études secondaires. Un départ qui causa un immense chagrin à Félix, à tel enseigne qu’une psychologue, nommée Sylvie Latendresse, qui était attachée à son école, dut s’occuper de lui et venir à la maison d’Antoine pour l’aider tous les jours, après les heures de classe, à faire ses devoirs, qu’il négligeait. Félix était en dépression.
Mais une lettre de Natacha qui lui était adressée devait changer le cours de sa vie.

Quand Félix s’engouffra le premier dans la maison, ce fut pour prendre l’enveloppe qu’Antoine lui tendait. Il la décacheta et en sortit la lettre, puis une petite photo d’elle qu’il pourrait traîner en tout temps partout avec lui dans la poche de sa chemise. Et, au fond de l’enveloppe se trouvait un petit sac plastique qui contenait… des mèches de ses cheveux !
Sous le regard à la fois amusé et attendri d’Antoine et de Sylvie, notre petit bout d’homme mit la photo au fond sa poche, après avoir lu à son endos la belle écriture incurvée qui traçait les lettres de son prénom, comme un précieux et ineffaçable autographe. Il huma la touffe de cheveux puis il déplia la lettre pour y apprendre, en s’asseyant au bout de la table, qu’elle était heureuse, qu’elle mangeait et dormait bien et qu’elle se rendait souvent à la piscine pour y nager et, surtout, pour y faire de magnifiques plongeons !
Elle terminait sa lettre en lui disant quelle l’aimait beaucoup, qu’elle pensait à lui souvent, que jamais elle ne elle ne l’oublierait, qu’elle lui écrirait encore de temps à temps à autres et le priant de bien vouloir embrasser Antoine pour elle.
Et c’était signé :

À MON BEAU PETIT PRINCE, CES TROIS PETITES ÉTOILES *** QUI SONT AUSSI MES BISOUS.

DE LA PART DE NATACHA,
TA JOLIE PRINCESSE

Sa lecture terminée, le gamin renifla puis essuya, du revers de la main, les quelques larmes qui roulaient sur ses joues.
Le trio s’attabla pour le repas du soir. Et, voyant Antoine bâiller et la fatigue se lire sur le visage du gamin, Sylvie réalisa que le moment était venu pour elle de s’effacer, même s’il n’était pas encore neuf heures.
Ce soir-là, Antoine dormit d’un sommeil réparateur tandis que Félix faisait de même dans la béatitude, la tête bourrée d’étoiles et la main pleine des mèches des cheveux de sa tendre amie !

La semaine suivante démarra d’un bon pied, suivant toujours le même scénario avec encore des pages vierges ouvertes à de nouveaux événements.
Le mercredi, Félix manifesta quelque impatience parce qu’il n’avait pas eu en le temps de répondre à la lettre de Natacha. Sylvie, fine mouche, lui dit alors qu’au lieu des devoirs habituels, elle l’assisterait cette fois-ci pour rédiger sa missive et que l’on considérera ce travail comme un devoir de français, puisqu’elle était là pour corriger les fautes d’autographe et de grammaire.
Félix se mit à la tâche. Mais, comment commencer ?
— Tu la salues d’abord, puis tu commences par lui dire ce que tu penses le plus important. Mais, il me vient une idée. Tu lui dis où tu es présentement, par exemple la petite planète où se trouvait le Petit prince, un livre que tu m’as dit avoir lu avec ta grande amie. Ça fera très original et, peut-être, plus littéraire.
Le gamin se pencha sur sa feuille, avec un crayon de plomb entre les doigts.
JOLIE PRINCESSE, VOICI TON PETIT PRINCE.
— Très bon ! s’exclama Sylvie.
Le gamin leva les yeux vers le plafond, comme s’ii implorait le ciel de bien vouloir l’inspirer.
J’ai bien reçu ta lettre. Moi aussi, je vais bien. Enfin, un peu mieux maintenant. J’ai été malade après ton départ, mais Sylvie me dit que je suis en train de guérir petit à petit. Ma nouvelle école est elle aussi très grande et c’est Sylvie qui m’aide chaque jour à faire mes devoirs. Tu vois comme elle est gentille ! J’ai fait les bisous demandés à Antoine, qui s’est mis à siffler dans la maison quand Sylvie n’y est pas.
Ici, sur ma planète, où il y a beaucoup de choses à découvrir et à explorer, il fait très beau. Mais, je m’ennuie. De toi surtout. Beaucoup énormément..
— Mais, tu es un petit génie ! Continue.
Le gosse prit un temps de réflexion, mordillant son crayon et se grattant la tête. Puis, il poursuivit :
Présentement, j’ai deux amis auprès de moi. Le premier est Antoine, un drôle de renard, que tu connais bien et Sylvie, que tu ne connais pas. C’est la fleur la plus jolie que je n’ai jamais vue. D’ailleurs, il n’y en n’a pas d’autres ici. Ce qui la rend unique et si précieuse pour cette raison.
Je me suis souvenu que c’est ce que disait le Petit prince de
sa petite fleur qu’il avait trouvée sur sa planète, dans un conte que nous avions lu ensemble. Tu t’en souviens aussi ? Mais la mienne est plus grande et bien plus belle que la sienne ! J’aimerais bien te la présenter, mais tu habites si loin !
Sylvie était au bord des larmes. Chez Félix, les mots continuaient de couler de source.
Moi aussi, je t’aime beaucoup et pense à toi souvent. Et je t’écrirai encore, parfois. Je ne sais pas comment te faire parvenir ma lettre, parce qu’ici il n’y a pas de facteur, rien qu’un allumeur de réverbères. En tout cas, je vais bien la plier puis je vais la lancer dans l’espace, en espérant q’un oiseau l’attrapera dans son bec pour te l’apporter.
Je t’ai dessiné des tas d’étoiles, qui sont aussi les bisous que je t’envoie pour te montrer combien énormément il y en autour de moi et pour te montrer aussi combien je t’’aime.beaucoup énormément.

O
************************************************************************************************************
ooooooooooo TON PETIT PRN CE oooooooooooo ************************************************************************************************************


P.S. - Le rond que tu peux voir en haut, c’est la lune..Les plus petits sont les étoiles et les autres planètes qui m’entourent.

— Mille fois Bravo, Félix. Tu as du style, et un ton ! C’est surprenant, vraiment. Il n’y a que deux petites fautes, et tu ne t’es pas servi de ta gomme à effacer une seule fois.
Gèné par le compliment, Félix se mit à rosir. Mais il était un peu fier de lui, quand même !
Elle montra la lettre à Antoine.
— Mais, c’est génial ! s’exclama-t-il à son tour après avoir lu le contenu. Je n’aurais jamais pensé que Félix… On pourrait croire que c’est l’auteur du livre qui lui a soufflé les mots à l’oreille. Vraiment ! Je vais dans mon bureau retaper tout ça sur mon clavier et en faire quelques photocopies, avec la lettre de Natacha. Il faut à tout prix conserver ça.
Félix, se tournant vers la femme :
— Dis, Sylvie, tu voudrais bien me couper quelques mèches de cheveux ?
Avant de quitter Félix et Antoine ce soir-là, Sylvie s’approcha d’Antoine, qui l’avait accompagné jusqu’à la porte, l’embrassa sur la bouche, y gardant toutefois collées ses lèvres collées sur les siennes, cette fois-ci, pendant quelques brèves secondes.
— Ciao ! À demain !
Puis ce furent vendredi, samedi et dimanche, selon toujours le même scénario.

La lettre de Félix fut montrée par Sylvie au professeur de français de l’école. Il en fit une copie qu’il envoya à un éditeur parisien qu’il avait déjà rencontré, nommé François de Saint-Exupéry, le fils héritier de l’auteur du fameux conte Le Petit prince.
Des jours passèrent et peu à peu se tissaient entre Antoine, Sylvie et Félix des liens devenus presque familiaux. Tant et si bien qu’Antoine ne put se résoudre à voir partir Sylvie, une fois que Félix fut rétabli. Il lui proposa de faire vie commune pendant un mois. Cette cohabitation mise à l’essai de jour et à présent de nuit baigna dans l’huile. Ils se marièrent en novembre et s’en furent à Paris pour leur voyage de noces, accompagnés de Félix.
Sylvie jugea utile, pendant qu’ils séjournaient dans la capitale française, d’aller rencontrer cet éditeur qui avait été apparemment séduit, selon le professeur de français de son école, par le don de l’enfant. Il le fut davantage quand il le vit, petit et fragile, avec ses yeux bleus, ses cheveux blonds et bouclés. Il avait là sous ses yeux le personnage idéal qu’il avait tant recherché pour incarner à l’écran le rôle principal du film qu’il s’apprêtait à produire sur le conte célèbre Le petit prince, dont son père était l’auteur. Mais, pour cela, le gamin devait demeurer à Paris.
Monsieur de Saint-Ex assura le couple qu’il l’inscrirait dans un lycée et qu’il verrait lui-même à parfaire son éducation littéraire, puisqu’il avait manifestement du talent. L’enfant habiterait chez lui, dans son vaste domaine, en banlieue, où résidait également sa nièce de 14 ans, prénommée Mireille, dont il était le tuteur. Et à la fin du tournage, que l’on commencerait dans trois mois, un cachet de deux cent mille euros serait versé à Félix Chaloult.
Le destin de l’enfant se jouait à l’instant et il fallait à Antoine et Sylvie prendre une décision immédiate. C’était une chance inouie qui s’offrait à l’enfant qui allait bientôt avoir 13 ans. Ils lui demandèrent son avis.
— Pourquoi ne resteriez-vous pas à Paris ? leur demanda-il.
— Eh oui, pourquoi pas ? surenchérit le riche éditeur. J’ai une grande chambre dans mon domaine à votre disposition, si tel était votre désir de rester. Madame pourrait travailler pour mon entreprise, car j’ai justement besoin d’une deuxième préposée à la réception des manuscrits et au renvoi de ceux qui sont refusés. Ma secrétaire est trop débordée pour s’occuper de cette tâche. De votre côté, monsieur Grenon, il y a beaucoup de travaux d’entretien à faire sur ma propriété. Si vous consentiez à en prendre la charge, je vous rémunérerais aussi, bien entendu. Convenablement, mais pas plus, compte tenu que je vous hébergerais gratuitement.
Devant l’insistance de Félix à dire oui, la proposition fut acceptée. Il fut convenu toutefois qu’on ne viendrait pas s’établir en France avant un mois, le temps de retourner au Canada pour vendre la maison et régler d’autres affaires.
*
Leurs biens liquidés, ce fut en janvier le retour à Paris où une vie tout à fait nouvelle les attendait. Là où se trouvait maintenant leur avenir.
Une limousine, conduite par le chauffeur privé de monsieur de Saint-Ex, les attendait à l’aéroport d’Orly pour les emmener directement au Domaine. Ils y découvrirent une résidence somptueuse, remplie de meubles antiques et de tableaux accrochés aux murs du grand salon où trônait, en son milieu, un piano où s’exécutait Mireille, 13 ans, la nièce du maître céans, qui étudiait également la musique.
Une fois les bagages déballés, leur hôte leur fit visiter le domaine, après quoi on se mit à table pour un grand souper de réception. Décidément, leur hôte savait y faire.
Le lendemain, Félix lisait le scénario du film et commençait à y apprendre son rôle et les mots qu’il aurait à dire. Il y avait deux autres personnages dans l’histoire racontée : un aviateur et un allumeur de réverbères. La fleur, le serpent, le mouton et le renard prendraient vie en ayant recours aux techniques du cinéma d’animation.
Félix fut ensuite inscrit au lycée qui se trouvait tout près de la maison d’édition. Les deux jeunes ados, Sylvie et monsieur de Saint-Ex y seraient conduits et ramenés tous les jours par Léon, le chauffeur privé, tandis qu’Antoine resterait au Domaine pour pourvoir à son entretien.
Outre l’atelier d’écriture que lui donnait son maître, le samedi, Félix eut à suivre des cours de diction qui lui étaient donnés le dimanche et afin aussi de lui faire perdre un peu de son accent. Il n’avait aucune formation en art dramatique, mais son naturel et son charisme suppléeraient grandement à cette carence.
Notre jeune héros avait donc beaucoup à faire. Et de s’adapter à la vie française et à la mentalité des Parisiens n’était facile pour aucun de nos trois Québécois.

En avril, tout était enfin prêt pour entreprendre le tournage du film, qui dura un mois, période pendant laquelle Félix dut poursuivre ses études secondaires le soir, avec des travaux à faire à la maison. Les effets spéciaux devant s’incorporer aux séquences prirent un autre mois et il fallut compter un autre mois pour le montage.
Finalement, la première du film eut lieu au début du mois de septembre et la critique fut unanime dans ses éloges. Une attachée de presse fut assignée à Félix, pour répondre à toutes les demandes d’entrevues qui lui étaient faites. Le film tint l’affiche à Paris pendant plusieurs mois, fut présenté partout en France et dans les autres pays francophones, de même qu’il fut versionné en anglais, en allemand, en italien et en espagnol pour être présenté ailleurs dans le monde. Dans les festivals internationaux, il remporta aussi plusieurs prix.
Félix était devenue une star, que l’on reconnaissait partout. Et monsieur de Saint-Ex avait accru sa notoriété ainsi que sa fortune personnelle. Le film, dans lequel il avait investi trois millions d’euros, lui en avait apporté le double.
Notre nouvelle vedette avait maintenant quinze ans et entretenait avec Mireille des relations amicales. On les voyait souvent ensemble faire des balades à dos de cheval sur les grands terrains qui avoisinaient le Domaine.

Un dimanche, Mireille était à son piano, interprétant des airs de musique douce. Félix était à une autre table, tout près, plume à la main, en regardant vers le plafond à la recherche d’une inspiration qui lui vint aussitôt. Alors sa main se mit à écrire pour faire jaillir l’eau vive d’une source ce qui lui venait du fond de son cœur.

Je sais une fleur
unique au monde
que le bonheur
chaque jour inonde

C'est une rose, fragile rose
comme l'amour, comme la vie
Je la cultive et je l'arrose
pour qu'elle devienne mon amie

Je sais aussi
un beau nuage
Il est gentil
un brin volage

Il est le seul dans tout le ciel
qui soit celui que j'ai choisi
Et à ma fleur au goût de miel
il donne l'eau qui la fleurit

Je sais enfin
une fontaine
où le matin
cache sa peine


Mais si un jour dans mon désert
tu viens trouver quelque aventure
j'aurai pour toi un univers
apprivoisé à ta mesure


Il avait pensé à Natacha en l’écrivant. Mais c’est à Mireille qu’il dédia ce poème.
— Comme c’est beau et touchant, Félix ! s’écria la jeune fllle après en avoir lu le texte. On dirait une berceuse écrite par le Petit prince lui-même. Il me vient à l’instant une merveilleuse idée. Tu en fais la récitation et moi l’accompagnement musical et nous en enregistrons le tout pour faire la surprise à mon oncle quand il sera de retour de son travail. Elle courut chercher l’appareil, ajusta le volume, puis se mit à donner les premières mesures musicales, comme un prélude à la voix douce qui allait maintenant se faire entendre. Même la chatte Aristote avait les oreilles dressées pour mieux entendre.
Ils écoutèrent l’enregistrement. C’était trois fois plus beau, avec l’addition de la voix et de la toile de fond sonore.
Le maître céans arriva. On le pria de s’asseoir dans son fauteuil Louis XV1. On lui servit son verre de cognac habituel, puis on l’invita à fermer les yeux et de ne pas les rouvrir.
Alors, des sons et une voix venus du ciel s’élevèrent. Et longtemps après l’audition, monsieur de Saint-Ex garda les yeux fermés. Puis, les rouvrant, il se rendit embrasser ses protégés pour les remercier du beau cadeau qu’ils venaient de lui offrir.
— À faire fondre les pierres ! leur dit-il en guise de compliment. Jamais je n’oublierai ce moment.
C’est à partir de ce jour que Félix et Mireille comprirent qu’ils étaient faits l’un pour l’autre.

Quand ils eurent leur 18 ans, ils se promirent de se marier quand ils en auraient 20. Et cette année-là, Sylvie accoucha
d’un petit garçon qui fut prénommé François-Michel (pour rappeler la mémoire de leur bienfaiteur et celle du père de Félix). Deux ans plus tard, ils étaient naturalisés Français, de même que Félix.
Et tel qu’ils en avaient fait le vœu, Félix et Mireille devinrent mari et femme. Et Mireille d’accoucher, au cours des quatre années suivantes, d’une première fille qui fut baptisée Natacha et d’une seconde, prénommée celle-là Rosemonde (Rose, parce qu’elle était une fleur unique et monde pour l’universalité de ce mot.
Monsieur François de Saint-Exupéry devait mourir paisiblement par la suite, entouré de l’affection des siens et avec la satisfaction d’avoir accompli une œuvre utile. Il laissait à Mireille un héritage de trois millions d’euros, ainsi que sa propriété et à Félix, Antoine, Sylvie un legs de un million chacun, en plus de sa maison d’édition qui fut rebaptisée Les Éditions du Petit prince, consacrée à des livres pour les jeunes.
Et au cours d’une période qui s’étala sur dix ans, Félix Chaloult écrivit et fit publier dix livres, qui furent tous de grands succès de vente en librairie.

Ainsi passèrent dans le bonheur, l’amour et la paix les jours, comme hirondelles dans un ciel sans nuages; les semaines comme neiges et papillons; les mois comme goélands et voiliers; les saisons comme rêves et fumées… et les années comme paquebots sur la mer.
Antoine avait 63 ans, Sylvie 48, Félix Mireille et Félix 38 et, du côté des enfants, François-Michel avait 13 ans, Natacha 11 ans et Rosemonde 9. De l’autre coté de la terre, Natacha 1ère avait 44 ans et avait attribué à chacune de ses quatre filles un nom de fleur : Rosebelle, Tulipe, Amarante et Iris, en souvenir de Félix, son petit prince.
À l’aube de ses 40 ans, Félix reçut des mains du président de la République française une médaille de mérite pour sa contribution exceptionnelle au rayonnement des lettres et du cinéma français.

ÉPILOGUE

Moururent tour à tour Sylvie à 48 ans d’un cancer de l’utérus et Antoine à 63 ans d’une crise cardiaque.
Un peu plus tard se nouait la boucle, avec les décès simultanés de Félix et de Mireille à 41 ans, tués sur le coup dans un accident de la route.
Ainsi se terminait aussi la vie exemplaire d’un homme, Antoine Grenon et celle, prodigieuse, de Félix Chaloult, alias le Petit prince, reparti vers sa Planète magique pour retrouver la rose unique qu’il y avait laissée, le temps d’en semer d’autres sur la Terre des hommes où il fut de passage comme un envoyé du Ciel.
Ainsi s’achevait finalement ce long conte romanesque après que Félix eut vu Natacha, du haut du ciel, avec ses filles rassemblées autour d’elle, leur faire encore et une dernière fois lecture avec émotion de la lettre et du poème qu’il lui avait jadis écrits.

Et c’est ainsi pour toute éternité que Félix, de là-Haut, se mit encore et pour toujours à écrire, tel un Pïerrot lunaire, les pieds baignant dans les océans du ciel et en plongeant sa plume dans les encres bleues et roses du firmament, les plus belles histoires jamais racontées sur la vie au paradis, celles de Caroline et de Marie-Madeleine, celle du grand miracle survenu dans la vie de Aimé-Joseph Latour; celles du chien Poker, de Frère Jacques, des bonnes soeurs malheureuses du Saint-Carmel et la vie de tant d’autres des enfants de son
cœur !

FIN
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 11 Déc 2010 - 16:38    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
eysseric
Réputation
Réputation

Hors ligne

Inscrit le: 02 Déc 2010
Messages: 215
Taureau (20avr-20mai)

MessagePosté le: Sam 11 Déc 2010 - 20:43    Sujet du message: UN FABULEUX DESTIN (abrégé d'un roman) Répondre en citant

l'abrégé vaut roman, rien à dire de plus
ah si peut-être
que voilà un joli conte, un vrai de vrai : la vie, l'amour, la vie, la mort, le rêve des étoiles
Revenir en haut
MSN
Abdel
Support Team
Support Team

Hors ligne

Inscrit le: 08 Aoû 2008
Messages: 1 314

MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 - 18:24    Sujet du message: UN FABULEUX DESTIN (abrégé d'un roman) Répondre en citant

Le style c'est l'homme dit-on. Cela transparaît parfaitement dans ce texte. Derrière le style, il y a l'homme qui un coeur gros comme ça, plein d'amour, de gentillesse, de délicatesse.

Refaire et réinventer le monde, avais-je lu ailleurs du même auteur. Ce texte est de cette facture : refaire un monde où les sentiments nobles l'emportent, où la sensibilité reprend sa place perdue.

Le poème est également bien beau et s'intègre dans la douceur de l'ensemble.

Une petite remarque, le métier d'Antoine n'est pas précisé au début (ou je n'ai pas fait attention). Question de reconversion ou d'application de son métier.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:57    Sujet du message: UN FABULEUX DESTIN (abrégé d'un roman)

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Créations littéraires Index du Forum -> Espace romans -> Romans en cours -> "Un fabuleux destin", de René Berthiaume Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Referencement
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group -- Template created by dav.bo=> GreenStylus --

Portail | Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation